L'oiseau

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Hachette, 1856 - Birds - 330 pages
 

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Page 48 - C'est le petit aigle de mer, le premier de la race ailée, l'audacieux navigateur qui ne ploie jamais la voile, le prince de la tempête, contempteur de tous les dangers : le guerrier ou la frégate.
Page 319 - Vient un petit oiseau qui traverse la salle à tire d'aile, entrant par une porte, sortant par l'autre; l'instant de ce trajet est pour lui plein de douceur, il ne sent plus ni la pluie, ni l'orage; mais cet instant est rapide, l'oiseau a fui en un clin d'œil, et de l'hiver il repasse dans l'hiver.
Page 135 - Et des affreux corbeaux les noires légions Fendent l'air qui frémit sous leurs longs bataillons. Vois les oiseaux des mers et ceux que les prairies Nourrissent près des eaux sur des rives fleuries ; De leur séjour humide on les voit s'approcher, Offrir leur tête aux flots qui battent le rocher, Promener sur les eaux leur troupe vagabonde ; Se plonger dans leur sein, reparoître sur l'onde, S'y replonger encore, et par cent jeux divers Annoncer les torrents suspendus dans les airs.
Page 135 - Déjà l'arc éclatant qu'Iris trace dans l'air Boit les feux du soleil et les eaux de la mer ; La grue, avec effroi s'élançant des vallées, Fuit ces noires vapeurs de la terre exhalées ; Le taureau hume l'air par ses larges naseaux ; La grenouille se plaint au fond de ses roseaux ; L'hirondelle en volant effleure le rivage ; Tremblante pour ses œufs, la fourmi déménage ; Et des affreux corbeaux les noires légions Fendent l'air qui frémit sous leurs longs bataillons. Vois les...
Page 154 - Des ailes en faux, des yeux saillants, point de cou (pour tripler la force) ; de pied, peu ou point : tout est aile. Voilà les grands traits généraux. Ajoutez un très large bec, toujours ouvert, qui happe sans arrêter, au vol, se ferme et se rouvre encore. Ainsi, elle mange en volant, elle boit, se baigne en volant, en volant nourrit ses petits. Si elle n'égale pas en ligne droite le vol foudroyant du faucon, en revanche elle est bien plus libre ; elle tourne, fait cent cercles, un dédale...
Page 151 - Est-ce poursuivre sa proie, le moucheron qui danse et flotte en l'air? Est-ce pour exercer sa puissance, son aile infatigable, sans s'éloigner du nid ? N'importe, ce vol circulaire, ce mouvement éternel de retour, nous a toujours pris les yeux et le cœur, nous jetant dans le rêve, dans un monde de pensées. Nous voyons bien son vol, jamais, presque jamais sa petite face noire. Qui donc es-tu, toi qui te dérobes toujours, qui ne me laisses voir que tes tranchantes ailes, faulx rapides comme celle...
Page 198 - L'oiseau des champs par excellence, l'oiseau du laboureur, c'est l'alouette, sa compagne assidue, qu'il retrouve partout dans son sillon pénible pour l'encourager, le soutenir, lui chanter l'espérance. Espoir, c'est la vieille devise de nos Gaulois, et c'est pour cela qu'ils avaient pris comme oiseau national cet humble oiseau si pauvrement vêtu, mais si riche de cœur et de chant.
Page 203 - Je suis le compagnon Du pauvre bûcheron. Je le suis en automne , Au vent des premiers froids , Et c'est moi qui lui donne Le dernier chant des bois.
Page 82 - Aux clairières , aux étroits passages où pénètrent ses rayons, c'est une scintillation, un bourdonnement éternel, des scarabées, papillons, oiseauxmouches et colibris, pierreries animées et mobiles, qui s'agitent sans repos. La nuit, scène plus étonnante ! commence l'illumination féerique des...
Page 149 - Elle n'a point du tout peur de nous. On dira qu'elle se fie à son aile incomparable ; mais non : elle met aussi son nid, ses enfants, à notre portée. Voilà pourquoi elle est devenue la maîtresse de la maison. Elle n'a pas pris seulement la maison, mais notre cœur.

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