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Il convers til et caté.

chise ce Seigneur et ses ser

viteurs.

nouvelles à Alvandus, lequel s'en vient trouver le Saint, se jetta humblement à ses pieds, luy demanda pardon pour soy et santé pour ses serviteurs.

IV. Saint Gonéri voyant Alvandus contrit et repentant, se réjouissant d'avoir trouvé l'occasion de gaigner ces Ames à Dieu, se prit à les catechiser et à leur annoncer la vérité de l'Évangile en ces paroles : Messieurs qui estes icy presens, puis qu'il plaist à Dieu que je vous annonce la vérité, et que je vous voys disposez de l'écouter : le vous signifie qu'il n'y a qu'vn seul Dieu qui a créé le Ciel, la Terre, la Mer, et tout ce qui est en iceux, Dieu Pére, Fils et Saint Esprit, trois Personnes en vn seul Dicu, la seconde personne de laquelle Trinité est descendue du Ciel, s'est incarnée au ventre d'une Vierge par opération du S. Esprit (ainsi qu'il avoit esté prédit par les Prophètes) et partant est Dieu et Homme; lequel voulut estre né, circoncis, baptisé par S. Jean : a opéré de grands miracles, pour nous trahi par son Disciple Iudas, flagellé des luifs, condamné par Pilate, Crucifié, Mort, mins en vn Tombeau, d'oi il ressuscita Glorieux et triomphant le tiers iour, est monté au Ciel, sis à la Dextre de Dieu son Père, d'où à la fin des siècles il doit venir juger les vivans et les morts. Voilà vn Sommaire de nostre Foy, laquelle si vous voulez embrasser, vous jouïrez de la gloire et félicité éternelle qu'il a promis à ceux qui croiront en luy, et le serviront fidellement et de tout leur coeur.

Il les guerit.

V. Le Saint les voyant tous disposez de recevoir la Foy se mit en Oraison, suppliant Notre Seigneur de pardonner à ces pauvres gens l'injure qu'ils luy avoient faite, et leur rendre leur santé, et à peine avoit-il achevé son oraison, que tous ces pauvres misérables retournèrent en parfaite santé, leur col se remit, la veuë leur revint et la parole aussi, ce qui estonna tellement Alvandus, qu'il se jetta derechef aux pieds du Saint demandaBt pardon de l'outrage qu'il luy avoit fait ; et en outre le voulut mener son Manoir et luy offrit tout son bien pour en disposer à sa volonté, mais le glorieux Saint l'en remercia, lui disant qu'il avoit déjà tout quitté pour l'Amour de

en

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Il est risité du peuple en

son ermitage.

lésus-Christ, et qu'il ne cherchoit pas les biens temporels desquels il eût peu jouïr licitement et abondamment en son pays, mais qu'il cherchoit les Thrésors Célestes et éternels. Alvandus ne le voulut plus presser de cela, ains s'en retourna en son Manoir tout consolé, pour se voir soy et les siens guéris, et quant au corps et quant à l'Ame, et depuis devint homme de bien, allant tous les iours entèdre les Saintes admonitions de St Gonéri, faisant de grandes aumônes et autres bonnes auvres, persévérant en la Foy jusques à la mort.

VI. – Depuis que le bruit eut couru par ce pays là de la punition exemplaire des serviteurs d'Alvandus, et de leur guérison miraculeuse, le monde commença à fréquenter le Saint, mais si souvent, que ou à peine parauant eust-on trouué vne petite sente pour aller à son hermitage, dans peu de temps y eut vn grand chemin battu et frayé, comme pour aller en quelque grosse ville, les uns y allans pour le voir et se recommander à ses prières, autres pour estre par luy catechisez et instruits, autres attirez par le bruit de ses miracles, mais la plus part pour recevoir guérison de leurs maladies et infirmitez et tous s'en retournoient loüans et bénissans Dieu, qui leur auoit donné vn si Saint voisin ; mais le Saint ayant en horreur ces fréquentes visites comme amy de la solitude et récollection qu'il estoit, pensa à quitter ou changer sa cellule, mais il auoit beau faire, car les miracles que Dieu opéroit par lui le manifestoient toujours.

VII. Advint que en certaines. Nopces Saint Gonzéri fut prié par les parens des deux parties pour célébrer la Sainte Messe & faire la bénédiction Vuptiale, se promettant tout bonheur en ce nouveau Mariage par ses mérites. Le Saint s'y accorda, et fit disposer tout ce qui y estoit requis, en une Chapelle qui estoit en des landes près la forest de Branguilli : tous y estans assemblez le Saint se revêtit des ornements sacerdotaux, monta à l'autel et commença la Messe de la très-Sainte Trinité : Sur le milieu de la Messe l'ennemy du genre humain rompit la pierre et table d'autel ( soustenuë sur vn pillier) laquelle se fendit par la moytié sans tomber, ny d'un costé, ny d'autre, et se void encore à présent com

-

Grand miracle.

:

se

Sa mort
et sépul-

ture.

me miraculeusement là suspenduë en témoignage du miracle : enfin ne pouvant en ce lieu là trouver le repos, tranquilité et solitude qu'il désiroit à raison du peuple qui venoit continuellement le visiter, non sans interruption de ses exercices, il quitta ce pays-là, et vint en Treguer,

VIII. - Ayant doncques quitté le pays Vennetois et son premier Hermitage, il vint habituer en la paroisse de Plou-Greskant au diocèse de Tréguer, oi il passa saintement le reste de ses jours au seruice de Dieu, qui le magnifia par de grands miracles tant en sa vie qu'après sa mort. Il fut enterré là mesme, et a esté du depuis édifié vne Chappelle en son nom au bourg mesme de Plou-Greskant; en laquelle l'an de grâce 1602 fut enterré feu Révérend Père en Dieu Messire Guillaume du Hallegoët de la maison de Kergresq en Plou-Greskant, Euesque de Tréguer, en on sépulchre enlevé qu'il s'y fist construire, et y fist vne fort belle fondation. Le Chef de Saint Gonéri et quelques autres de ses ossemens enchassez en argent, sont gardez entre les autres Reliques en l'Eglise Cathédrale de Tréguer, par lequel Diocèse y a plusieurs chappelles dédiées à l'honneur du dit Saint.

Cette vie a esté par nous recueillie des anciens Légendaires mss. de l'église cathédrale de Tréguer, du Proprium Vennetois lequel en fait mémoire le 18 juillet, et l'ancien Légendaire mss. qu'ils en ont en l'église parrochiale de Plou-Greskant, diocèse de Tréguer'.

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(La suite prochainement.)

L'abbé YYES-MARIE LUCAS,

l'icaire à Plouézec.

· V. Albert-le-Grand. Vies des Saints, tre éd. pp. 73, 74, 75. 2e éd. pp. 114, 115, 116, 117, 118. Onfroy-Kermoalquin : Villes de Bretagne, Pp. 423, 424. 423.

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FAOU (DU).
Du samedy 11° may 1669.

Laurence du Faou, S’ de Nervois, de Béridel et autres cadets, vers Pontivi.

D'azur à l'aigle d'or.
M. Le Jacobin, rapporteur.

Ont montré être issus des seigneurs de la Rocheguehenec, tombés en la maison de Kerveno, et par apparence issus juveigneurs des vicomtes du Faou ; L'aisné Chevalier, les autres Ecuyers.

Şis de la Villeneuve, de Lomaria, de la Moinerie, de la Porte. – Ressort de Ploërmel.

En marge : L'aigle éployée, Les aisnés du Maine.

FERRÉ.

Le 8" octobre 1668.

Le S" de la Villeaublanc, (Villesblanc). René Ferre, gendre de M. Döscartes, au rapport de M. de Lesrat, Ecuyer et Chevalier. Döscendu d'un sénéchal de Rennes, conseiller du Duc. - S'de la Garais. Huit générations.

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Voir les livraisons de Janvier, Mars.

Dargent à la fasce dl'uzu', :3 molettes d'oporon de gueules, ? en chef, I en pointe.

Rennes,

FERRIÈRES.

Du 20 aoust 1669.

Anne Ferrières, S" de la Motte-Rogon, ilu laut-Champ et du Pont, paroisse de Pléboulle, vers Saint-Brieuc.

D'argent à 6 fers de cheval de gueules 3. 2. 1. cloutés de 6 clous d'or.'

L'aisné Chevalier, en prenoient la qualité dès l'an 1427. Il n'y a qu'une fille de l'aisné. Très bonne maison.

FORSANZ (DE).
Arrest du 16novembre 1668, au rapporteur de M. de Lesrat.
Le S' de Gardisseul de Forsan Chevalier, et son cadet Ecuyer.

Gaillard de Forsan, grand capitaine de son temps, commença à paroitre; il vint s'établir en Bretagne, épousa une James, héritière de Gardisseul et fut capitaine de Dinan et chevalier de SaintMichel ; il étoit hors la Province.

D'azur à 9 carreaur, ou billettes d'or, posés en sautoir ou croix ale Saint-André.

Est sorty de la maison de Forsan près Condom, dans le comté d'Armagnac.

FRESLON (DE).
Le 129 octobre (1668).
M. de la Touche-Thrébri Freslon, conseiller en la Cour, Messire.
M. de Bréhand, rapporteur.
Bonne noblesse.
Rennes.

D'argent à la fasce de gueules, accompagnée de 6 ancoliées d'azur, ligées de gueules, 3 en chef, 3 en pointe.

FRESNAY (DU).
Du 26e novembre (1668). M. Raoul, rapporteur.

Sébastien du Fresnai, Sr baron du Faouët, de Baragan, du Plessis et son fils aisné Chevaliers et les autres Ecuyers.

Vairé, contrevairé d'argent et d'azur.

Très ancienne noblesse. Sortis autrefois du Queméhouët. Cornouailles.

FRUGLA'S (DE LA).

Du samedy 6o avril 1669.
François-Hyacinthe de la Fruglais, Sr de la Villaubault et de

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