Revue de la Flandre ..., Volume 6

Front Cover
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 91 - ... peu de temps la France fut purgée de « ces séditieux. » Vous avez lu. Eh bien ! ce ne sont plus trente paysans qui aujourd'hui s'assemblent, par hasard, pour causer des affaires de l'Etat: ce sont des millions de paysans et d'ouvriers, auxquels le journal et le colporteur jettent, chaque matin, le poison de l'envie, de la rage, de l'exécration, non plus contre le gentilhomme, qui est mort, mais contre le bourgeois qui lui a succédé. Les mêmes horreurs s'apprêtent, mais avec ensemble...
Page 299 - Charlemagne portait sans nul doute, dans ses relations avec Alcuin, cet égoïsme impitoyable d'un génie supérieur et despotique qui ne considère les hommes, même ceux qu'il aime le mieux et dont il fait le plus de cas, que comme des instruments, et marche à son but sans s'inquiéter de ce qu'il en coûte à ceux qu'il emploie à l'atteindre.
Page 107 - Vous avez lu le dernier manifeste de M. Blanqui ? « QUI A DU FER A DU PAIN. » II a raison, et ce cri, qu'on a dit sauvage, est le premier éclat de bon sens qui soit sorti d'une bouche française depuis soixante ans. De nos jours, la logique est dans la mitraille.
Page 114 - L'ordre social a pour unique et réel soutien, non votre ridicule amas de codes, mais le fort rempart hérissé de baïonnettes et d'artillerie qu'on appelle l'armée... Quel qu'il soit, le rôle du chef est simple : prendre d'une main ferme la dictature absolue et se substituer à tous les textes qui nous ont gouvernés depuis soixante ans.
Page 108 - Le jeu puéril de la garde nationale, auquel la bourgeoisie s'amuse, et dont elle s'est servie comme d'une menace depuis le règne de Louis XVI vis-à-vis de tous les gouvernements, n'est bon qu'aux jours paisibles qu'il s'agit de troubler.
Page 106 - ... qui représentaient l'autorité, se promenaient à cheval aux bords du fleuve furieux. Ils étaient là, pour y être, et parce qu'on le leur avait ordonné. Ces gendarmes sont l'emblème de la société en présence de l'ouragan qui commence. Pas plus qu'eux, elle n'a pouvoir d'empêcher l'irruption qu'elle observe, et dont elle semble n'être que la sentinelle d'honneur. C'est que la société, telle que l'a faite la bourgeoisie, n'est pas capable de plus. Cette société-là doit mourir. Sans...
Page 115 - Il fallait bien que le succès des révoltes s'inscrivît, comme uu droit nouveau, à côté des vieux droits conservés, et l'on ne pouvait pas laisser, sans consécration officielle, la conséquence de ce mot célèbre : « Quand la tyrannie est à son comble, l'insurrection est le plus saint des » devoirs. » Le premier membre de cette phrase s'interprète au goût du lecteur, et le second est devenu un aphorisme. On a donc recherché, avec tendresse, tous les moyens de ne pas gêner ceux qui...
Page 114 - ... perdu , ce fut un cri universel , et un universel bouleversement à la voix de ce terrible notaire, Un siècle entier s'en est suivi , dont nous savons la démence. Il a fallu l'épreuve de ces théories appliquées, pour qu'on ose aujourd'hui proclamer leur néant. La minute est proche où le fatras philosophique ira rejoindre, dans la poussière des bibliothèques, le fatras scolastique dont s'émerveillèrent nos aïeux. Nous verrons donc, je l'espère, finir les saturnales au milieu desquelles...
Page 105 - ... quels changements seraient utiles dans « le personnel administratif? » 0 girondins ! ô niais enfants de la rhétorique et du baccalauréat , écoutez donc le tocsin qui brise vos oreilles; il n'est ni loi, ni ministère, ni préfet, ni garde champêtre qui puisse rien à ce cataclysme imminent. J'ai vu, je m'en souviens, une effroyable inondation de la Loire ; les digues allaient disparaître; toute la plaine était menacée; chacun fuyait, vidant le logis de tout ce qui s'en pouvait ôter...
Page 90 - Je me représente qu'en 1852 on verra se lever la masse prolétaire, dédaigneuse des lois faites «t les regardant comme de chétifs morceaux de papier, marchant à l'urne du scrutin malgré préfets et gendarmes. Alors sera comprise l'inévitable nécessité d'une lutte à mort pour en finir avec ce procès des privations contre les jouissances, puisque Dieu, dans son mépris de nos querelles, n'a voulu leur laisser que ces grossiers drapeaux, "/'annonce lajaquerie.

Bibliographic information