Satires, Volume 1

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Popular passages

Page 15 - Quel sujet inconnu vous trouble et vous altère ? D'où vous vient aujourd'hui cet air sombre et sévère , Et ce visage enfin plus pâle qu'un rentier A l'aspect d'un arrêt qui retranche un quartier...
Page 211 - Nos pères, sur ce point, étaient gens bien sensés, Qui disaient qu'une femme en sait toujours assez Quand la capacité de son esprit se hausse A connaître un pourpoint d'avec un haut-de-chausse.
Page 15 - D'un double cadenas font fermer les boutiques ; Que, retiré chez lui, le paisible marchand Va revoir ses billets et compter son argent; Que dans le marché-neuf tout est calme et tranquille ; Les voleurs à l'instant s'emparent de la ville. Le bois le plus funeste et le moins fréquenté Est, au prix de Paris, un lieu de sûreté.
Page 50 - Atque recens linum ostendit non una cicatrix? Nil habet infelix paupertas durius in se, Quam quod ridiculos homines facit. Exeat...
Page 15 - Fait paraître en courant sa bouillante vigueur : Qui jamais ne se lasse, et qui dans la carrière S'est couvert mille fois d'une noble poussière : Mais la postérité d'Alfane et de Bavard » , Quand ce n'est qu'une rosse , est vendue au hasard...
Page 15 - En quelque endroit que j'aille, il faut fendre la presse D'un peuple d'importuns qui fourmillent sans cesse : L'un me heurte d'un ais dont je suis tout froissé ; Je vois d'un autre coup mon chapeau renversé.
Page 179 - Audio, quid veteres olim moneatis amici: Pone seram, cohibe: sed quis custodiet ipsos Custodes ? cauta est et ab illis incipit uxor.
Page 212 - C'est à vous que je parle, ma sœur. Le moindre solécisme en parlant vous irrite ; Mais vous en faites, vous, d'étranges en conduite. Vos livres éternels ne me contentent pas ; Et, hors un gros Plutarque à mettre mes rabats, Vous devriez brûler tout ce meuble inutile...
Page 12 - II brise de Séjan la statue adorée ; Soit qu'il fasse au conseil courir les sénateurs, D'un tyran soupçonneux pâles adulateurs ; Ou que , poussant à bout la luxure latine, Aux porte-faix de Rome il vende Messaline ; Ses écrits pleins de feu partout brillent aux yeux.
Page 15 - S'est couvert mille fois d'une noble poussière : Mais la postérité d'Alfane et de Bayard ' , Quand ce n'est qu'une rosse , est vendue au hasard , Sans respect des aïeux dont elle est descendue , Et va porter la malle , ou tirer la charrue. Pourquoi donc voulez- vous que , par un sot abus , Chacun respecte en vous un honneur qui n'est plus ? On ne m' éblouit point d'une apparence vaine : La vertu , d'un cœur noble est la marque certaine.

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