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fères eurent un brillant succès. ublia le poème de La Découverte s Derniers Momens du Chevalier s deux couronnés

par

l'Académie 845.

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RTINE—NÉ EN 1790. de nos jours le plus admiré, tant unsée et l'énergie du sentiment que nie des vers. Ses Méditations Poé

et de douleur, renferment L'Ode à Automne, etc. Ses Secondes Méditais souvenirs historiques, ont moins de

L' Ode à Bonaparte, Sapho, Les Préourant. Elles furent suivies du poème u Dernier Chant du Pélerinage de Childsurent le Chant du Sacre, les Harmonies itses, où l'âme du poète se déploie tout

Voyage en Orient, sorte d'épopée, aussi cons brillantes, en scènes variées et touflexions morales, et qui lui inspira encore

tableau du devoir triomphant de la pasbe d'un Ange, qui a moins de beautés. Il s Recueillemens Poétiques, qui sont pâles utres cuvres.

Vaobeti, et

SCRIBE—Voyez Vol. I.

SLAVIGNE (CASIMIR —NÉ EN 1794.
1 s'exerça dans plusieurs genres, où il se montra

sublime, tendre, et gracieux. Ses plus beaux gloire sont les Vépres Siciliennes, Le Paria, traharles XII. à la Narva, épisode épique, La Mort 9, dithyrambe, La Découverte de la Vaccine, poème, sur les Inconvéniens attachés à la Culture des Lettres, 3 Messéniennes, ou Elégies sur les Malheurs de la

Elégies sur la Vie et la Mort de Jeanne d'Arc.

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MADAME AMABLE TASTU-NÉ EN 1798. Elle montra dès l'enfance un goût décidé pour la poésie, et à treize ans elle faisait des vers charmants. Ses Idylles sur les Fleurs en ont toute la fraîcheur et l'éclat. Sa Nuit de Noël fut couronné par l'Académie des Jeux Floraux. Le Dernier Jour de l'Année, autre morceau éminemment poétique et empreint de sentiment, eut le même honneur.

ALFRED DE VIGNY-Voyez Vol. I.

VICTOR HUGO—NÉ EN 1802. Poète et romancier. Son talent, pour la poésie s'annonça dès sa quinzième année par la Parabole du Riche et du Pauvre, et la touchante élégie de La Canadienne : il n'avait pas dix-huit ans, lorsque l'Académie des Jeux Floraux couronna ses Vierges de Verdun, et le Rétablissement de la Statue de Henri IV.; deux odes auxquelles succéda bientôt une plus belle, celle de Moïse exposé sur le Nil, qui valut au poète une troisième couronne. Peu de temps après il publia le premier volume de ses Odes et Ballades, où il exhale en beaux vers son amour pour sa religion et son roi; volume bien différent en tout des deux autres, surtout du dernier. Jusqu'ici le jeune poète, fidèle aux principes de la poésie et du goût, nous charme par la beauté et la vérité des tableaux comme par l'harmonie des vers ; mais à présent, s'abandonnant à la fougue d'une imagination délirante, et poussé par le secret désir d'innover, il ose, alliant le sublime au grotesque, mêler les peintures hideuses et dégoûtantes aux images les plus gracieuses ; et, aussi inégal dans sa diction, tantôt il flatte notre oreille par des vers pleins de douceur, et tantôt la blesse par des sons durs et rocailleux. Voilà ce qui dépare, avec le dernier volume des Odes et Ballades, tous ses romans; et ce qui arrête le lecteur surpris, offensé, au milieu du plus intéressant, Notre-Dame de Paris. De tous ses drames il ne faut citer qu'Hernanie, qui, malgré sa marche embarrassée, ses longueurs, et ses invraisemblances, offre des beautés du premier ordre. Mais il reprend sa lyré, écoutons; ce sont ses Orientales, ses Feuilles d'Automne, Les Chants du Crépuscule, la Prière pour tous : quelle poésie! quels accents mélodieux et purs !

SAINTE-BEUVE-NÉ EN 1803. Ce critique plein de sens et de délicatesse dans les Causeries du Lundi, est aussi un poète charmant dans les Consolations, sa plus jolie cuvre poétique. Là c'est un ami qui vous entretient familièrement de ses impressions intimes, et sait répandre de l'intérêt sur les scènes les plus ordinaires et les objets les plus humbles de la vie commune. Ses vers ressemblent au doux murmure d'un ruisseau qui s'écoule sans fracas à travers des lieux connus, dont chaque aspect, chaque arbre, chaque fleur éveille un souvenir ou un sentiment que votre cæur savoure.

MME. EMILE DE GIRARDIN-NÉE EN 1805. Delphine Gay, devenue Madame de Girardin, obtint, à dix-sept ans, un prix de l'Académie Française pour les vers qu'elle fit sur le dévouement des médecins et des sœurs de Ste. Camille, dans la peste de Barcelone. Ce succès l'encouragea, et elle nous a donné depuis des pièces diverses, telles que ses Essais Poétiques, Le Dernier Jour de Pompéi, Napoline, etc. Dans toutes elle déploie une brillante imagination, et charme surtout par une sensibilité et une grâce exquise.—Mourut en 1855.

Parmi les poètes de notre époque se font encore remarquer

ALFRED DE MUSSET, dont les fantaisies d'une folle et bizarre imagination s'offrent embellies de toutes les grâces de l'esprit le plus sémillant.

EMILE DESCHAMPS, qui dans maints endroits de ses Études Françaises et Étrangères (recueil de pièces originales et de traductions), et son poème de Rodrigue, dernier roi des Goths, a de la verve outre l'esprit qu'il fait briller partout.

ANTONY DESCHAMPS, frère du précédent, plus énergique et plus mâle, digne traducteur du Dante.

TURQUETY. Ses premières inspirations, recueillies sous le titre de Primavera, et les Odes et Elégies qui les suivirent, sont pleines d'âme, et d'une exquise mélodie.

BARBIER. Ses oeuvres principales sont les Iambes, La Curée, satires politiques dont la force et le mouvement font quelquefois oublier la rudesse de l'expression ; le voyage en Italie, intitulé Il Pianto, dont les vers sont plus doux.

THÉOPHILE GAUTIER, qu'on serait tenté d'appeler un habile artiste en vers plutôt qu'un poète; car sa poésie, toute matérielle et de surface, rend chaque cuvre de son talent semblable à un beau fruit vermeil qui manque

de saveur ; l'on peut dire encore, arbre dont la sève est glacée, mais dont les branches et le sommet couverts de frimas étincellent de mille feux éblouissants aux rayons d'un beau soleil d'hiver.

à un

DIX-NEUVIÈME SIÈCLE.

MORCEAUX CHOISIS.

LA FEUILLE.

(ARNAULT.)
De ta tige détachée,
Pauvre feuille desséchée
Où vas-tu ? Je n'en sais rien.
L'orage a frappé le chêne
Qui seul était mon soutien.
De son inconstante haleine
Le zephir ou l'aquilon
Depuis ce jour me promene
De la forêt à la plaine
De la montagne au vallon.
Je vais où le vent me mène
Sans me plaindre ou m'effrayer;
Je vais où va toute chose,
Où va la feuille de rose
Et la feuille de laurier.

LA PAUVRE FILLE.

(SOUMET.) J'ai fui ce pénible sommeil Qu'aucun songe heureux n'accompagne, J'ai dévancé sur la montagne Les premiers rayons du soleil.

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