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D.on proto

e un membres

admise tant qu'elle ne sera pas développée el deres et lui versel non démontré appartient certainement à la Te, et les ac

« L'action attribuée à un fluide uni Partaient à ch chaleur animale existant dans les corps, qui émane le qui prouve d'eux continuellement, se porte assez loin, et peut rire, el,

Le rapport de la Société royale de médecine sui impérieuse, ce vit bientôt. C'étaient les mêmes conclusions. Il fut les corps privé signé par tous les commissaires, sauf Laurent de meine effort de Jussieu, qui publia un rapport à part. Au fond, il se rapprochait sur beaucoup de points de ses con annonça qu'il frères : « La théorie du magnétisme ne peut être suétisme, pui étayée de preuves solides; comme eux,

il niait l'existence d'un fluide particulier, et, comme eux, expliquait nombre d'effets par les trois causes que nous avons dites; mais il avait observé quelques faits qu'il ne pouvait expliquer par là, et cherchait une cause à laquelle ils fussent raisonnablement attribués. « Un seul fait positif, disait-il, qui démontrerait évidemment l'existence d'un agent intérieur, détruirait tous les faits négatifs qui constatent seu-shels des com lement sa non-action. » Fidèle aux scrupules de la science, il allait chercher dans la physique connue cet agent.

Alaite du mesme

pestive d'un déi

Te qui film la Comédie-Iti dernes. Les ég

, , passer d'un corps dans un autre. La chaleur ani. male est développée, augmentée ou diminuée par des causes morales et par des causes physiques Jugée par ses effets, elle participe de la propriété des remèdes toniques.... » Il l'appelle ailleurs le fuide électrique animalisé. « Poussé par une force

vais vers ni na Ho reconnut Cassandre :

Flatter

Tel est Que je

périeuse, ce fluide se jette avec impétuosité sur

corps privés d'électricité, et s'échappe avec le me effort de ceux dans lesquels il est accumulé. » Deslon protesta contre le rapport de Bailly, et nonça qu'il était sans crainte sur le sort du maétisme, puisque Mesmer avait fait trois cents ves et lui cent soixante, parmi lesquels vingt un membres de la Faculté de Paris.

VI.

aite du mesmérisme à Paris. Vaudevilles. Mort intemestive d'un défenseur. - Amis maladroits. – Epigrammes.

Ce qui fit plus de tort à Mesmer que les jugeents des corps savants, ce fut une farce jouée à Comédie-Italienne, intitulée les Docteurs mones. Les éclats de rire, rapporte un témoin, rtaient à chaque couplet des loges el du parre, et les acteurs riaient comme les spectateurs. qui prouve seulement qu'on avait bonne envie rire, et, une fois de plus, qu'il n'y a ni maus vers ni mauvaise prose pour l'esprit de parti.

reconnut Mesmer à cette profession du docteur ssandre :

Flatter et les sens et l'esprit et le cour,
Tel est, mon ami, le remède enchanteur
Que je prélerds mettre à la mode.

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Il y eut des malheurs. Court de Gebelin, travaillée d'une cruelle maladie, eut recours au magnétisme, te et se sentit d'abord soulagé. Dans sa reconnaissance, il attesta par un écrit public qu'il était guéri par none Mesmer, et le témoignage de ce personnage distingué faisait déjà le meilleur effet en faveur du cuir magnétisme, quand il mourut. Les partisans de Mesmer assurent qu'il prolongea d'un an la vie du malade; toujours est-il qu'une de ces choses arrivander mal à propos, le certificat ou la mort de l'auteur; kan et un journal annonça cet événement de la manière suivante : « M. Court de Gébelin, auteur du Monde primitif, vient de mourir, guéri par le magnétisme animal. » On juge si cette plaisanterie Ent tomba.

Puis c'est un enthousiaste maladroit, Duval d'Espréménil, conseiller au Parlement , combattre le ridicule qu'on jette au magnétisme, Ride y ajoute le sien. Il compose un pamphlet où il compare Mesmer à Socrate persécuté par le goue ut vernement d'Athènes, et livré par Aristophane aus risées du peuple railleur, et fait parvenir au roi une mémoire contre le lieutenant général de police el le censeur qui ont permis la représentation des Docteurs modernes. Le roi s'en fait lire les deux premières pages dans la société de la reine, commence par rire, et finit par dire que l'auteur esti" un fou et que tout cela l'ennuie. Alors d'Esprémé

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qui, voulant

ai par ki publiés par ordre du gouvernement. » , Dunal? fler les Docteurs modernes, et voulant honnêtement Zui, gagner son argent, prend pour la seconde pièce, magnit qui devait être celle-là, le second acte de la pre

beli se nil en appelle au peuple, et, pendant la représenla mace tation de la fâcheuse pièce, il fait jeter au parterre CORES un supplément à son premier pamphlet. « Il y détil god nonce, dit Grimm, la pièce comme un mauvais rsonnes ouvrage dramatique, les auteurs comme des låches en fin qui ridiculisent, à l'abri de l'autorité, un homme

de génie bien supérieur à Newton; il y dénonce 1 an ba i et tance vivement tous ceux qui rient aux Docteurs choose modernes, comme des audacieux qui se donnent de fa les airs d'avoir de la gaieté avant d'y être autorisés it die bei par un arrêt du Parlement, par-devant qui Mesmer s'est

pourvu contre les différents rapports faits et Enfin, pour comble d'infortune, un imbécile de laquais ayant reçu d'une dame un louis pour sif

partiz

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mphleti park?

mière, siffle à outrance, se fait arrêter et confesse tout.

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Aucun événement qui attirait l'attention du pu

blic pendant quelques minutes ne se passait alors de poi sans fournir aux petits vers. Palissot avait composé utahui une belle épigramme sur le ton héroïque, pour être mielesi mise au bas du portrait de Mesmer :

Le voilà ce mortel dont le siècle s'honore,
Par qui sont replongés au séjour infernal
Tous les fléaux vengeurs que déchaina Pandore;

eine,

l'auteu

Dans son art bien faisant il n'a point de rival,

Et la Grèce l'eût pris pour le dieu d'Épidaure. La France, qui a peu de goût pour les apothéoses, s'amusa des vers suivants, bons ou mauvais :

Le magnétisme est aux abois :
La Faculté, l'Académie
L'ont condamné tout d'une voix,

Et l'ont couvert d'ignominie.
Après ce jugement bien sage et bien légal,

Si quelque esprit original
Persiste encor dans son délire,
Il sera permis de lui dire :

citra Crois au magnétisme.... animal. Watelet, à qui Mesmer avait prédit qu'il ne pas trop serait pas l'automne, se vengea gaiement :

Docteur, tu me dis mort, j'ignore ton desseia ;
Mais je dois admirer ta profonde science :
Tu ne prédirais pas avec plus d'assurance,

Quand tu serais mon médecin. Ainsi se termine la première période de l'histoire du magnétisme en France : tout finit par de la chansons.

Lais

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