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gnétisme animal, et la répandirent en effet dans des cours publics, Mesmer prétendant l'exploiter

desh seul et la porter dans diverses villes, moyennant des souscriptions de cinquante louis par personne.

tort Lutte de Mesmer et de Deslon, qui se partagèrent wala les partisans du magnélisme. Lutte de la Faculté contre ceux de ses membres qui seraient tentés de prendre la doctrine nouvelle, avec l'invention d'un formulaire à signer, sous peine d'exclusion. (D'Onglée et Varnier refusèrent et furent exclus.) Lutte que le des disciples contre l'opinion dans divers manifestes, et de l'opinion contre eux dans des vaudevilles, des pièces de vers et des livres sérieux ou satiriques. Le rapport des commissaires royaux et celui de la Faculté couvrirent ou excitèrent tout ce bruit.

Notre temps ne sait plus qu'il s'éleva alors un vrai schisme. Il y eut des mesmériennes et des desloniennes, implacables ennemies. Dès que les maitres furent brouillés, les disciples se brouillé-etine rent. Mesmer avait pour lui son autorité de chef Kies d'école, son âge et ses nombreux prodiges en di-vis de verses contrées; Deslon avait pour lui les gråces can de la jeunesse et de l'esprit. La réputation de Mes. mer était faite, grande séduction ! celle de Deslonitions était à faire, grande tentation ! Enfin pour

des âmes passionnées ce n'est pas assez d'une religion, de il faut une secte ; il ne suffit pas d'aimer quelque sig

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chose, il faut haïr quelqu'un. Mesmériennes et desloniennes se haïrent donc de tout leur caur ; il ne plut pas de sang, mais des malices qui firent tort un peu à tout le monde. Mesmer et Deslon, voulant arrêter cette guerre fâcheuse, se réconcilièrent : il y eut une trêve entre les partis, mais les hostilités reprirent bientôt, amenèrent des scènes très-vives, et finirent en scandale, ce qui força Mesmer et Deslon à se séparer de nouveau. Notez que les partis étaient nombreux et considérables : grâce à la vogue et à la faveur de la reine, le magnétisme ne tenait pas moins que la moitié

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Il parut pour et contre le magnétisme nombre de brochures et de livres, dont on peut voir le détail dans Deleuze (Histoire critique du Magnétisme animal). Le P. Hervier, docteur en Sorbonne, se distinguait même parmi les enthousiastes : il chantait le retour de l'âge d'or, le triomphe du mesmérisme sur la maladie et la mort. Entre les adversaires était Berthollet , qui, après avoir suivi le cours de Mesmer pendant un mois, se retira en déclarant qu'il n'avait rien vu ni entendu de nouveau ou de solide, rien de plus que ce que produit chez tous les animaux le penchant à l'imitation ; et

Thouret, le futur directeur de l'École de médecine nba ! lors de sa réorganisation, Thouret, pour Oter au

magnétisme son prestige, voulut lui ôter sa nou

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veauté. D'abord, sur cet esprit vital universel, il n'y a qu'à choisir les textes dans les savants qui précèdent. Mais, sur la ressemblance de cet esprit avec l'aimant, il y a des rapprochements curieux. Paracelse regardait l'homme comme un aimant avec deux pôles, le pôle arctique étant à la bouche. Il ajoutait mème : « Si, au-dessus d'une barque dans l'eau, on suspendait exactement, par quelque art, un homme en équilibre, sa face se tournerail toujours naturellement vers le nord. » Quant à la marche de l'agent magnétique et à ses vertus, Pierre Borel a écrit avant Mesmer : « Les émanations s'étendent à des distances très-grandes en tous sens, par la réflexion des rayons de la lumière et l'action du vent. » Et Libavius pense qu'on peut le réfléchir comme la lumière par un miroir, et le diriger ainsi sur un individu. On rapporte, ajoutet-il, que c'est ainsi que le basilic se tue lui-même. et que les femmes, imprégnées de poison, en se regardant trop souvent dans une glace, le réfléchis sent sur leurs yeux et leur visage. Un des auditeurs de Deslon, Doppet, disait ingénieusement, justement, de l'aveu de Deleuze : « Ceux qui savent ke secret en doulent plus que ceux qui l'ignorent. » I fallait de plus rudes coups pour accabler le magnétisme : ils ne lui furent pas épargnés.

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ne un ? Le gouvernement nomme des commissions pour examiner le ma

gnétisme (1:84): commission de la Société royale, commission de la Faculté et de l'Académie des sciences. — Rapport public

de la dernière commission (Bailly). — Rapport secret. - Rap7, party

port de la Société royale. —— Rapport particulier de Laurent de Jussieu. Mesmer retourne en Allemagne.

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Deslon ayant demandé une enquête à la Faculté de médecine, le gouvernement se résolut à terminer cette affaire. Il demanda à la Faculté et à la Société royale de médecine de lui faire un rapport sur le magnétisme. Parmi les membres qu'il nomma dans la Société royale de Médecine était Laurent de Jussieu. Il choisit également plusieurs médecins dans la Faculté, et, sur leur demande, leur adjoignit cinq membres de l'Académie des sciences, entre autres trois hommes illustres :

Franklin, Lavoisier, Bailly. Ce dernier fut rappordes i teur. Le rapport collectif de la Faculté et de l'Aca1 démie des scences fut contraire, el terrible par quis l'autorité de ceux qui l'avaient signé.

Il s'agissait d'abord de savoir ce qu'on avait à constater, et par quel moyen on pourrait le constater. pés Deslon annonçait le fluide décrit par Mesmer. Ce

fluide échappant à tous les sens, malgré quelques illusions contraires, on ne peut le reconnaître que

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par son action sur les corps animés. On peut obser- tation ver ou cette action longtemps continuée et sa vertu parai curative, ou ses effets momentanés et les change aucun inents subits qu'elle produit dans les corps. Des- mayn lon aurait bien voulu qu'on suivit la première méthode, qu'on donnât au fluide du temps pour agir et guérir; mais les commissaires n'y consentirent pas : cette voie leur parut douteuse. Comment, en effet, constater certainement qu'une guérison sur tout venue après le traitement magnétique est opérée par ce traitement; que ce n'est pas la nature qui lu'on en a fait les frais, lorsque les médecins la voient si qu'elle souvent agir par elle-même, sans leurs remèdes qu'elle et que même, après avoir appliqué des remèdes éprouvés, ils n'osent jamais leur attribuer à coup

ducten sûr la guérison obtenue? D'ailleurs Mesmer avais rejeté ce nioyen, quand il lui fut proposé par un des membres de l'Académie des sciences : « C'est NS dit-il, une erreur de croire que cette espèce

de plus preuve soit sans réplique; rien ne prouve démon-se, strativement que le médecin ou la médecine gué up rissent les malades. » Il fallait donc s'en tenir au effets momentanés.

Les commissaires se soumettent au traitement pro huit jours de suite, et n'éprouvent rien. Observant les expériences tentées sur d'autres , ils noter: l'extrême différence du traitement privé et du trai tement public : d'un côté le calme, de l'autre l'afi feng

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