Le fond de Giboyer

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Gaume Frères et J. Duprey, 1863 - 267 pages

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Page 128 - Parbleu! pour m'en servir en la définissant, elle consiste à rouler le libre penseur, à tomber le philosophe, en un mot, à tirer la canne et le bâton devant l'arche. Un mélange de Bourdaloue et de Turlupin ; la facétie appliquée à la défense des choses saintes : le Dies irx sur le mirliton ! LE MARQUIS.
Page 172 - L'enfant Giboyer, ému du discours qu'il vient de copier, s'écrie : « Je crois que la seule base solide dans « l'ordre politique comme dans l'ordre moral , « c'est la foi, là !
Page 236 - On m'a accusé de vouloir faire le curé et même l'évêque; il me rend plus de justice. Je ne me suis jamais proposé que le rôle du suisse qui fait taire les mauvais drôles et met les chiens à la porte, afin que le service divin ne soit point troublé.
Page 239 - Cela, c'est le métier de l'insulteur,-et le pire du métier. Et quand l'opération s'exerce en sécurité parfaite contre des gens tenus au secret, elle est de telle nature qu'aucun vocable français ne la caractérise parfaitement. « M. Augier me semble avoir fait une mauvaise campagne. Il a reçu des avertissements pénibles. Suivant la belle métaphore qu'il a créée pour peindre les magnificences de l'amour paternel, le voilà réduit à lécher le chemin devant les pas de son Fils Giboyer.
Page 231 - Son vrai titre serait les Cléricaux, si ce vocable « était de mise au théâtre. « Le parti qu'il désigne compte dans ses rangs des « hommes de toutes les origines, des partisans de « l'Empire comme des partisans de la branche aînée « et de la branche cadette des Bourbons.
Page 230 - Possédez- vous assez sa manière?.. Giboyer. Parbleu! pour m'en servir en la définissant, elle consiste à rouler le libre penseur, à tomber le philosophe, en un mot, à tirer la. canne et le bâton devant l'arche. Un mélange de Bourdaloue et de Turlupin; la facétie appliquée à...
Page 182 - ans et sur lesquelles nos révolutions n'ont pas « songé à porter la main... » LE MARQUIS. Le fait est qu'elles se sont contentées d'y porter le pied. LE COMTE. Il ajoute ce galimatias étonnant : « Et c'est ce « problème à moitié résolu qu'on ose proclamer « insoluble! Au lieu d'achever l'édifice dans ses « parties provisoires, on le déclare atteint et con« vaincu de caducité et on aime mieux se confier « à des ruines! » Vous voyez que je possède mon auteur. Mais que j'épouse...
Page 230 - A quoi donc puis-je vous servir, sinon à remplacer votre virtuose? Vous avez pensé que la mauvaise honte ne m'arrêterait pas, et vous avez eu raison. Ma conscience n'a pas le droit de faire la prude. Mais, si vous avez cru m'avoir pour un morceau de pain, vous vous êtes trompé. Vous avez plus besoin de moi que je n'ai besoin de vous. Le Marquis. Oh! oh! voilà de la fatuité. Giboyer. Non, monsieur le marquis. Vous trouveriez peut-être un garnement de lettres aussi capable que moi de vider...
Page 178 - Nous n'avons rien? Et où as-tu vu dans l'histoire qu'une société en ait remplacé une autre, sans apporter au monde un dogme supérieur? — L'antiquité n'admettait l'égalité ni devant la loi humaine ni devant la loi divine; le moyen âge l'a proclamée au ciel, 89 l'a proclamée sur la terre.
Page 149 - ... feindre de croire que j'attaque les gouvernements tombés? Certes, c'est une tactique adroite de susciter contre moi un sentiment chevaleresque qui a un écho dans tous les cœurs honnêtes; mais où sont-ils, ces ennemis que je frappe à terre? Je les vois debout à toutes les tribunes ; ils sont en train d'escalader le char de triomphe; et quand j'ose, moi chétif, les tirer par la jambe, ils se retournent indignés en criant : « Respect aux vaincus ! » En vérité , c'est trop plaisant !...

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