La philosophie première de Descartes: le temps et la cohérence de la métaphysique

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Flammarion, 1979 - Metaphysics - 381 pages
Le temps, pour Descartes, n'est pas discontinu. Du rejet d'un préjugé invétéré, cet ouvrage tire toutes les conséquences, jusqu'à leur terme. D'où une idée de Descartes entièrement nouvelle. Selon l'auteur, qui s'oppose ainsi à tous les interprètes qui l'ont précédé. Le Cogito n'est pas une évidence instantanée, première vérité de ma science et qui ne devrait rien à la véracité divine, réduite à garantir sa dégradation dans la mémoire. Tout au contraire 1) le Cogito s'établit dans un moment divisible de la durée. 2) Son évidence tombe encore sous le coup ; des doutes que fait surgir l'hyperbole d'un Dieu trompeur. 3) La véracité divine fonde l'évidence du Cogito, et non sa simple remémoration, en l'établissant comme vérité scientifique. Ces thèses proprement historiques comme vérité scientifique. Ces thèses proprement historiques permettant une nouvelle lecture des doctrines cartésiennes les plus énigmatiques : la libre création des vérités éternelles, le lien entre intuition et déductions, la place du pouvoir de choisir dans la définition de la liberté. L'ordre des raisons, qu'on constate chez Descartes, continue à poser des questions : l'idée de cohérence s'efforce d'y répondre. Elle pose aussi, de façon originale, la question présente de la possibilité d'une métaphysique, comme rapport du temps à l'éternité ou de notre pensée à la vérité. L'originalité de Descartes apparaît dans le caractère intellectuel qui est conservé à la synthèse temporelle du Je pense.

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Contents

historique et vérité scientifique 3 Le temps
6
deux doutes
12
LE DOUTE ET LEVIDENCE
23
Copyright

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