La Henriade: par M. de Voltaire, Volume 4

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[de l'imprimerie de Sampson Low] chez Molini et Company; Hookham et Carpenter, et M. Stace, 1795 - 216 pages
 

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Page 153 - Belle Aréthuse, ainsi ton onde fortunée Roule, au sein furieux d'Amphitrite étonnée, Un cristal toujours pur et des flots toujours clairs, Que jamais ne corrompt l'amertume des mers.
Page 13 - Westminster on voit paraître ensemble Trois pouvoirs étonnés du nœud qui les rassemble , Les députés du peuple , et les grands et le roi , Divisés d'intérêt, réunis par la loi , Tous trois membres sacrés de ce corps invincible, Dangereux à lui-même , à ses voisins terrible. Heureux lorsque le peuple , instruit...
Page 134 - Des ligueurs en tumulte une foule s'avance : Tels, au fond des forêts, précipitant leurs pas, Ces animaux hardis, nourris pour les combats, Fiers esclaves de l'homme, et nés pour le carnage, Pressent un sanglier, en raniment la rage ; Ignorant le danger, aveugles, furieux, Le cor excite au loin leur instinct belliqueux ; Les antres, les rochers, les monts en retentissent : Ainsi contre Bourbon mille ennemis s'unissent; Il est seul contre tous, abandonné du sort, Accablé par le nombre, entouré...
Page 24 - II voit briller partout les flambeaux et les armes, Son palais embrasé, tout un peuple en alarmes, Ses serviteurs sanglants, dans la flamme étouffés, Les meurtriers en foule au carnage échauffés...
Page 130 - Qui, portant le tonnerre et la mort dans leurs flancs, Se heurtent dans les airs, et volent sur les vents : De leur mélange affreux les éclairs rejaillissent; La foudre en est formée, et les mortels frémissent.
Page 130 - Avide de la gloire , il volait aux alarmes. Ce jour, sa jeune épouse, en accusant le ciel; En détestant la ligue et ce combat mortel, Arma son tendre amant, et d'une main tremblante Attacha tristement sa cuirasse pesante, Et couvrit, en pleurant, d'un casque précieux Ce front si plein de grâce et si cher à ses yeux.
Page 132 - Ces mots interrompus Ces cris demi-formés ne sont point entendus ; Elle rouvre les yeux , sa bouche presse encore Par ses derniers baisers la bouche qu'elle adore; Elle tient dans ses bras ce corps pâle et sanglant, Le regarde, soupire , et meurt en l'embrassant.
Page 173 - Au milieu des clartés d'un feu pur et durable , Dieu mit avant les temps son trône inébranlable. Le ciel est sous ses pieds ; de mille astres divers Le cours toujours réglé l'annonce à l'univers. La puissance, l'amour, avec l'intelligence , Unis et divisés, composent son essence.
Page 162 - Tout ce qu'ont pu jamais la valeur et l'adresse, L'ardeur, la fermeté, la force, la souplesse, Parut des deux côtés en ce choc éclatant. Cent coups étaient portés et parés à l'instant. Tantôt avec fureur l'un d'eux se précipite ; L'autre d'un pas léger se détourne, et l'évite : Tantôt, plus rapprochés, ils semblent se saisir. Leur péril renaissant donne un affreux plaisir ; On se plaît à les voir s'observer et se craindre, Avancer, s'arrêter, se mesurer, s'atteindre : Le fer étincelant,...
Page 25 - Les meurtriers surpris sont saisis de respect; Une force inconnue a suspendu leur rage. ,,Compagnons," leur dit-il, ,,achevez votre ouvrage, Et de mon sang glacé souillez ces cheveux blancs Que le sort des combats respecta quarante ans. Frappez, ne craignez rien: Coligny vous pardonne; Ma- vie est peu de chose et je vous l'abandonne; J'eusse aimé mieux la perdre en combattant pour vous!

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