Œuvres choisies, publ. par É. Grimaud avec une lettre du r.p. Hyacinthe et des notices biogr. et litt. par mm. Patin et Sainte-Beuve

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Page 215 - Comme un dernier rayon, comme un dernier zéphyre,. Anime la fin d'un beau jour, Au pied de l'échafaud j'essaie encor ma lyre, Peut-être est-ce bientôt mon tour ! — Peut-être, avant que l'heure en cercle promenée, Ait posé sur l'émail brillant, Dans les soixante pas où sa route est bornée, Son pied sonore et vigilant ; Le sommeil du tombeau pressera ma paupière ; Avant que de ses deux moitiés...
Page 231 - Je hais ces vains auteurs dont la muse forcée M'entretient de ses feux, toujours froide et glacée ; Qui s'affligent par art, et, fous de sens rassis, S'érigent, pour rimer, en amoureux transis. Leurs transports les plus doux ne sont que phrases vaines. Ils ne savent jamais que se charger de chaînes, Que bénir leur martyre, adorer leur prison, Et faire quereller les sens et la raison. Ce...
Page 175 - Ici c'est un vieillard que l'ingrate lonie A vu de mers en mers promener ses malheurs : Aveugle, il mendiait au prix de son génie , Un pain mouillé de pleurs. Là te Tasse, brûlé d'une flamme fatale, Expiant dans les fers sa gloire et son amour, Quand il va recueillir la palme triomphale, Descend au noir séjour.
Page 246 - Syros, deux fois hospitalière ! Car sur ses bords heureux je suis déjà venu. Amis, je la connais. Vos pères m'ont connu ! Ils croissaient comme vous, mes yeux s'ouvraient encore Au soleil, au printemps, aux roses de l'aurore; J'étais jeune et vaillant.
Page 246 - Il poursuit; et déjà les antiques ombrages Mollement en cadence inclinaient leurs feuillages; Et pâtres oubliant leur troupeau délaissé, Et voyageurs quittant leur chemin commencé, Couraient; il les entend, près de son jeune guide, L'un sur l'autre pressés, tendre une oreille avide; Et Nymphes et Sylvains sortaient pour l'admirer, Et...
Page 237 - Et que m'a fait à moi cette Troie où je cours? Au pied de ses remparts quel intérêt m'appelle? Pour qui, sourd à la voix d'une mère immortelle, Et d'un père éperdu négligeant les avis, Vais-je y chercher la mort tant prédite à leur fils? Jamais vaisseaux partis des rives du Scamandre Aux champs thessaliens osèrent-ils descendre?
Page 246 - Ont épuisé ce corps fatigué de douleurs. La voix me reste. Ainsi la cigale innocente, Sur un arbuste assise, et se console et chante. Commençons par les dieux : Souverain Jupiter; Soleil qui vois, entends, connais tout; et toi, mer; Fleuves, terre, et noirs dieux de vengeances trop lentes, Salut ! Venez à moi de l'Olympe habitantes, Muses! vous savez tout, vous déesses; et nous, Mortels, ne savons rien qui ne vienne de vous.
Page 135 - Écoutons : sous ces voûtes antiques , Parviennent jusqu'à moi d'invisibles cantiques, Et la Religion, -le front voilé, descend, Elle approche : déjà son calme attendrissant Jusqu'au fond de votre âme en secret s'insinue; Entendez-vous un Dieu dont la voix inconnue Vous dit lout bas : Mon fils, viens ici, viens à moi, Marche au fond du désert : j'y serai près de toi.
Page 228 - Hippolyte lui seul, digne fils d'un héros, Arrête ses coursiers, saisit ses javelots, Pousse au monstre ; et, d'un dard lancé d'une main sûre, II lui fait dans le flanc une large blessure. De rage et de douleur le monstre bondissant Vient aux pieds des chevaux tomber en mugissant, Se roule, et leur présente une gueule enflammée Qui les couvre de feu, de sang et de fumée.
Page 282 - Il a même cherché à la couvrir d'un ridicule qui n'est pas toujours de bon goût; il n'en parle jamais qu'en termes semblables à ceux-ci : labeur ingrat , travail de la pensée sur elle-même, qui ne saurait produire. ; Tissot aurait dû traiter dans un second volume de cette dangereuse habitude de T esprit.

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