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infinité de manières, et entre autres en ce qu'il n'y a aucune invective de la part des historiens contre Judas, ou Pilate, ni contre aucun des ennemis ou des bourreaux de Jésus-Christ.

Si cette modestie des historiens évangéliques avoit été affectée, aussi bien que tant d'autres traits d'un si beau caractère, et qu'ils ne l'eussent affectée que pour la faire remarquer; s'ils n'avoient osé la remarquer eux-mêmes, ils n'auroient pas manqué de se procurer des amis, qui eussent fait ces remarques à leur avantage. Mais comme ils ont agi de la sorte sans affectation, et par un mouvement tout désintéressé, ils ne l'ont fait remarquer par personne : je ne sais même si cela a été remarqué jusques ici; et c'est ce qui témoigne la naïveté avec laquelle la chose a été faite. III.

Jésus-Christ a fait des miracles, et les apôtres ensuite, et les premiers saints en ont fait aussi beaucoup; parceque les prophéties n'étant pas encore accomplies, et s'accomplissant par eux, rien ne rendoit témoignage que les miracles. Il étoit prédit que le Messie convertiroit les nations. Comment cette prophétie se fût-elle accomplie sans la conversion des nations? Et comment les nations se fussent-elles converties au Messie, ne voyant pas ce dernier effet des prophéties qui le prouvent? Avant donc qu'il fût mort, qu'il fût ressuscité, et que les nations fussent converties, tout n'étoit pas accompli; et ainsi il a fallu des miracles pendant tout ce temps-là. Maintenant il n'en faut plus pour prouver la vérité de la religion chrétienne; car les prophéties accomplies

sont un miracle subsistant.

point interrompu par la captivité de Babylone, à cause que le retour étoit promis et prédit. Quand Nabuchodonosor emmena le peuple, de peur qu'on ne crût que le sceptre fût ôté de Juda, il leur fut dit auparavant qu'ils y seroient peu, et qu'ils seroient rétablis. Ils furent toujours consolés par les prophètes, et leurs rois continuèrent. Mais la seconde destruction est sans promesse de rétablissement, sans prophètes, sans rois, sans consolation, sans espérance, parceque le sceptre est ôté pour jamais.

Ce n'est pas avoir été captif que de l'avoir été avec assurance d'être délivré dans soixante-dix ans. Mais maintenant ils le sont sans aucun espoir.

IV.

L'état où l'on voit les Juifs est encore une grande preuve de la religion. Car c'est une chose étonnante de voir ce peuple subsister depuis tant d'années, et de le voir toujours misérable : étant nécessaire pour la preuve de Jésus-Christ, et qu'ils subsistent pour le prouver, et qu'ils soient misérables puisqu'ils l'ont crucifié : et quoiqu'il soit contraire d'être miserable et de subsister, il subsiste néanmoins toujours malgré sa misère.

Mais n'ont-ils pas été presque au même état au temps de la captivité? Non. Le sceptre ne fut

Dieu leur a promis, qu'encore qu'il les dispersât aux extrémités du monde, néanmoins, s'ils étoient fidèles à sa loi, il les rassembleroit. Ils y sont donc très fidèles, et demeurent opprimés. Il faut donc que le Messie soit venu, et que la loi qui contenoit ces promesses soit finie par l'établissement d'une loi nouvelle.

V.

Si les Juifs eussent été tous convertis par JésusChrist, nous n'aurions plus que des témoins suspects; et s'ils avoient été exterminés, nous n'en aurions point du tout.

Les Juifs le refusent, non pas tous. Les saints le reçoivent, et non les charnels. Et tant s'en faut que cela soit contre sa gloire, que c'est le dernier trait qui l'achève. La raison qu'ils en ont, et la seule qui se trouve dans leurs écrits, dans le Talmud et dans les rabbins, n'est que parceque Jésus-Christ n'a pas dompté les nations à main armée. Jésus-Christ a été tué, disent-ils; il a succombé; il n'a pas dompté les païens par sa force; il ne nous a pas donné leurs dépouilles; il ne donne point de richesses. N'ont-ils que cela à dire? C'est en cela qu'il m'est aimable. Je ne voudrois point celui qu'ils se figurent.

VI.

Qu'il est beau de voir, par les yeux de la foi, Darius, Cyrus, Alexandre, les Romains, Pompée et Hérode, agir, sans le savoir, pour la gloire de l'Évangile!

VII.

La religion mahométane a pour fondement

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VIII.

Si deux hommes disent des choses qui paroissent basses, mais que les discours de l'un aient un double sens, entendu par ceux qui le suivent, et que les discours de l'autre n'aient qu'un seul sens si quelqu'un, n'étant pas du secret, il en entend discourir les deux en cette sorte, fera un même jugement. Mais si ensuite, dans le reste du discours, l'un dit des choses angéliques, et l'autre toujours des choses basses et communes, et même des sottises, il jugera que l'un parloit avec mystère, et non pas l'autre l'un ayant assez montré qu'il est incapable de telles sottises, et capable d'être mystérieux; et l'autre, qu'il est incapable de mystères, et capable de sottises.

car il n'a point fait de miracles; il n'a point été prédit, etc. Nul homme ne peut faire ce qu'a fait Jésus-Christ.

Mahomet s'est établi en tuant, Jésus-Christ en faisant tuer les siens; Mahomet en défendant de lire, Jésus-Christ en ordonnant de lire. Enfin cela est si contraire, que si Mahomet a pris la voie de réussir humainement, Jésus-Christ a pris celle de périr humainement. Et au lieu de conclure que, puisque Mahomet a réussi, JésusChrist a bien pu réussir, il faut dire que, puisque Mahomet a réussi, le christianisme devoit périr s'il n'eût été soutenu par une force toute divine.

ARTICLE XIII.

Dessein de Dieu de se cacher aux uns,
et de se découvrir aux autres.

I.

Dieu a voulu racheter les hommes, et ouvrir le salut à ceux qui le chercheroient. Mais les hommes s'en rendent si indignes, qu'il est juste qu'il refuse à quelques uns, à cause de leur endurcissement, ce qu'il accorde aux autres par une miséricorde qui ne leur est pas due. S'il eût voulu surmonter l'obstination des plus endurcis, il l'eût pu, en se découvrant si manifestement à eux, qu'ils n'eussent pu douter de la vérité de son existence; et c'est ainsi qu'il paroîtra au dernier jour, avec un tel éclat de foudres et un tel renversement de la nature, que les plus aveugles le verront.

Ce n'est pas en cette sorte qu'il a voulu paroître dans son avènement de douceur, parceque tant d'hommes se rendant indignes de sa clé

IX.

Ce n'est pas par ce qu'il y a d'obscur dans Mahomet, et qu'on peut faire passer pour avoir un sens mystérieux, que je veux qu'on en juge, mais par ce qu'il y a de clair, par son paradis et par le reste. C'est en cela qu'il est ridicule. Il n'en est pas de même de l'Écriture. Je veux qu'il y ait des obscurités, mais il y a des clartés admirables et des prophéties manifestes accomplies. La partie n'est donc pas égale. Il ne faut pas con-mence, il a voulu les laisser dans la privation fondre et égaler les choses qui ne se ressemblent du bien qu'ils ne veulent pas. Il n'étoit donc pas que par l'obscurité, et non pas par les clartés, juste qu'il parût d'une manière manifestement qui méritent, quand elles sont divines, qu'on divine, et absolument capable de convaincre tous les hommes; mais il n'étoit pas juste aussi qu'il vint d'une manière si cachée, qu'il ne pût être reconnu de ceux qui le chercheroient sincèrement. Il a voulu se rendre parfaitement connoissable à ceux-là; et ainsi, voulant paroître à découvert à ceux qui le cherchent de tout leur cœur, et caché à ceux qui le fuient de tout

"

révère les obscurités.

X.

Tout homme peut faire ce qu'a fait Mahomet: leur coeur, il tempère sa connoissance en sorte

L'Alcoran dit que saint Matthieu étoit homme de bien. Donc Mahomet étoit faux prophète, ou en appelant gens de bien des méchants, ou en ne les croyant pas sur ce qu'ils ont dit de JésusChrist.

qu'il a donné des marques de soi, visibles à ceux | Dieu se découvre en tout, et il n'est pas vrai qui le cherchent, obscures à ceux qui ne le cherchent pas. II.

qu'il se cache en tout. Mais il est vrai tout ensemble qu'il se cache à ceux qui le tentent, et qu'il se découvre à ceux qui le cherchent; parceque les hommes sont tout ensemble indignes de Dieu, et capables de Dieu; indignes par leur corruption, capables par leur première nature.

V..

misère de l'homme, ou la miséricorde de Dieu; Il n'y a rien sur la terre qui ne montre, ou la ou l'impuissance de l'homme sans Dieu, ou la puissance de l'homme avec Dieu. Tout l'univers apprend à l'homme, ou qu'il est corrompu, ou qu'il est racheté. Tout lui apprend sa grandeur ou sa misère. L'abandon de Dieu paroît dans les païens; la protection de Dieu paroît dans les Juifs.

Il y a assez de lumière pour ceux qui ne desirent que de voir, et assez d'obscurité pour ceux qui ont une disposition contraire. Il y a assez de clarté pour éclairer les élus, et assez d'obscurité pour les humilier. Il y a assez d'obscurité pour aveugler les réprouvés, et assez de clarté pour

les condamner et les rendre inexcusables.

Si le monde subsistoit pour instruire l'homme de l'existence de Dieu, sa divinité y reluiroit de toutes parts d'une manière incontestable; mais comme il ne subsiste que par Jésus-Christ et pour Jésus-Christ, et pour instruire les hommes, et de leur corruption, et de la rédemption, tout y éclate des preuves de ces deux vérités. Ce qui y paroît ne marque ni une exclusion totale, ni une présence manifeste de divinité, mais la présence d'un Dieu qui se cache: tout porte ce

caractère.

S'il n'avoit jamais rien paru de Dieu, cette privation éternelle seroit équivoque, et pourroit aussi bien se rapporter à l'absence de toute divinité qu'à l'indignité où seroient les hommes de le connoître. Mais de ce qu'il paroît quelquefois, et non toujours, cela ôte l'équivoque. S'il paroît une fois, il est toujours; et ainsi on ne peut en conclure autre chose, sinon qu'il y a un Dieu, et que les hommes en sont indignes.

III.

Le dessein de Dieu est plus de perfectionner la volonté que l'esprit. Or, la clarté parfaite ne serviroit qu'à l'esprit, et nuiroit à la volonté. S'il n'y avoit point d'obscurité, l'homme ne sentiroit pas sa corruption. S'il n'y avoit point de lumière, l'homme n'espéreroit point de remède. Ainsi il est non seulement juste, mais utile pour nous, que Dieu soit caché en partie, et découvert en partie, puisqu'il est également dangereux à l'homme de connoître Dieu sans connoître sa misère, et de connoître sa misère sans connoitre

Dieu.

IV.

Tout instruit l'homme de sa condition; mais il faut bien l'entendre: car il n'est pas vrai que

VI.

Tout tourne en bien pour les élus, jusqu'aux obscurités de l'Écriture; car ils les honorent, à cause des clartés divines qu'ils y voient : et tout tourne en mal aux réprouvés, jusqu'aux clartés; car ils les blasphèment à cause des obscurités qu'ils n'entendent pas.

VII.

Si Jésus-Christ n'étoit venu que pour sanctifier, toute l'Écriture et toutes choses y tendroient, et il seroit bien aisé de convaincre les infidèles. Mais comme il est venu in sanctificationem et in scandalum, comme dit Isaïe (Is., 8, 14), nous ne pouvons convaincre l'obstination des infidèles : mais cela ne fait rien contre nous, puisque nous disons qu'il n'y a point de conviction dans toute la conduite de Dieu pour les esprits opiniàtres, et qui ne cherchent pas sincèrement la vérité.

Jésus-Christ est venu afin que ceux qui ne voyoient point vissent, et que ceux qui voyoient devinssent aveugles : il est venu guérir les malades, et laisser mourir les sains; appeler les pécheurs à la pénitence et les justifier, et laisser ceux qui se croyoient justes dans leurs péchés; remplir les indigents, et laisser les riches vides.

Que disent les prophètes de Jésus-Christ? Qu'il sera évidemment Dieu? Non mais qu'il

est un Dieu véritablement caché ; qu'il sera mé- | après tout, qui regarde de près voit celle de Jéconnu ; qu'on ne pensera point que ce soit lui; sus-Christ bien discernée par Thamar, Ruth, etc. qu'il sera une pierre d'achoppement, à laquelle plusieurs heurteront, etc.

Les foiblesses les plus apparentes sont des forces à ceux qui prennent bien les choses par exemple, les deux généalogies de saint Matthieu et de saint Luc; il est visible que cela n'a pas été fait de concert.

C'est pour rendre le Messie connoissable aux bons, et méconnoissable aux méchants, que Dieu l'a fait prédire de la sorte. Si la manière du Messie eût été prédite clairement, il n'y eût point eu d'obscurité, même pour les méchants. Si le temps eût été prédit obscurément, il y eût eu obscurité, même pour les bons; car la bonté de leur cœur ne leur eût pas fait entendre qu'un □, par exemple, signifie six cents ans1. Mais le temps a été prédit clairement, et la manière en figures.

X.

de clarté, puisque nous en faisons profession. Qu'on ne nous reproche donc plus le manque Mais que l'on reconnoisse la vérité de la religion dans l'obscurité même de la religion, dans le peu de lumière que nous en avons, et dans l'indifférence que nous avons de la connoître.

religion, de même.

Par ce moyen les méchants, prenant les biens S'il n'y avoit qu'une religion, Dieu seroit trop promis pour des biens temporels, s'égarent mal-manifeste; s'il n'y avoit de martyrs qu'en notre gré le temps prédit clairement ; et les bons ne s'égarent pas car l'intelligence des biens promis dépend du cœur, qui appelle bien ce qu'il aime; mais l'intelligence du temps promis ne dépend point du cœur ; et ainsi la prédiction claire du temps, et obscure des biens, ne trompe que les méchants.

VIII.

Comment falloit-il que fût le Messie, puisque par lui le sceptre devoit être éternellement en Juda, et qu'à son arrivée le sceptre devoit être ôté de Juda?

Pour faire qu'en voyant ils ne voient point, et qu'en entendant ils n'entendent point, rien ne pouvoit être mieux fait.

La généalogie de Jésus-Christ dans l'ancien Testament est mêlée parmi tant d'autres inutiles, qu'on ne peut presque la discerner. Si Moïse n'eût tenu registre que des ancêtres de Jésus-Christ, cela eût été trop visible. Mais,

l'aveuglement, ne dit pas qu'il n'est point de Jésus-Christ, pour laisser les méchants dans Nazareth, qu'il n'est point fils de Joseph.

XI.

■ L'auteur fait ici allusion à ce que chez les Hébreux, comme chez les Grecs, toutes les lettres de l'alphabet ont leur valeur numérale, en sorte qu'elles tiennent lieu de chiffres.

Comme Jésus-Christ est demeuré inconnu parmi les hommes, la vérité demeure aussi parmi térieur: ainsi l'Eucharistie parmi le pain comles opinions communes, sans différence à l'ex

Au lieu de se plaindre de ce que Dieu s'est caché, il faut lui rendre grace de ce qu'il s'est tant découvert, et lui rendre grace aussi de ce qu'il ne s'est pas découvert aux sages, ni aux superbes, indignes de connoître un Dieu si saint.

IX.

mun.

Si la miséricorde de Dieu est si grande, qu'il nous instruit salutairement, même lorsqu'il se cache, quelle lumière ne devons-nous pas en attendre lorsqu'il se découvre?

On n'entend rien aux ouvrages de Dieu, si on ne prend pour principe qu'il aveugle les uns et

éclaire les autres.

ARTICLE XIV.

Que les vrais Chrétiens et les vrais Juifs n'ont qu'une même religion.

I.

La religion des Juifs sembloit consister essentiellement en la paternité d'Abraham, en la circoncision, aux sacrifices, aux cérémonies, en l'arche, au temple de Jérusalem, et enfin en la loi et en l'alliance de Moïse.

Je dis qu'elle ne consistoit en aucune de ces

| devant vous la mort et la vie, afin que vous choisissiez la vie, et que vous aimiez Dieu, et que vous lui obéissiez, car c'est Dieu qui est votre vie. (Deut., 30, 19, 20.)

Que les Juifs seront punis de Dieu comme les étrangers, s'ils l'offensent. Si vous oubliez Dieu, et que vous suiviez des dieux étrangers, je vous prédis que vous périrez de la même manière que les nations que Dieu a exterminées devant vous. (Deut., 8, 19, 20.)

Il est dit que les Juifs, faute de cet amour, seroient réprouvés pour leurs crimes, et les païens élus en leur place. Je me cacherai d'eux dans la vue de leurs derniers crimes; car c'est une nation méchante et infidèle. (Deut., 52, 20, 21.) Ils m'ont provoqué à courroux par les choses qui

Que les étrangers seront reçus de Dieu comme ne sont point des dieux; et je les provoquerai à les Juifs, s'ils l'aiment.

jalousie par un peuple qui n'est pas mon peuple, et par une nation sans science et sans intelligence. (Is., 65.)

Que les vrais Juifs ne considéroient leur mérite que de Dieu, et non d'Abraham. Vous êtes véritablement notre Père, et Abraham ne nous a pas connus, et Israël n'a pas eu connoissance de nous; mais c'est vous qui êtes notre Père et notre Rédempteur. (Is., 65, 16.)

Moïse même leur a dit que Dieu n'accepteroit pas les personnes. Dieu, dit-il, n'accepte pas les personnes, ni les sacrifices. (Deut., 10, 17.) Je dis que la circoncision du cœur est ordonnée. Soyez circoncis du cœur; retranchez les superfluités de votre cœur, et ne vous endurcissez pas; car votre Dieu est un Dieu grand, puissant et terrible, qui n'accepte pas les personnes. (Deut., 10, 16, 17. JÉRÉM., 4, 4.)

Que Dieu dit qu'il le feroit un jour. Dieu te circoncira le cœur et à tes enfants, afin que tu l'aimes de tout ton cœur. (Deut., 30, 6.)

Que les incirconcis de cœur seront jugés. Car Dieu jugera les peuples incirconcis, et tout le peuple d'Israël, parcequ'il est incirconcis de cœur. (JÉRÉM., 9, 25, 26.)

choses, mais seulement en l'amour de Dieu, et que Dieu réprouvoit toutes les autres choses.

Que Dieu n'avoit point d'égard au peuple charnel qui devoit sortir d'Abraham.

II.

Je dis que la circoncision étoit une figure1 qui avoit été établie pour distinguer le peuple juif de toutes les autres nations. (Genèse, 17, 11.)

Et de là vient qu'étant dans le désert, ils ne furent pas circoncis: parcequ'ils ne pouvoient se confondre avec les autres peuples, et que, depuis que Jésus-Christ est venu, cela n'est plus

nécessaire.

Que l'amour de Dieu est recommandé en tout. Je prends à témoin le ciel et la terre, que j'ai mis

1Figure n'est pas le mot propre; il falloit dire un signe, une marque. La Vulgate porte : Ut signum fæderis inter me

et vos..

Que les biens temporels sont faux, et que le vrai bien est d'être uni à Dieu. (Ps., 72.)

Que leurs fêtes déplaisent à Dieu. (AMOS., 5, 21.)

Que les sacrifices des Juifs déplaisent à Dieu, et non seulement des méchants Juifs, mais qu'il ne se plaît pas même en ceux des bons, comme il paroît par le psaume 49, où, avant que d'adresser son discours aux méchants par ces paroles: Peccatori autem dixit Deus, il dit qu'il ne veut point des sacrifices des bêtes, ni de leur sang. (Is., 66. JÉRÉM., 6, 20.)

Que les sacrifices des païens seront reçus de Dieu; et que Dieu retirera sa volonté des sacrifices des Juifs. (Malach., 1, 11.)

Que Dieu fera une nouvelle alliance par le Messie, et que l'ancienne sera rejetée. (JÉRÉM., 31, 31.)

Que les anciennes choses seront oubliées. (Is., 43, 18, 19.)

Qu'on ne se souviendra plus de l'arche. (JÉRÉM., 3, 16.) 12)

Que le peuple seroit rejeté. (JÉRÉM., 7, 15, 14.)

Que les sacrifices seroient rejetés, et d'autres sacrifices purs établis. (MALACH., 1, 10, 11.)

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