Recherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du système nerveux, dans les animaux vertébrés

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Page 99 - ... étendue des lobes cérébraux , sans que leurs fonctions soient perdues. Une portion assez restreinte de ces lobes suffit donc à l'exercice de leurs fonctions.
Page 59 - Le secrétaire perpétuel de l'Académie pour les sciences physiques certifie que ce qui suit est extrait du procèsverbal de la séance du lundi 22 juillet 1822.
Page 39 - L'animal commence par ne pouvoir rester long-tems d'aplomb sur ses jambes , il chancelle presque à chaque instant ; puis ses pieds ne suffisent plus à la station , et il est obligé de recourir à l'appui de ses ailes et de sa queue ; enfin , toute position fixe et stable devient impossible : l'animal fait d'incroyables efforts pour s'arrêter à une pareille position, et il n'y peut réussir. La faculté de marcher s'évanouit également par degrés. L'animal conserve encore, d'abord , une démarche...
Page 79 - ... et de l'ouïe puissent être consommées et devenir perceptibles pour l'animal. Que si nous voulions encore ajouter à cette attribution, nous dirions qu'ils sont aussi celui où toutes les sensations prennent une forme distincte, et laissent des traces et des souvenirs durables , qu'ils servent en un mot de siége à la mémoire , propriété au moyen de laquelle ils fournissent à l'animal les matériaux de ses jugemens. Cette conclusion ainsi réduite à de justes termes , deviendroit d'autant...
Page 100 - Enfin (et comme je viens de le dire), dès qu'une perception est perdue, toutes le sont; dès qu'une faculté disparaît, toutes disparaissent. Il n'ya donc point de siéges divers ni pour les diverses facultés, ni pour les diverses perceptions.
Page 90 - Je l'ai laissée jeûner à plusieurs reprises jus« qu'à trois jours entiers, puis j'ai porté de la « nourriture sous ses narines, j'ai enfoui son bec « dans le grain, j'ai mis du grain dans le bout « de son bec, j'ai plongé son bec dans l'eau, je « l'ai placée sur un tas de blé. Elle n'a point « odoré, elle n'a point avalé, elle n'a point bu, « elle est restée immobile sur ces tas de blé et y « serait assurément morte de faim, si je n'eusse « pris le parti de la faire manger moi-même.
Page 30 - ... mobile, . et pourtant il n'y voyait pas ; il n'entendait pas , ne se mouvait jamais spontanément , affectait presque toujours les allures d'un animal dormant ou assoupi ; et quand on l'irritait, durant cette espèce de léthargie , il affectait encore les allures d'un animal qui se réveille.
Page xi - ... les sensations du reste du corps doivent arriver pour prendre une forme distincte , pour être nettement perçues par l'animal , et pour laisser des traces et des souvenirs durables. M. Flourens le prouve particulièrement par rapport au sens de la vue et de l'ouïe. Lorsqu'on enlève l'hémisphère d'un côté à un animal, il ne voit plus de l'œil du côté opposé, bien que l'iris de cet œil conserve sa mobilité; si on enlève les deux hémisphères il devient aveugle et n'entend plus.
Page 99 - Içs couches supérieures , postérieures et antérieures. A chaque nouvelle couche, la vue perdit de son énergie ; et dès que l'animal ne vit plus , il n'entendit plus , il ne voulut plus , ne se souvint plus, ne jugea plus, et fut absolument dans le même cas...
Page 100 - La faculté de percevoir, de juger, de vouloir une chose, réside dans le même lieu que celle d'en percevoir, d'en juger, d'en vouloir une autre; et conséquemment cette faculté, essentiellement une, réside essentiellement dans un seul organe 2.

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