Waking the Face that No One is: A Study in the Musical Context of Symbolist Poetics

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Rodopi, 2004 - Art - 132 pages
Poetry and music have seldom been more closely associated than at the end of the nineteenth century, and the texts in which Baudelaire and Wagner, Mallarmé and Scriabin, Maeterlinck and Debussy evoked the reader's and the listener's states of mind are unusually rich in suggestion. Can poetry combine, as music seems to do, the transcendent satisfaction of an all-inclusive viewpoint with the excitement and uncertainty of an unfolding narrative? Can it partake of music's power in order to give a face to the idea, and substitute, without disappointing, a definite variation for the ineffable theme? Symbolist writers intent on achieving musical effects in words looked for ways to overcome the hard division of subjects at the foundation of language, and the strategies they invented, while not always successful, show their supreme expectations concerning the receptive capability of their audience and an unqualified belief in the transforming power of their art.
Students of aesthetics, of French and comparative literature should find something of interest in this provocative and original book. For ease of reference, a detailed abstract of the contents is provided, along with English translations of all quotations in other languages.

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Contents

Rhythm Variation and Unity of Form
1
The Integrity of the Symbol
26
Subject and Setting in Two Symbolist Plays
61
René Ghil and the Contradictions of Synesthesia
88
Two Versions of the Symbolist Apocalypse
105
Bibliography
119
Index
129

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Common terms and phrases

Popular passages

Page 52 - Je dis : une fleur ! et, hors de l'oubli où ma voix relègue aucun contour, en tant que quelque chose d'autre que les calices sus, musicalement se lève, idée même et suave, l'absente de tous bouquets.
Page 41 - ... successivement furieux , radouci , impérieux , ricaneur. Ici c'est une jeune fille qui pleure , et il en rend toute la minauderie ; là , il est prêtre , il est roi , il est tyran ; il menace , il commande , il s'emporte...
Page 38 - ... brillantes: les plus petites branches, celles qui ne sont pas plus grosses que la patte d'une mésange, sont garnies d'une infinité de diamants, mobiles et éblouissants; on ne peut plus reconnaître le rameau primitif. Ce que j'appelle cristallisation, c'est l'opération de l'esprit, qui tire de tout ce qui se présente la découverte que l'objet aimé a de nouvelles perfections.
Page vii - Lui, quelqu'un ! ni cette scène, quelque part (l'erreur connexe, décor stable et acteur 140 réel, du Théâtre manquant de la Musique) : est-ce qu'un fait spirituel, l'épanouissement de symboles ou leur préparation, nécessite endroit, pour s'y développer, autre que le fictif foyer de vision dardé par le regard d'une foule...
Page 54 - For most of us, there is only the unattended Moment, the moment in and out of time, The distraction fit, lost in a shaft of sunlight, The wild thyme unseen, or the winter lightning, Or the waterfall, or music heard so deeply That it is not heard at all, but you are the music While the music lasts.
Page 31 - Music is as direct an objectification and copy of the whole will as the world itself, nay, even as the Ideas, whose multiplied manifestation constitutes the world of individual things. Music is thus by no means like the other arts, the copy of the Ideas, but the copy of the will itself, whose objectivity the Ideas are.
Page 89 - D'ailleurs, il ne serait pas ridicule ici de raisonner a priori, sans analyse et sans comparaisons; car ce qui serait vraiment surprenant, c'est que le son ne pût pas suggérer la couleur, que les couleurs ne pussent pas donner l'idée d'une mélodie, et que le son et la couleur fussent impropres à traduire des idées; les choses s'étant toujours exprimées par une analogie réciproque, depuis le jour où Dieu a proféré le monde comme une complexe et indivisible totalité.
Page 43 - S'il quittait la partie du chant, c'était pour prendre celle des instruments, qu'il laissait subitement pour revenir à la voix, entrelaçant l'une à l'autre de manière à conserver les liaisons et l'unité du tout, s'emparant de nos âmes et les tenant suspendues dans la situation la plus singulière que j'aie jamais éprouvée. Admirais-je ? oui, j'admirais. Etais-je touché de pitié? j'étais touché de pitié; mais une teinte de ridicule était fondue dans ces sentiments et les dénaturait.
Page 7 - Abolie, la prétention, esthétiquement une erreur, quoiqu'elle régit les chefs-d'œuvre, d'inclure au papier subtil du volume autre chose que par exemple l'horreur de la forêt, ou le tonnerre muet épars au feuillage: non le bois intrinsèque et dense des arbres.
Page 42 - ... qui murmurent dans un lieu solitaire et frais, ou qui descendent en torrent du haut des montagnes ; un orage, une tempête, la plainte de ceux qui vont périr, mêlée au sifflement des vents, au fracas du tonnerre.

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