Page images
PDF
EPUB

ancien officier de marine décédé à Angers le 9 juin, à l'âge de 50 ans. M. René-Pierre Angélique Fournier, vicomte de BoiSAYRAULT, D'OYRON, mort au château de Boisa yrault près Martigné Briand (Maine-et-Loire) le 9 juin 88 à l'âge de 19 ans.

POITOU

Bien nombreux ont été les deuils récents qui ont affligé le Poitou. Nous citerons entre autres ceux de : M. Aimé Ducellier, ancien maire de Lathus où il est mort vers le milieu de mars. M8' BELLOT DES MINIÈABS, évèque de Poitiers, mort le 15 mars à Paris, à son retour de Rome où il venait d'assister au jubilé du Souverain. Pontife. Né à Poitiers le 15 novembre 1882. il avait été sacré évèque de cette ville, à Bordeaux le 30 janvier 1881. M. Etienne-Henry DUMAIGE, sculpteur de talent, décédé à Saint-Gilles-Croix-de-Vie où il s'était retiré Henri Dumaige était l'auteur de la statue de Rabelais qui figura au Salon de 1880 et fut ensuite inaugurée la même année à Tours.

Madame la comtesse de Briey, née de La Fare, morte à Magné en Gensay le 24 mars, ågée de 52 ans. M. le docteur Pion, professeur à l'Ecole de médecine de Poitiers, mort à l'âge de 31 ans. Madame la baronne De L'Estoile, née Aliette-Gabrielle-Louise-Marie De LAUZON, décédée dans la Sarthe, le 11 mai, à l'âge de 39 ans. Madame de LA BARRE DE CARROY, née de SALVERT, enlevée à 55 ans à l'affection des siens. M. l'abbé Mathurin-Josias Motheau, né à Poitiers, ancien curé-doyen de Coulonges-sur-l'Autize, décédé à Niort, âgé de 82 ans.

M. le docteur Janier, décédé à Romagné, à l'âge de 58 ans. - M. Alfred-Auguste comte de MONTAIGO, général de division, ancien colonel des guides de la garde impériale, mort à Paris, le 6 avril. Né en 1816, le général de Montaigu avait épousé en 1848, sa cousine, Blanche de Montaigu, fille de Stanislas, vicomte de Montaigu, et d'Euphrasie Boisé de Courcenay, morte en 1876. Il laisse de cette alliance deux filles et un fils, Jacques de Montaigu. La famille de Montaigu résidait en Poitou, dès le onzième siècle, comme l'attestent plusieurs chartes de cette époque. — M. le vicomte du Hamel, maire de la Rochepozay, décédé au château de la Mère-Dieu le 24 avril, âgé de

Le marquis de Vareilles-SOMMIÈRES, père de l'abbé de Varcilles, vicaire général de Poitiers, mort le fer mai, à l'âge de 83 ans.Madame Auguste ServantEAU DE LA BRUNIĚKE, née Zoé LE MERCIER DE LESPINAY, décédée le 6 mai, au chateau de la Guizière, piès la Mo.teAchard (Vendée), à l'âge de 16 ans. M. l'abbé Pierre Vialard, professeur au collège de Saint-François d'Assise à Thouars, décédé le 10 mai à Saint-Maixent, âgé de 45 ans. Swur Elisabeth De La Garde, de la Congrégation des Fidèles Compagnes de Jésus, née le 23 mai 1866, au château de Sautonne, paroisse de Martaizė, morte pieusement à Paris, le 11 mai. Elle était petite-fille du Maréchal de camp, comte de la Garde, qui commandait à Nimes, en 1813, lors des troubles de cette ville et qui devient ensuite ambassadeur à Munich, puis à Madrid, et pair de France en 1823. — Madame Georges de Saint-Estève, née Andrée-Marie-Augustine Correau Des Loges, morte à Moncontour, le 13 mai, àgée de 30 ans. M. l'abbé MOUILLÉ, curé de la Bernardière, (Vendée), depuis 31 ans, mort le 15 mai. Né à Cugand, le 13 décembre 1825, ordonné prètre le 19 décembre 1819, M. l'abbé Mouillé aurait été successivement vicaire à Mouchamps en 1819, à la Bruflière, en 1853, puis curé de Saint-Juire la même année et curé de la Bernardière, en 1857. - M. l'abbé Gustave PERRINS vicaire à Saint-Jean de Montierneuf à Poitiers, puis curé de Martaizé, mort à Montmorillon, le 16 mai, âgé de 51 ans. M. Louis BOURLOTON, professeur de rhétorique au collège de Fontenay-le-Comte, mort à Maillezais, à l'âge de 79 ans. M. l'abbé BROCHARD, ancien curé dle Foussais

71 ans.

M. le capitaine d'infanterie de marine L. M. E. de Nugent, décédé le 20 in ii au Tonhin des suites de ses blessures. Né le 2 janvier 1831, le capitame de Nugent était entré au service le 19 décembre 1870. Nommé sous-lieutenant le 18 octobre 1872, lieutenant le 2 juillet 1874, il était capitaine depuis le 25 mai 1883. M. Jacques de LINIERS, enlevé le 2' mai, à l'âge de 18 ans. M. l'abbé Anselme CHARRIER, curé de SaintHilaire de Mortagne, décédé le 26 mai, âgé de 41 ans. Né à Longeville, il avait été précédemment vicaire à Saint-André-Poule-d'Oie et aux lerbieis M Adolphe de Brem, mort le 10 juin à Luçon, âgé de 80 ans. Catholique et royaliste, le regretté défunt aura été, on peut le dire sans exagération, un vrai modèle de fidélité à ces deux causes, qui furent à la fois le guide, le soutien et la onsolation de sa longue carrière.

Père d'une nombreuse familie, qui marque déjà dans les armes, dans la marine, dans les finances, M. de Brem donna les soins les plus assid'is à l'instruction de ses enfants qui en ont largement profité; mais il n'en trouvait pas moins le temps et le moyen de cultiver la littérature avec un succès remarquable, comme en témoignent son listoire populaire des guerres de la Vendée ('852) et les six voiumes de Chroniques et légendes de la l'endie militaire (1860 à 1362) qui valurent à leur auteur d'être appelé le Walter Scott vendéen.

Madame la comtesse de PontevÈS, née Louise de LESPINAY, morte à Pris le li juin, igée de 69 ans. Madame la baronne Charles AvÉ DE LA CHETROLIRE, née de MARGLENAT, décéilée le 19 juin, agée de 18 ans.

[ocr errors]

Le R. P. Froger, missionnaire de la Compagnie de Marie, mort le 20 juin à Saint-Laurent-sur-Sèvre. Le R. P. Froger était né à Nenny, diocèse d'Angers, le 13 novembre 1826. M. Samuel Buet, décédé à la Roche-sur-Yon, le fer juillet à l'âge de 73 ans. Mgr Gustave Gallot, camérier de Sa Sainteté Léon XIII, chanoine honoraire de Luçon, ancien supérieur général des Missionnaires de Chavagnes, né à Antigny en 1816, décédé le 2h juin. · Madeinoiselle PICHARD DE LA BLANCHÈRE, décédée à Fontenay-le-Comte au mois de juin. M. l'abbé CHALLET, curé de Sigournais, mort le 1er juillel. Né aux Landes-Genusson en 1830, il avait été vicaire aux Lucs et curé de Puyravault.

JEHAS DE LA SAVINAYE.

Notices. P. 259. Note, ligne 4“. Au lieu de : que nous publions cidessous lisez : que nous publions ci-joint.

P. 261. Au lieu de : Administrateur et magistrat non moins intelligent que pasteur actif et dévoué. D'après l'évêque Amauri d'Acigné dans ses longues procédures devant les commissaires de Louis XI contre le duc François II ; d'après la légende de plusieurs breviaires plus anciens et aussi d'après Pierre Le Baud, Félix creusa un nouveau lit à la Loire etc., etc.

Lisez : Administrateur et magistrat aussi intelligent que pasteur actif et déroué, saint Félir, d'après l'évêque Amaury d'Acigné, dans ses longues procédures devant les commissaires de Louis XI contre le duc François II , d'après la légende de plusieurs breviaires plus anciens, et aussi d'après Pierre Le Baud, creusa un nouveau lit i la Loire, etc., etc'.

Documents.

P. 103, ligne 22. Au lieu de : un syle plein de verve et d'humeur, lise: : : un style plein de verve et d'humour.

P. 106, ligne 27. Au lieu de : par P. de L'isle du Dreneuc lisez : par P. de Lisle du Dreneur.

Ligne 82. Au lieu de : imp. Jules Guay 1888, lisez : imp. Jules Guays, 1888.

Ligne 31. Au lieu de : plein de verve et d'humeur, lisez : plein de verve et d'humour.

P: 111, ligne 21. Au lieu de : M6" GOUVIER, lise: : M&T BOUVIER.

Ligne 41 : Au lieu de : Dom Michel Le Noblez, lisez : Dom Michel le Nobletz.

P. 130, ligne 17. Au lieu de : PIET-LATAUDRIF, lises : PIETLATAUDRIE.

* Dans la livraison de Mars (p. 170) à l'article relatif à Nonnéchius, on lit que ce prélat célébra dans la cathédrale de Nantes (en 461) la première cérémonie de l'institution par le roi Hoël ler de l'ordre de l'Hermine. Un mot omis dans le texte modifie complètement le sens de la phrase qui doit être ainsi rétablie.

Nonnechius dut etre sacré en 161, sous le pontificat du pape saint Hilaire et le règne en Bretagne du roi Hoël l", lequel institua en la même année, dil Albert-le-Grand, l'Ordre de l'Hermine.

Personne ne se sera trompé à cette omission, mais il est néanmoins nécessaire de laisserau religieux historien, la responsabilité qui lui incombe à savoir : l'Institution au VIIe siècle, d'un ordre de chevalerie établi à la fin du XIVe par le duc Jean V.

? Malgré un exainen rigoureux, plusieurs fautes d'impression ont peutétre pu nous échapper encore. Nous prions le lecteur de vouloir bien y suppléer dans ce cas, en se souvenant que si quelques-unes ont pu rester inaperçues, nous avons tenu du moins á rectilier toutes les principales.

La Rédaction.

LA LÉGENDE POPULAIRE

DE KERIOLET

DANS LE PAYS D'AURAY

(D'APRÈS DES RÉCITS BRETONS INÉDITS)

« Les soirs d'automne, après une humide journée,
« Il est doux de causer devant la cheminée,
« Tous en rond, les enfants assis sur vos genoux
« Et le chien gravement installé devant vous,

Tandis que les fuseaux tournentaux doigts des femmes. »

BRIZEUX.

Nos lecteurs bretons connaissent bien l'histoire prodigieuse de Pierre Le Gouvello de Keriolet, le grand pécheur et le grand pénitent d'Auray. Nul besoin de leur appeler ses cocès de jeunesse, ses désordres, son libertinage, ses duels, ses blusphèmes, ce coup de pistolet tiré contre le ciel, en riposte aux coups de tonnerre, sa conversion extraordinaire par les diables de Loudun, ses austérités effrayantes, ses innombrables pèlerinages, son sacerdoce admirable et sa persévérance finale. Nous avons raconté nous-mêmes ailleurs' celte rie invraisemblablect pourtant vraie, se rencontrent toutes les extrémités, toutes

1

· Le Pénitent Breton, Pierre de Keriolet - Retaux-Bray, édit. Paris, rue Bonaparte, 82. T. IV. DOCUMENTS. IV ANNÉE, J° LIV.

13

« PreviousContinue »