Œuvres de Monsieur de Fontenelle,: des Académies, françoise, des sciences, des belles-lettres, de Londres, de Nancy, de Berlin, & de Rome, Volume 3

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Page 94 - . Si ce proverbe a péri, il faut s'en prendre aux auteurs qui ne le goûtaient pas, et à la cour, où c'eût été très mal parler que de s'en servir sous le ministère du cardinal de Richelieu.
Page 135 - La finesse, la délicatesse, enfin l'agrément de ces effets de passion consistent assez ordinairement dans une espèce de contradiction qui s'y trouve : on fait ce qu'on ne croit pas faire, on dit le contraire de ce qu'on veut dire, on est dominé par un sentiment qu'on croit avoir vaincu, on découvre ce qu'on prend un grand soin de cacher. Celle de toutes les passions qui fournit le plus de ces sortes de jeux, et peut-être la seule qui en fournisse, c'est l'amour.
Page 116 - Le peuple, je l'avoue, et la cour, les dégradent; Je faiblis, ou du moins ils se le persuadent; Pour bien écrire encor j'ai trop longtemps écrit: Et les rides du front passent jusqu'à l'esprit...
Page 123 - Quelquefois il se confioit trop peu à son rare mérite, et croyoit trop facilement qu'il pût avoir des rivaux. A beaucoup de probité naturelle il a joint dans tous les temps de sa vie beaucoup de religion, et plus de piété que le commerce du monde n'en permet ordinairement.
Page 115 - Surena une belle peinture d'un homme que fon trop de mérite & de trop grands fervices rendent criminel auprès de fon Maître ; & ce fut par ce dernier effort que M. Corneille termina fa carrière. La fuite de fes...
Page 134 - Amant parle , convienne qu'en effet cette perfonne-là n'a pas beaucoup de beauté , que par exemple elle a les yeux trop petits ; que fur cela l'Amant dife que ce ne font pas fes yeux qu'il faut blâmer , & qu'elle les a très-agréables; que l'Ami attaque...
Page 123 - Il avait l'âme fière et indépendante, nulle souplesse, nul manège, ce qui l'a rendu très propre à peindre la vertu romaine, et très peu propre à faire sa fortune.
Page 138 - Ce qui est rare etparfait en son espèce, ne peut manquer d'attirer l'attention. Ainsi, il faut toujours peindre les caractères dans un degré élevé ; rien de médiocre , ni vertus ni vices. Ce qui fait les grandes vertus , ce sont les grands obstacles qu'elles surmontent. Le vieil Horace sacrifie l'amour paternel à l'amour de la patrie , quand il dit, qu'il mourut, etc.; voilà un grand amour pour la patrie. Pauline...
Page 106 - Pertharite une reine consent à épouser un tyran qu'elle déteste, pourvu qu'il égorge un fils qu'elle a, et que par cette action il se rende aussi odieux qu'elle souhaite qu'il le soit. Il est aisé de voir que ce sentiment, au lieu d'être noble, n'est que dur, et il ne faut pas trouver mauvais que le public ne l'ait pas goûté. Après Pertharite, M.
Page 108 - Prologue doit fervir de modèle à tous les Prologues à la moderne, qui font faits pour expofer, non pas le fujet de la Pièce comme les Anciens, mais l'occafion pour laquelle elle a été faite.

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