La Henriade: poème

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Lecointe, 1835 - 239 pages
 

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Page 53 - A cet air vénérable, à cet auguste aspect, Les meurtriers surpris sont saisis de respect; Une force inconnue a suspendu leur rage. ^Compagnons, leur dit-il, achevez votre ouvrage, Et de mon sang glacé souillez ces cheveux blancs, Que le sort des combats respecta quarante ans; Frappez, ne craignez rien, Coligny vous pardonne; Ma vie est peu de chose, et je vous l'abandonne .... J'eusse aimé mieux la perdre en combattant pour vous.
Page 35 - Je chante ce héros qui régna sur la France Et par droit de conquête et par droit de naissance ; Qui par de longs malheurs apprit à gouverner, Calma les factions , sut vaincre et pardonner, Confondit et Mayenne, et la Ligue , et l'Ibère , Et fut de ses sujets le vainqueur et le père.
Page 27 - C'est d'un scrupule vain s'alarmer sottement, Et vouloir aux lecteurs plaire sans agrément. Bientôt ils défendront de peindre la Prudence, De donner à Thémis ni bandeau ni balance, De figurer aux yeux la Guerre au front d'airain, Ou le Temps qui s'enfuit, une horloge à la main ; Et partout des discours, comme une idolâtrie, Dans leur faux zèle iront chasser l'allégorie.
Page 52 - II voit briller partout les flambeaux et les armes : Son palais embrasé , tout un peuple en alarmes ; Ses serviteurs sanglants , dans la flamme étouffés ; Les meurtriers en foule au carnage échauffés , Criant à haute voix : « Qu'on n'épargne personne ; C'est Dieu, c'est Médicis ', c'est le roi qui l'ordonne!
Page 54 - Mais ce que l'avenir aura peine à comprendre, Ce que vous-même encore à peine vous croirez, Ces monstres furieux, de carnage altérés, Excités par la voix des prêtres sanguinaires, Invoquaient le Seigneur en égorgeant leurs frères, Et, le bras tout souillé du sang des innocents, Osaient offrir à Dieu cet exécrable encens. O combien de héros indignement périrent! Resnel...
Page 167 - C'est vous qui dans son sang avez trempé mes mains : Que la mère et le fils vous servent de pâture : Craignez-vous plus que moi d'outrager la nature ? Quelle horreur à mes yeux semble vous glacer tous ? Tigres , de tels festins sont préparés pour vous.
Page 52 - Coligny languissait dans les bras du repos, Et le sommeil trompeur lui versait ses pavots. Soudain de mille cris le bruit épouvantable Vient arracher ses sens à ce calme agréable.
Page 111 - Du Dieu qui nous créa la clémence infinie, Pour adoucir les maux de cette courte vie, A placé parmi nous deux êtres bienfaisants, De la terre à jamais aimables habitants, Soutiens dans les travaux, trésors dans l'indigence, L'un est le doux sommeil, et l'autre est l'espérance...
Page 111 - L'un, quand l'homme accablé sent de son faible corps Les organes vaincus sans force et sans ressorts, Vient par un calme heureux secourir la nature, Et lui porter l'oubli des peines qu'elle endure : L'autre anime nos cœurs, enflamme nos...
Page 45 - Aux murs de Westminster on voit paraître ensemble Trois pouvoirs étonnés du nœud qui les rassemble , Les députés du peuple , et les grands et le roi , Divisés d'intérêt, réunis par la loi , Tous trois membres sacrés de ce corps invincible, Dangereux à lui-même , à ses voisins terrible. Heureux lorsque le peuple , instruit...

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