Mémoires et lettres de Mme de Maintenon, Volume 9

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J.E. Dufour et P. Roux, 1789 - France
 

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Page 237 - ... il confie son autorité , le capital est de ne perdre aucune occasion pour l'obséder par des gens sûrs , qui agissent de concert avec vous pour lui fa-ire accomplir , dans leur vraie étendue, ses devoirs, dont il n'a aucune idée.
Page 231 - Mais parler avec chaleur et avec âpreté, revenir souvent à la charge, dresser des batteries sourdement, faire des plans de sagesse humaine pour réformer ce qui a besoin de réforme...
Page 258 - L'ouvrage est déjà tout prêt. On ne doit pas craindre que j'y contredise M. de Meaux : j'aimerois mieux mourir que de donner au public une scène si scandaleuse. Je ne parlerai de lui que pour le louer, et que pour me servir de ses paroles. Je sais 'parfaitement ses pensées , et je puis répondre qu'il sera content de mon ouvrage , quand il le verra avec le public.
Page 258 - J'exhorterai dans cet ouvrage tous les mystiques qui se sont trompés sur la doctrine , d'avouer leurs erreurs. J'ajouterai que ceux qui , sans tomber dans aucune erreur, se sont mal expliqués , sont obligés en conscience à condamner sans restriction leurs expressions , à ne s'en plus servir , et à lever toute équivoque par une explication publique de leurs vrais sentiments.
Page 248 - S'il est donc vrai que cette femme ait voulu manifestement établir ce système damnable, il fallait la brûler, au lieu de la congédier; comme il est certain que M.
Page 249 - Je lui ai fait expliquer souvent ce qu'elle pensait sur les matières qu'on agite; je l'ai obligée à m'expliquer la valeur de chacun des termes de ce langage mystique dont elle se servait dans ses écrits. J'ai vu clairement en toute occasion, qu'elle les entendait dans un sens très innocent et très catholique.
Page 153 - Que ne puis-je vous donner toute mon expérience ! que ne puis-je vous faire voir l'ennui qui dévore les grands, et la peine qu'ils ont à remplir leurs journées ! Ne voyez-vous pas que je meurs de tristesse, dans une fortune qu'on auroit eu peine à imaginer ; et qu'il n'ya que le secours de Dieu, qui m'empêche d'y succomber?
Page 231 - Dieu seul connoît, et qu'il tient dans sa puissance. Ce n'est pas la fausseté que vous aurez à craindre, tant que vous la craindrez. Les gens faux ne croient pas l'être : les vrais tremblent toujours de ne l'être pas. Votre piété est droite; vous n'avez jamais eu les vices du monde, et depuis longtemps vous en avez abjuré les erreurs. Le vrai moyen d'attirer la grâce sur le roi et sur l'État n'est pas de crier...
Page 273 - ... vous serve de règle et que vous puissiez y avoir recours dans tous les états de relâchement où il vous arriveroit de tomber. Quand je vous ai parlé des exercices de piété auxquels je voulois que vous eussiez un attachement inviolable, j'ai entendu ceux dont l'ordre d'une vie chrétienne ne permet pas qu'on se dispense; par exemple la prière du matin, celle du soir, l'examen de la journée, tant pour la prévoir que pour la repasser devant Dieu, la revue du mois, le sacrifice de la messe,...
Page 235 - Ce n'est point une obligation précise pour tous les chrétiens; mais je crois que c'est la perfection d'une âme qu'il a autant prévenue que la vôtre par ses miséricordes. Il faut être prêt à se voir méprisé, haï, décrié, condamné par autrui, et à ne trouver en soi que trouble et condamnation, pour se sacrifier sans nul adoucissement au souverain domaine de Dieu, qui fait de sa créature selon son bon plaisir.

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