Page images
PDF
EPUB

*

rite-Live, XXVI, 47, 49; XXXIII, 42; XXXIV, 5l, etc.; Dominicains, professa en 1296 la théologie à XXXV, 2, 22; XXXVIII, 42, etc.; XXXIX, 2, 55 ; XL, 34. Orose, IV, 20. – Zonaras, IX, 21. · Valère Maxime,

Milan, et mourut en 1298. Il écrivit en vers VI, 6. – Strabon, V. - Cicéron, Pro Cluentio, 45, 53. –

l'histoire des événements qui s'étaient passés sous Saljuste, Catil., 28 et 36.

ses yeux : Poema de gestis in civitate. Me* FLAMMA, officier romain du parti de César, diolanensi sub Ottone vicecomite, ab an. 1263vivait vers 50 avant J.-C. Il commandait une

1277. Muratori a donné place à cet ouvrage dans escadre pendant l'expédition de C. Curion en ses Anecdota latina , t. III, p. 57, et l'a reproAfrique. A la nouvelle de la défaite de Bagrada, duit dans ses Script. Rer. Ital., t. IX, p. 57. il s'enfuit à Utique avec sa flotte, sans essayer

G. B. de recueillir les fugitifs de l'armée de Curion. Oudin, De Script. eccles., t. III, p. 609. - Fabricius, César, Bel. civ., II, 42. — Appien, Bel. civ., II, 46. Bibi. Med. Latin., t. VI, p. 569. Tiraboschi, Storia FLAMMA CALPURNIUS. Voy. CALPURNIUS. deila Letteratura Italiana, t. VIII, p. 155. – Argelati, FLAMMA ( L. Volumnius), surnommé Vio

Bibl. script. Mediol., t. II, part. II, p. 1669. lens, général romain , vivait vers 310 avant

FLAMMA (Galvaneus). Voy. FIAMMA. J.-C. Il fut pour la première fois consul, avec

FLAMSTEED (Jean), célèbre astronome Appius Claudius Cæcus, en 307. Il marcha avec

anglais, né le 19 août 1646, à Derby (comté une armée consulaire contre les Salentins, peu

de Derby ), mort le 31 décembre 1719. Il fit ple de l’Apulie ou de la Iapygie, que les succès

ses premières études à l'école publique de des Samnites venaient d'entraîner dans la ligue

Derby. A l'âge de quatorze ans, il prit un re

froidissement en se baignant, et il s'ensuivit une ntr les Romains. Suivant Tite-Live, Flarma

maladie qui porta une grave atteinte à sa consfit la guerre avec succès, prit plusieurs villes d'assaut, et se rendit très-populaire parmi les

titution, naturellement délicate. L'état précaire soldats en leur distribuant libéralernent le butin.

de sa santé l'empêcha d'aller achever ses études

dans une université. Peu de temps après avoir Ces succès sont problématiques, puisque le num de Flamma ne figure pas sur les Fasti triuin

quitté l'école, il lut par hasard le traité de Jean

Sacrobosco Sur la sphère. Cet ou vrage fit sur phales ; l'annaliste Pison n'avait pas même fait mention de son consulat. Mais on n'a pas de mo

lui une profonde impression, et dès lors toutes tif suffisant pour douter que Flamma ait été

ses pensées se tournèrent vers l'astronomie. Il consul, avec Appius Claudius, en 296. C'était au

commença par construire des cadrans, puis, s'émoment le plus critique de la seconde guerre

tant procuré l'Astronomia Carolina de Street, Samnite. Flamma stationna d'abord sur la fron

il calcula, au moyen des tables de cet ouvrage, tière du Samnium; mais le sénat, en apprenant

les lieux des étoiles et les éclipses. Un de ces l'apparition en Etrurie d'une armée samnite, ur

calculs tomba entre les mains du mathématicien donna au consul de courir au secours de son col.

Halston, qui se håta d'envoyer au jeune astrolègue. Claudius refusa d'abord, puis, sur les ins

nome l'Almagestum novum de Riccioli, les tances de ses principaux officiers, il accepta l'as

Tabulæ Rudolphinx de Kepler, et quelques sistance de Flamma. L'harmonie entre les deux

autres livres du même genre. Encouragé par consuls ne fut pas de longue durée. Aussitôt

cette bienveillante protection, Flamsteed pour

suivit 'ses études astronomiques avec la plus que leurs armées réunies eurent repoussé l'ennemi, Flamma revint en Campanie à marches

grande vigueur et un succès signalé. En 1669, forcées. Les Samnites avaient pillé la plaine de ayant calculé une éclipse de Soleil omise dans Falerne; ils s'en retournaient avec leur butin et

les Éphémérides pour l'année suivante, et aussi leurs prisonniers, lorsque le consul iez attai

cing appulses de la Lune aux étoiles fixes, il gnit sur les bords du Liris et leur enleva le

envoya ses calculs avec quelques autres remarfruit de leur expédition. En l'honneur de ce

ques astronomiques à lord Brouncker, président succès, on célébra à Rome des actions de grâces.

de la Société royale. Celui-ci les communiqua à Flamma présida les prochains comices consu

ce corps savant, qui fit adresser à l'auteur une Jaires. A sa recommandation, le peuple elut coit lettre de remerciment par son secrétaire Oldensul pour l'année suivante Q. Fabius Maximus

burg. John Collins, membre de la Société, Rullianus. Lui-même, de l'assentiment du peuple

écrivit aussi à Flamsteed, et ce fut entre eux le et du sénat, garda son commandement en qua

commencernent d'une longue correspondance. lité de proconsul. Avec la deuxième et la qua

Son père, flatté de tant de succès, lui conseilla de trième légion, il envahit le Samnium. Selon une

se rendre à Londres pour faire personnellement conjecture probable de Niebuhr, il fut rappelé

connaissance avec ses savants correspondants. Il en Étrurie, qui était le principal théâtre de la

suivit ce conseil avec joie,'partit pour Londres, guerre, et prit part à la bataille de Sentinum, en | où il visita Oldenburg et Collins. Ce dernier le 295. Il épousa Virginie , fille de cet A. Virginius

mii en rapport avec Jonas Moore, qui lui fit préqui avait consacré une chapelle et un autel à la

sent du micromètre de Townley, et se chargea chasteté plébéienne.

de lui procurer des verres pour un télescope. Ce Tite-Live, IX, 42, 44; X, 15, ctc. – Niebuhr, Histoire

furent les premiers instruments mis à la dispoRomaine.

sition du jeune astronome. Flamsteed alla aussi * FLAMMA (Stephareardus), historien ita à Cambridge, où il visita le docteur Barrow, Newlien, né en Lombardie, entra dans l'ordre des ton et Broe, et se fit inscrire comme étudiant

sur les registres du collége de Jésus. Au prin- raitra pas trop exagérée si l'on considère qu'autemps de 1672, il tira dės lettres de Gascoigne jourd’liui encore on consulte les observations de et Crabtrée diverses observations qui n'avaient Flamsteed pour vérifier celles des astronornes point été publiées, et les traduisit en latin. Parmi contemporains, et que son catalogue atteignit le les lettres de Gascoigne, il en trouva quelques premier une précision à peine dépassée de nos unes où ce savant montrait comment les linages gours. Flamsteed, c'est Tycho-Brahé, avec le tedes objets éloignés se peignent sur la base du | lescope de plus : même habileté à se servir des verre objectif convexe; « ce qui, d'après Chauf, instruments, même sentiment de l'insuffisance fepié, mit notre auteur au fait de la dioptrique des tables existantes, même persévérance infaen quelques heures : il avait la auparavant la tigable dans l'observation. Mais Tycho-Brahé, dioptrique de Descartes, mais il n'y avait pas riche et noble, disposait de la bourse d'un roi, appris grand chose. » Flamsteed employa le reste tandis que Flamsteed, pauvre prêtre, devait faire de l'année à faire des observations astronomi- lui-même les frais de ses instruments au moyen ques, dont il envoya les résultats à Oldenburg, d'une pension mal payée de cent livres. En 1682, qui les inséra dans les Transactions philoso- il regarda comme un devoir de son état de faire phiques. En 1673, il composa un petit traité en l'éducation de deux enfants de l'hôpital du Christ; anglais sur les véritables diamètres de toutes les en outre il fut obligé de donner des leçons parplanètes, et sur leur diamètre apparent dans leur ticulières pour subvenir aux frais de ses obser. plus grande proximité ou dans leur plus grand vations. Il n'avait alors qu'un sextant et des caéloignement de la Terre. « Je prêtai, dit-il, en drans de sir Jonas Moore ainsi que quelques 1685 ce traité à M. Newton, qui en a fait usage instruments qui lui appartenaient à lui-même; il dans le quatrième livre de ses Principes. » En en emprunta quelques-uns à la Société royale, et 1674, il écrivit des Éphémérides, pour exposer après avoir, à plusieurs reprises, pressé le goula fausseté de l'astrologie ; il donna en même vernement de lui faire construire un grand arc temps des calculs du lever et du coucher dela Lune mural , il se décida à en faire les frais; mais il avec les occultations et les appulses de la Lune échoua dans cette tentative. En 1684, il reçut de et des planètes aux étoiles fixes. A la prière de lord North le petit bénéfice de Burstow près de Jonas Moore, il dressa une liste du véritable Blechingly, dans le comté de Surrey. Encourage cours de la Lune pour l'année 1674,

et

composa par ce surcroît de fortune, Flamsteed fit construire une table des marées. Il revint la même année à ses dépens un nouvel arc mural, après avoir dans sa ville natale, emportant un baromètre et obtenu du gouvernement la promesse, qui ne fut un thermomètre, avec lesquels il fit de curieuses jamais tenue, d'être remboursé de ses avances. observations sur la température. « Il ne les con- Il commença à faire usage de son arc mural en tinua point, dit Chauffepié, parce que le soin 1689. Quand il mourut, le gouvernement revend'observer tous les jours et de noter lui parut diqua les instruments de l'infatigable astronome demander plus d'attention et de peine que ne comme une propriété publique, le mérite une chose aussi peu importante à ob- A partir de cette époque jusqu'à la fin de sa server que le temps qu'il doit faire. » Sir Jonas vie, Flamsteed redoubla d'activité. Il recueillit Moore entendit parler de ces observations, les la masse d'observations dont l'ensemble constirépéta sur deux baromètres que Flamsteed lui tue le premier bon catalogue des étoiles fixes; avait envoyés, en fit part au roi, au duc d'York, il fit les observations lunaires dont Newton se et leur recommanda vivement l'auteur, ainsi servit pour vérifier sa théorie de la Lune; il ipqu'aux autres personnes de la cour. Flamsteed, venta ou perfectionna les méthodes d'observa. ayant pris ses degrés de maître és arts à Cam- tions encore employées aujourd'hui. Malgré tant bridge, résolut d'entrer dans les ordres. Sir Jonas de travaux, Flamsteed n'était encore que peu lui écrivit alors de venir à Londres, où il lui fit connu du public; une violente polémique qu'il obtenir le titre d'astronome du roi, avec une eut avec Newton l'aurait fait connaitre davanpension de cent livres. Ces faveurs ne détournè- tage, si elle n'était restée en grande partie serent pas Flamsteed de son projet d'embrasser crète; la découverte des papiers de Flamsteed la vie ecclésiastique, et aux fêtes de Pâques 1675 en 1833 est venue la révéler dans tous ses déil fut ordonné prêtre à Ely-House, par l'évêque tails. En voici un court récit : Newton avait été Gunning. Le 10 août de la même année, on posa longtemps avec Flamsteed dans les termes d'une les fondements de l'observatoire royal de Green- intimité cordiale. Un refroidissement dont on wich, qui reçut le titre de Flamsteed-House. ne connait pas la cause commença en 1696. Pendant la construction de cet édifice, Flamsteed Quelques années plus tard, Flamsteed, qui avait établit ses instruments dans le palais de la reine déjà dépensé plus de deux mille livres en obà Greenwich ; il y observa les conjonctions de la servations, songea à en imprimer les résultats. Lune et des planètes avec les étoiles fixes, et Le prince Georges de Danemark apprit cette inil écrivit son traité sur la sphère. Enfin, l'obser- tention, et offrit en 1704 de faire les frais de vatoire royal fut prêt au mois de juillet 1676. l'impression. Un comité composé de Newton, Baily date de cette époque le commencement Christophe Wren, Arbuthnot, Gregory et Rode l'astronomie moderne, assertion qui ne pa- berts fut chargé d'examiner les papiers de Flain

steed, et se prononça en faveur de l'impression, protecteur de Newton, moururent, l'un en 1714, totale. D'ailleurs, le soin de classer les ouvrages l'autre en 1715. Flamsteed, devenu plus puissant et de les faire imprimer resta tout ențier entre à la cour que ses adversaires , rentra dans la toles mains du comité. Flamsteed dut même livrer talité de ses papiers, et obtint la remise de tout aus commissaires le manuscrit de son catalogue ce qui restait de l'édition de Halley, 300 feuilles des étoiles, encore inachevé; mais il le mit sous sur 400. Il en livra aussitôt une grande partie les scellés, et ohtint que les sceaux ne seraient aux flammes, ce qu'il appelait faire « un sacrifice pas brisés avant la confection du reste de l'oul- à la vérité céleste »; il ne se réserva de chaque vrage. Il eut beaucoup à se plaindre des procédés volume que quatre-vingt-dix feuilles environ, du comité. Après plus de trois ans, son premier qu'il trouvait imprimées à son gré, et dont il volume n'était pas encore imprimé; le prince composa une partie de son premier volume. DeGeorges mourut en 1708, avant le commencement puis cette époque jusqu'à sa mort, il s'occupa de l'impression du second volume, et le comité de l'impression de son Historia coelestis, imcessa son travail, tout en conservant les papiers.pression qu'il n'eut pas cependant le temps de Flamsteed, renonçant à toute publication immé. finir ; elle fut achevée par sa veuve, avec l'aide diate, revint à ses observations. Il fut donc très- de Crosthwait et d'Abraham Sharp, et parut sous étonné d'apprendre, au mois de mars 1711, qu'on le titre de Historia cælestis Britannica ; avait brisé les scellés de son catalogue et qu'on Londres, 1725, 3 vol. in-fol. Les cartes connues l'avait livré à l'impression, Il demanda aussitôt sous le nom d'Atlas de Flamsteed furent surune entrevue à Arbuthnot, et obtint de celui-ci veillées par les mêmes personnes. L'Historia coel'assurance que rien n'avait été imprimé, Mais lestis Britannica contient une description des pey de jours après il reçut plusieurs feuilles im- méthodes et des instruments employés, avec une primées, et apprit que Halley en avait montré masse considérable d'observations sidérales, luplusieurs autres dans un café, et s'était vanté de naires et planétaires , et le catalogue britanla peine qu'il avait prise pour en corriger les nique des étoiles. Cet ouvrage, d'après le Penny erreurs. Enfin, le résultat fut la publication, par. Cyclopædia, occupe dans l'astronomie pratique Halley, du catalogue inachevé de Flamsteed, sous la même place que les Principes de Newton ce titre : Historiæ cælestis Libri duo, quo- tiennent dans la partie théorique de cette science. rum prior exhibet catalogum stellarum fira, En 1833, M. Francis découvrit un grand rum Britannicum novum et locupletissimum, nombre de manuscrits dans la commode de una cum earumdem planetarumque omnium Flamsteed à l'observatoire de Greenwich Ces observationibus ; posterior ļransitus siderum manuscrits, une collection de lettres inédites per planum arcus meridionalis et distantias du grand astronome, et une intéressante autoeorum a vertice complectitur; observante biographie, intitulée Self Inspections by J. F., Joanne Flamstedio, in observatorio regio furent publiés aux frais du gouvernement, par Grenovicensi, continua serie ab anno 1676 ad l'ordre des lords de l'amirauté, sous le titre de annum 1705 ; Londres, 1712, in-fol. Exaspéré An Account of the Rev. John Flamsteed. de cette publication, Flamsteed s'en prit à Halley, C'est, au jugement du Penny Cyclopædia , la et surtout à Newton, avec lequel il avait eu ré- biographie scientifique la plus remarquable qui cemment une violente querelle. Des personnes ait été publiée de notre temps. Entre autres dé. recommandées par Newton devant visiter l'ob- tails curieux, on y remarque la réfutation comservatoire, Flamsteed fut invité, dans une séance plète d'une histoire qui représentait Flamsteed de la Société royale, à voir si les instruments comme ayant, dans sa jeunesse, volé sur le étaient en ordre, Il s'y refusa, en déclarant que grand chemin. On prétendait que son pardon ces instruments lui appartenaient. En même avait été trouvé dans ses papiers, M. Baily temps il reprocha à Newton de lui avoir volé ses prouve que le fait d'un pardon trouvé dans les travaux, Newton répondit en lui donnant plus papiers de Flamsteed est faux, et démontre par sieurs épithètes, dont la moins grave était celle diverses circonstances qu'il était impossible qu'à de puppy (faquin), et en lui rappelant que de- l'époque indiquée cet astronome exerçât la cripuis trente-six ans il recevait 100 livres par an, minelle profession de voleur.

L, J. Flamsteed lui demanda à son tour ce qu'il avait Biographia Britannica. – Chauffepié, Nouveau Dicfait pour les cinq cents livres par an qu'il rece- tionnaire historique. - Penny Cyclopædia. vait depuis son arrivée à Londres ; il l'accusa * FLANDIN (Charles), médecin et chimiste aussi d'avoir brisé les scellés de son catalogue, français, né aux Aubues, commune de Lormes et Newton répliqua que c'était par l'ordre de (Nièvre), le 13 mars 1803. Il étudia la médecine la reine. A la suite de cet échange d'injures, Flam- à Paris, où il fut reçu docteur en 1832. Le presteed résolut d'imprimer ses observations à ses mier il soutint, dans sa thèse inaugurale sur le frais, et réclama 175 feuilles restées entre les choléra , la non-absorption des médicaments mains de Newton. Celui-ci refusa de les rendre. administrés pendant l'invasion de l'accès; ce Il s'ensuivit un procès dont on ignore les ré- point, d'abord contesté, a été depuis mis hors de sultats, et qui coûta 200 livres à Flamsteed. doute par les travaux du signataire de cet ar

La reine Anne et le comte d'Halifax, le grand ticle. De 1832 à 1835, M. Flandin compléta ses corps humain.

[ocr errors]

études par des voyages dont il publia les résul- Arts de Paris. Il fit ensuite une excursion en tats sous le titre : Études et souvenirs de Belgique, et un voyage en Algérie. A son retour, Voyage en Italie et en Suisse; Paris, 1838, en 1837, il mit à l'exposition du Louvre une Vue 2 vol. in-8°. Il collabora ensuite au Journal de la Marine, à Alger, qui fut achetée par la général et au Moniteur pour les comptes-ren- liste civile et lui valut une médaille de deuxième dus de l'Académie des Sciences, et présenta à classe. Il retourna bientôt en Afrique, pour faire cette académie une série de travaux toxicolo- en amateur la campagne de Constantine, et as"giques, faits en commun avec M. Danger. Parmi sista à l'assaut de cette ville, qui fut l'objet d'un

ces travaux on remarque : De l'Arsenic, tableau par lui exposé au Salon de 1838. Ce suivi d'une Instruction propre à servir de tableau, acheté par le roi pour le château de guide aux experts dans les cas d'empoisonne- Neuilly, fut percé de coups de baïonnette en ment, et de Rapports faits à l'Academie des 1848, vendu avec d'autres débris et racheté par Sciences et à l'Académie de Médecine; Paris, la reine Marie-Amélie. L'année suivante, M. Flan1841, in-8°. Ce mémoire parut à l'occasion du fa- din exposa un tableau représentant la Brèche meux procès de madame Lafarge, et donna lieu à

de Constantine et la porte où le colonel de une vive polémique avec Orfila sur l'arsenic dit Lamoricière, à la tête des zouaves, fut renversé normal; MM. Flandin et Danger démontrèrent par l'explosion. Ce tableau fut aussi acquis par que l'arsenic n'existe pas normalement dans le la liste civile. En 1839, désigné par l'Académie

De l'Action de l'arsenic sur des Beaux-Arts, il fut attaché à l'ambassade de les moutons, et de l'intervalle de temps né- Perse pour remplir une mission archéologique cessaire pour que ces animaux se débarras- dans ce pays, où il resta jusqu'en 1841, l'explosent complétement de ce poison , alors qu'il rant dans tous les sens et y recueillant des maleur est administré à haute dose;

tériaux considérables, qui furent soumis à une moire sur l'empoisonnement par l'antimoine commission de membres de l'Académie des et les complications que la présence de ce Beaux-Arts et de l'Académie des Inscriptions et corps peut apporter dans les cas d'empoison- Belles-Lettres. A la suite du rapport fait par nement par l'arsenic; De l'Empoisonne- cette commission en 1842, M. Flandin reçut la ment par le cuivre ; De l'Empoisonnement décoration de la Légion d'Honneur. Le ministre par le plomb, suivi de considérations sur

fit publier ses travaux, savoir : Études sur la l'absorption et la localisation des poisons ; Sculpture perse; 2 vol. in-folio, et 1 vol. in-folio De l'Empoisonnement par le mercure; de texte descriptif et critique;

Études sur De l'Analyse des terres de cimetière

la Perse moderne, 100 pl. in-fol. lithodans les cas d'empoisonnement; De la graphiées par l'auteur ;- Relation du Voyage en Recherche des principes immédiats des .

Perse, depuis le départ de France, etc.; 2 vol. gétaux toxiques ; ce dernier mémoire a été in-8°. Ce grand ouvrage a été terminé en 1843. publié par M. Flandin seul.

A peine de retour en France, M. Flandin fat En 1845, M. Flandin fut nommé membre du désigné par l'Académie des Inscriptions et Bellesconseil de salubrité, et il rédigea le Rapport Lettres pour aller à Khorsabad, sur le bord orien. général des Travaux du Conseil de Salu- tal du Tigre ( prétendu emplacement de l'antique brité pendant l'annee 1847; in-4°, Paris, 1855.

Ninive), faire sur les monuments assyriens des Mais son ouvrage le plus important est un Traité études semblables à celles qu'il avait rapportées complet des Poisons, dont le 1er volume parut de la Perse; et il partit en novembre 1843. Aren 1846, et les deux derniers en 1853 (avec une rivé à Constantinople, il eut beaucoup de diffidédicace à Pariset). Dans l'opinion de l'auteur, cultés à vaincre pour obtenir les firmans néces« les poisons sont des matières inassimilables, qui saires aux fouilles à faire, et passa deux mois à pénètrent dans l'organisme par absorption; ils Rhodes et à Beyrouth avant de les recevoir. Il paragissent par action de présence, et non comme tit enfin, et, après d'autres obstacles, il arriva des irritants ou des stupéfiants. La tolérance de sur les bords du Tigre, où il resta campé huit l'économie pour les poisons n'est qu'un défaut mois au milieu des ruines et des fouilles. Il rapd'absorption. » A la suite d'un procés politique en porta en France, deux ans après, les matériaux 1853 (sur le secret des lettres), M. Flandin fut

d'un nouvel ouvrage, et, à la suite du raprévoqué de ses fonctions de membre du conseil

port d'une commission, un crédit spécial fut de salubrité. Dr. DUCHAUSSOY.

voté par les chambres pour la publication des Documents particuliers.

Antiquités assyriennes. La part de M. Eugène *FLANDIN (Eugène- Napoléon), peintre et Flandin dans cet ouvrage, qui est terminé, conarchéologue français, né le 15 août 1809, à Na- siste en deux volumes in-folio de planches. Il ples, où son père était attaché à l'administration

à publié dans le Journal des Débats des nomilitaire du roi Joachim Murat. Après un voyage tices sur ses deux derniers voyages, et dans la Re en Italie, il exposa au salon de 1836 une grande vue des Deux-Mondes (1846) un article intéresVue de la Piazzetta, à Venise, qui fut achetée sant sur l'exhumation de la prétendue Ninive (1), par la liste civile, et une vue du pont des Soupirs, achetée par la société des Amis des

(1) Voy. Sur la non-authenticité des Ruines de Ni

Après ces grands travaux, M. Flandin s'est gres. Plus tard, il visita l'Italie avec ses deux remis à la peinture, et il a exposé en 1853 : frères, MM. Hippolyte et Paul Flandrin, puis il une grande Vue de Stambow ; une vue de

revint à Lyon, où il professa les doctrines ar. la Mosquée royale à Ispahan. En 1855 il a tistiques de son maitre. Une médaille d'or obteréexposé ces deux tableaux, en y ajoutant une nue au salon de 1840 semblait lui annoncer une Vue générale de Constantinople et une Vue certaine réputation, quand la mort vint l'atde l'Entrée du Bosphore. Il s'occupe d'un ou- teindre. Il succomba en peu de jours aux atvrage intitulé L'Orient, comprenant, au point taques d'une fièvre typhoïde. On a exposé de lui de vue pittoresqne, 150 pl. petit in-fol. qui repré- en 1840 : Savonarole préchant dans l'église sentent les pays situés entre les rivages euro- San-Miniato , à Florence ; Le Repos après le péens du Bosphore et des Dardanelles, et la bain; Vue intérieure de San Miniato à Flofrontière indienne.

GUYOT DE FÈRE. rence; un portrait d'homme; en 1841, 1842 et Renseignements particuliers.

1843, des portraits et une tête d'étude. FLANDRIN (Pierre), médecin vétérinaire

L. LOUVET. français, né à Lyon, le 12 septembre 1752, mort Dictionnaire de la Conversation. au commencement de juin 1796. Neveu de Cha- * FLANDRIN (Jean-Hippolyte), peintre bert, il embrassa la même profession que son français, né à Lyon, en 1809, frère cadet d'Auoncle, en entrant dès l'âge de quatorze ans à l'école guste Flandrin, étudia d'abord le dessin sous vétérinaire de Lyon. Il y fit ses études avec tant MM. Legendre et Magnin, puis sous M. Revoil. de distinction, qu'après les avoir terminées, il fut En 1829 il vint, avec son jeune frère Paul, à nommé professeur d'anatomie à l'école d'Alfort. Paris, et entra dans l'atelier de M. Ingres. En En 1786 il obtint la survivance de la direction

1832 il remporta au concours le grand prix de générale des écoles vétérinaires. Un voyage peinture, et partit pour l'Italie. Il arriva à Rome qu'il fit en Angleterre, en 1785, et une mission au mois de janvier 1833; un an après, son frère en Espagne, en 1786, pour surveiller l'envoi de Paul vint le rejoindre ; Auguste le suivit bientôt, moutons à laine fine, dirigerent son attention et tous trois purent encore travailler sous leur vers l'économie rurale, et il entreprit dans ce maitre, M. Ingres, nommé alors directeur de hut des travaux considérables, qu’une mort pré- l'Académie de Peinture à Rome. Vers la fin de maturée ne lui permit pas d'achever. On a de 1838, les trois frères rentrèrent en France, et lui : Précis de la connaissance extérieure du s'arrêtèrent à Lyon. Hippolyte et Paul vinrent cheval ; Paris, 1787, in-8°; Précis de l'ana

se fixer à Paris, travaillant dans le même atetomie du cheval ; Paris, 1787, in-8° ; --Pré- lier; mais, suivant les avis de M. Ingres, M. Hipcis splanchnologique, ou traité abrégé des polyte Flandrin seul resta fidèle au genre hisviscères du cheval; Paris, 1787, in-8°; torique. Ses compositions sont savantes et supé. Mémoire sur la possibilité d'améliorer les rieurement étudiées, d'une belle ordonnance et chevaux en France; Paris, 1790, in-8°; d'un grand caractère; mais la recherche du style

Traité sur l'Éducation des Bêtes à et la prétention à l'austérité sont souvent pousLaine; Paris, 1791, in-8°. Flandrin fut l'un des sées jusqu'à la froideur ; le dessin est d'une rédacteurs de l'Almanach vétérinaire, Paris, grande pureté, mais un peu uniforme. Ses figu1783-1793, in-8°, et des Instructions et obser- res sont d'une expression contenue, mais élevée; vations sur les maladies des animaux do- on voudrait seulement plus de mouvement, d'élan, mestiques , avec l'analyse des ouvrages vété. de verve, et plus de vivacité dans le coloris. Ses rinaires anciens et modernes; Paris, 1782. principaux ouvrages sont: Thésée reconnu dans 1795, 6 vol. in-8°. Flandrin rédigea la partie un festin par son père, sujet du grand prix; anatomique de l'Encyclopédie méthodique; il Euripide écrivant ses tragédies; Le poblia des articles dans les Mémoires de la So. Dante, conduit par Virgile, offrant des consociété d'Agriculture, le Journal de Médecine, lations aux âmes des envieux (salon de 1836); La Feuille du Cultivateur, le Mercure et le Jeune Berger (1836); - Saint Clair guéJournal de Paris.

rissant des aveugles (1837); Jésus-Christ Rabbe, Boisjolin, etc., Biographie univ. el port. des et les petits enfants (1839); portraits Contemporains ( suppl.). - Biographie médicale,

(1840 et 1841); - Saint Louis dictant ses Éta* FLANDRIN (Auguste), peintre français, né

blissements (1842) : grande composition exécuà Lyon, en 1804, mort dans la même ville, en

tée pour la Chambre des Pairs; portrait de août 1842. Il entra en 1818 à l'école des beaux

M. comte d'A. (1843); Mater dolorosa arts de sa ville natale, et y fit de rapides progrès. (1845); portraits (1845-1846); - Napoléon L'ainé d'une famille sans fortune, il se plaça de

législateur (1847), commandé pour la salle du bonne heure dans un atelier de lithographie, et comité de l'intérieur au Conseil d'État ; — porv dessina des vignettes de romance et des illus

traits, étude de femme (1848); portraits trations de toutes espèces. Venu à Paris en 1832,

(1850), etc. M. H. Flandrin a en outre exécuté il travailla deux ans sous la direction de M. In

bon nombre de grandes peintures monumentales; nive les deux mémoires de M. Ferd. Hoeser; Paris, (Di.

on lui doit la chapelle Saint-Jean, dans l'église dot) 1852.

Saint-Severin, terminée en 1840; en 1841, il fit

« PreviousContinue »