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TEXTE.

PARAPHRASE. des chevaux se font temens des pieds de leurs rompues du batte

chevaux, qui font tombez ment des pieds ; du avec eux dans le même a. battement des pieds bime. des chevaux de ces puissans Guerriers.

Verf. 23. Mau. Que quelque fleau, envoyé dissez Mérez à des Cieux sur la ville de dit l'Ange de l’E- · Méroz, punifie l'inhumaternel: mandissez, nité de u les habitans, qui maudissez les habi- ont refusé de marcher à notans, car ils ne sont tre secours. Ce n'est

pas

moi point venus au fe- seulement qui prononce un cours de l'Eternel arrêt fi rigoureux , c'est avec les forts. l'Ange qui a la puiflance de

l'exécuter :

cct Ange qui

marREMARQUE S. fage avec le fameux vers de 54 Virgile , Quadrupedante putrem funitum quatit ungula

campum. 35 Jarchi croit que ce mot dabaroth'est celui, dont fe fervoient anciennement les Cavaliers, pour exciter leurs chevaux à marcher.

! Ce passage est encore très difficile , & il n'y a point de moyen sûr pour déterminer ce qu'il faut entendre ici par Méroz. 36 St. Jérome croit que c'est l'Ange qui prélidoit à la conservation des Cananéens, mais qui n'ofa faire tête à Michael, qui combattoit pour les Ifraëlites. Ce même Père nous fournit une solution plus raisonnable 57 dans un aucre Ouvrage: il dit qu'il y avoit un ville de ce nom près de la montagne de Thabor, mais il ne le prou

ve 54 VIRGIL, Æneid. VIII. verf. 595.

5 Sal. J ARCHI in jud. V. 22. pag. 68. 56 HIERON, ubi fup. pag. 10.

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TEXT Ε.

PARAPHRASE. marche à notre tête, & qui

conduit les armées d'Israël. Vers. 24. 25.

Mais que la bénédiction Bénite foit Jahel, du Ciel se répande avec plus femme de Héber d’abondance sur la personne Kénien, par dessus de Jahel, que sur aucune des toutes les femmes; femmes de la Terre. Avec qu'elle soit bénite quelle adresie & avec quelle par deffus les fem- fermeté n'a-t-elle pas renvera mes ,qui se tiennent sé le Ministre des cruautez & dans les tentes. Il des injustices du Tyran? Il a demandé de Peau, lui avoit demandé de l'eau, elle lui a donné du & elle lui a donné du lait : lait , elle lui a pré- elle la servi avec un respect senté du beurre affecté : elle lui a présenté dans la coupe des une coupe magnifique, afin

de REMARQÙ E S. ve par aucune autorité. Il dit aussi qu'il y avoit une ville appellée Merrbus à douze milles de Sebaste. 58 Les Thalmudistes avancent que Méroz étoit un homme de conséquence, qui habitoit proche le lieu où Sizera fut détait : mais qui refusa de contribuer à cette défaite. Ils disent aussi que Méroz étoit une Etoile. Mais 59 Mr. le Clerc foupçonne qu'il faut lire Merrum au lieu de Méroz: il le détermineroit entiérement pour cette leçon, fi quelque Auteur an. cien l'avoit autorisée : il n'a pas pris garde que la Vulgate favorifoit fa conjeure.

4 Les Thalmudistes dans le même endroit, que je viens de citer, disent que Baracexcommnunia , avec quatre cens Trompettes, tous ceux qui étoient à quatre coudées de Méroz.

* Il 57 Onomast. ad voc. Meroz pag. 112. & 113:

58 Gennara B A B Y L. tit. moeck katon cap. 3. fol. 16, Voi, qusii SELD. de Synelr. lib. I. cap. 7. pag. 84. 59 Jo. CLERIC. in Jud. V, 23. pag. 91.

Texte.

PARAPHRASE, grands Seigneurs. de l'éblouir par cet homma

ge, & de pouvoir le perdre

plus surement. Verf. 26. 27.

Elle a pris un clou d'une Elle a avancé sa main, & avec un marteau, main gauche , qu'elle tenoit dans l'autre, elle a pris un clou, elle l'a enfoncé dans les o de Ja main temples de Sizera , qui est droite aiunt pris le tombé mort & défiguré aux marteau des 04- pieds de cette Héroïne. vriers, elle a fraSizera, e lui a fendu la tête; elle a transpercé e traversé Jes temples,

Il se courba il tomba à ses pieds ; il fut

i étendu par terre : il fe courba tomba à ses pieds e ou il fe courba il tomba tout défiguré.

Verf. 28. La La mère de ce Général mère de Sizera re- croyoit le voir arriver tout gardoit par la fe. couvert de gloire. Elle hâmétre, s'écriçit toit fon retour par des veux

reREMAR QUE S. * Il y a dans l'Hébreu, une fille , deux filles à chacun par tête. Voici comment 6o un Rabbin a paraphrasé ce passage: Ex pulchris mulieribus , quæ funt

inter PO SAL. IARCHI À Jud. V. 30. pag. 70.

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Verf. 29. 30.

TEXTE.

PARAPHRASE. en regardant par redoublez: elle se tenoit aux les treillis , pour- fenêtres de fon Palais : elle quoi fon char tar- regardoit à travers les treillis, de-t-il à venir ? pour le découvrir de plus Pourquoi ses cha- loin : & elle s'écrioit dans riots vont-ils si les mouvemens de son imlentement? patience. Pourquoi fon char

tarde-t-il tant à venir ? Pourquoi les coursiers marchent-ils avec tant de lenteur?

Les Dames de la Cour Et les plus sages de étoient en mouvement pour fes Dames lui ont calmer les transports : elles répondu; elle aussi lui disoient, que le retardeJe répondoit à elle- ment de Sizera venoit de la méme ; n'ont-ils plénitude de la victoire , & & pas trouvé du bu- de la richesse du butin qu'il tin? Ils le parta- avoit remporté sur ses ennegent , une fille, mis. Cette femme enivrée deux filles à cha- de flaterie se repaissoit de ces cun par téte. Le agréables

Le agréables mais vaines espebutin des vétemens rances. On lui diloit

que de couleurs et à fils aimé avec tant de tenSizera le butin dresse, & attendu avec tant des vêtemens de d’impatience étoit occupé à couleurs es faits en fe choisir * les plus belles broderie ; il a pris captives, qui devoient être pour butin des ses esclaves : & qu'il alloit

s'enREMARQUES. inter Ifraëlitas, unicuique ex militibus Sifere due aut très funt in le&to fuo. Il n'est pas démontré que le mot Hébreu on, qui est dans l'Original , figuifie une fille, c'est un mot général, qui veut dire aimable.

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ce

cou.

Texte.

PARAPHRASE. vétemens de coue s'enrichir de tout ce que les leurs broclez en Israëlites avoient de plus deux endroits pour précieux. Tu as dissipé, ô mettre autour du Dieu, toutes ces chimériques

idées. Verf. 31. Ainsi Ainsi puissent être conpérissent, ô Eternel, fondus tous ceux qui t'ont tous tes ennemis, déclaré la guerre, en la & que ceux qui déclarant à ton peuple ! Mais t’aiment foient que tous ceux, qui brulent coinme le Soleil de zèle pour ta gloire, resquand il fort en sa femblent au Soleil qui force!

paroit le matin, & qui prend de nouvelles forces, jusqu'à ce qu'il soit parvenu à son midi!

Voilà notre Paraphrase du Cantique de Débora, que nous avons proposée, moins pour y servir d'éclaircissement, que pour faire lentir à nos Lecteurs combien il est difficile de l'éclaircir. Que si quelcun nous objecte, que nous ne nous sommes pas donnez moins de licence pour déterminer le sens de quelques-uns des pallages de l’Original , que ceux qui en ont voulu marquer les rimes & la cadence, nous

& avouerons avec ingenuité que cette objection ne sera pas tout-à-fait deftituéc de fondement & que nous nous sommes contentez de la plus grande vrailemblance, lors que nous avons manqué de preuves & de démonstrations.

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