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En 1010, il en vient de Guingamp, Lanrodec, Plélo, Quintin, Plaintel, l'Hermitage, Hénon, Quessoy, Brehand-Moncontour, Plemet, Bothoa. - Des habitants de Corlay, Quintin et Guingamp sont de la partie. Nobles et roturiers ont également souffert dans nos trop longues guerres : malheur à celui qui trouble la paix trop longtemps attendue, et si chèrement payée ! Cet amour de la paix se tourne même en fu

! reur. Quand Davolon et ses trois compagnons sortent du château de Corlay, pour prendre la route d'Uzel, Gouyquet, qui répond de leur vie, puisqu'ils sont ses prisonniers doit leur donner pour « leur sûreté » une grosse escorte com, mandée par un gentilhomme.

En second lieu, après les désastres de la guerre, assurer la paix est le but poursuivi par les Etats de la province. Ce but il faut l'atteindre par tous les moyens; et il ne suflit pas de réprimer les troubles, il faut, s'il est possible, les prévenir.

Or des faits de la nature de ceux que je viens de rappeler ont pu ou pouvaient se reproduire. Comment en prévenir le retour ? Un moyen s'offre, indiqué assurément par les populations : démanteler les châteaux qui peuvent servir de retraite. C'est cette mesure que les Etats implorent du roi sans se lasser, que le roi ordonne, donc l'exécution se fait attendre et finit pourtant par s'accomplir, grâce à l'insistancedes Etats.

Que de regrets inspirent aujourd'hui tant de destructions opérées ! Que ne pouvons-nous admirer encore ces monuments qui ne seraient plus un danger pour la paix du pays ! Mais que ces regrets ne nous rendent pas injustes pour les Etats de Bretagne. Les démolitions qu'ils solliciterent étaient un sacrifice nécessaire au repos et à l'ordre public.

Aujourd'hui, nous sommes les témoins attristes de démolitions qui n'ont pas cette excuse. Chaque année des villes démolissent sans nécessité, sans utilité, comme à plaisir... et T. IV. IV° ANNÉE, 5° LIV.

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NOTICES.

elles se targuent pourtant de leur zèle pour les arts! – Au dix-septième siècle, les villes sollicitaient l'intervention du Pouvoir pour obliger à démolir : äu dix-neuvième, il est grand temps que le Pouvoir intervienne pour sauver les villes de cette manie de destruction. Puisse-t-il leur conserver malgré elles des monuments qui sont souvent leurs seuls ornements !

J. TRÉVÉDY,

Ancien président du tribunal civil de Quimper, vice-président

de la Société archéoloyique du Finistère.

NOS CAMPAGNES BRETONNES

VIII SIÈCLE

Il est aujourd'hui démontré que pour quiconque aime à étudier l'histoire des grands noms et des anciennes familles qui ont fait la gloire de la France, les Anciens Registres de nos paroisses demeurent incontestablement la source la meilleure et la plus sûre des renseignements précis et sérieux. Quelque arides que soient souvent ces poudreux recueils, c'est dans leurs pages humides et rongées par le temps, quand elles ont pu échapper aux mutilations des hommes, que l'on trouve toujours les détails les plus précieux et parfois les plus inattendus, sur les alliances, les filiations et les relations des familles. Jadis, il faut bien le dire, ces relations étaient bien autres qu'elles le sont trop souvent de nos jours, et loin d'avoir cet esprit d'exclusivisme que l'on a maintes fois reproché à l'ancien régime, elles étaient larges et bienveillantes, et savaient à l'occasion, surtout dans les actes solennels de l'existence, s'étendre à tous ceux que leur honorabilité ou leurs vertus rendaient dignes d'approcher des puissants, dont ils étaient moralement les égaux. C'est qu'alors les seigneurs propriétaires du sol, ne l'abandonnaient pas aussi facilement, pour chercher les plaisirs et les distractions des villes, et prenaient un soin jaloux d'habiter presque constamment nos campagnes, où ils savaient avoir bien des missions à remplir.

Presque tous nos anciens registres sont une preuve quotidienne de la résidence habituelle de la noblesse dans ses châteaux et ses propriétés rurales, et les quelques mariages que nous prenons aujourd'hui au hasard dans les très anciens et très intéressants Registres de la paroisse d'Avessac au diocèse de Nantes, viennent nous montrer clairement combien au dix-huitième siècle, cette région, pourtant fort dépourvue de moyens de communications, était comme bien d'autres, fort noblement habitée.

Cle RÉGIS DE L'ESTOURBEILLON.

Gilles Gorré des Rochettes et Marguerite Le Bihan.

10 mai 1701. Mariage célébré par Messire Marc Gorré, recteur de Landaul, évesché de Vannes, en la chapelle domestique du Pordor, paroisse d'Avessac, au diocèse de Nantes, de noble homme Gilles GORRÉ, sieur des Rochettes, de la paroisse de Beganne, au diocèse de Vannes.

Avec :

Demoiselle Marguerite Le Buan, de la paroisse de Marzan.

Signatures : De Marzan ; G. Gorré ; Marguerite Le Bihan ; Louis: Butault de Marzan; Marie Le Jacobin de Keremprat ; Marc Gorré, recteur de Landaul ; Nicolas-Gilles Le Douarain de la Touraille ; Duhen Le Gall; Marguerite de Lescot ; De Penhoét Le Coutelier ; Gabriel de Lescot; D. Sourget, vicaire.

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Jacques Butault et Marie Le Jacobin.

30 juillet 1713. Mariage célébré en l'église paroissiale d'Avessac, par noble et discret Messire Joseph Butault, abbé de la Châteigneraye, VicaireGénéral et chanoine de Vannes, de haut et puissant seigneur, Messire Jacques-Julien-Joseph Burault, chevalier, seigneur de MARZAN, conseiller au Parlement de Bretagne.

Avec :

Haute et puissante demoiselle Marie-Françoise Le JACOBIN DE KERAMPRAT.

Signalures : J. Butault de Marzan; M. F. Le Jacobin de Keremprat ; M. Le Jacohin de Keremprat ; Louise Gabart du Bouëxic; L. Butault de Marzan; F. Marie de Bonnens"; Françoise Le Douarin ; Jeanne-Marie de Pennannec; Geneviève Menand; Pierre de Becdelièvre; Jeanne-Claude de Derval; François-Joseph de Derval; Joseph Butault; Jacques Albini; Le Thieis, vicaire ; Jean-Joseph Le Douarain, recteur d'Avessac.

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Pierre Joly et Angélique de Lespinay.

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36 janvier 1719. Mariage de l'ierre-Germain Joly.

Et de : Demoiselle Angélique RazÉ DE LESPINAY, ledit Pierre Joly de la paroisse de Bruc; ladicte demoiselle de la paroisse de Lieuron, evesché de Rennes.

Signatures : Angelique Razé; Pierre-Germain Jolis (sic); Guyonne Guillotin ; Jacquette Le Douarin; Deprerond Gatechair ; Marie-Jeanne Le Douarin; Anne Guillotin ; Perrine Busson, La Haye Primauguier; JeanJoseph Le Douarin, recteur d'Avessac.

Louis Le Cointe et Bonne Vaugrenard.

3 novembre 1725. Mariage célébré en l'église paroissiale d'Avessec, de noble homme Louis Le Cointe, sieur du Busson-Rond, seneschal des juridictions du Pordor et de la Châteigneraye.

Avec :

Demoiselle Bonne VAUGRENARD.

Signalures : Du Bussonrond Lecointe; Bonne Vaugrenard ; M. F. Le Jacobin de Marzan; M. Bulault de Marzan; De Penhoët-Renihel; M. Butault; J. B. Le Long du Dreneuc; Pierre Le Long du Dreneuc; Jacquette Vaugrenard ; Anne de la Houssaye ; Joson Le Long du Dreneuc ; De Monti; De Latour, recteur d'Avessac.

Louis de Rieur et Louise Butault de Marzan.

6 juillet 1733. Mariage célébré en l'église paroissiale d’Avessac, par discret Messire Jean-François Le Grand de Tromelin, prêtre, docteur de Sorbonne, archidiacre de l'Église cathédrale de Saint-Pol-de-Léon, avec la

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