L'Annee Philosophique, Volume 6

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F. Alcan, 1896 - Philosophy
 

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Page 179 - Ces longues chaînes de raisons, toutes simples et faciles, dont les géomètres ont coutume de se servir pour parvenir à leurs plus difficiles démonstrations...
Page 179 - Le premier était de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie que je ne la connusse évidemment être telle ; c'est-à-dire d'éviter soigneusement la précipitation et la prévention , et de ne comprendre rien de plus en mes jugements que ce qui se présenterait si clairement et si distinctement à mon esprit que je n'eusse aucune occasion de le mettre en doute.
Page 169 - Je voudrais demander à des personnes équitables si ce principe : La matière est dans une incapacité naturelle invincible de penser , et celuici : Je pense , donc je suis , sont en effet les mêmes dans l'esprit de Descartes et dans l'esprit de saint Augustin , qui a dit la même chose douze cents ans auparavant.
Page 293 - L'amour-propre est l'amour de soi-même et de toutes choses pour soi; il rend les hommes idolâtres d'eux-mêmes, et les rendrait les tyrans des autres, si la fortune leur en donnait les moyens ; il ne se repose jamais hors de soi, et ne s'arrête dans les sujets étrangers que comme les abeilles sur les fleurs pour en tirer ce qui lui est propre.
Page 190 - ... principes, hors la foi et la révélation, sinon en ce que nous les sentons naturellement en nous. Or ce sentiment naturel n'est pas une preuve convaincante de leur vérité , puisque, n'y ayant point de certitude hors la foi si l'homme est créé par un Dieu bon , par un démon méchant, ou à l'aventure, il est en doute si ces principes nous sont donnés ou véritables, ou faux, ou incertains, selon notre origine.
Page 189 - Montaigne est incomparable pour confondre l'orgueil de ceux qui, hors la foi, se piquent d'une véritable justice ; pour désabuser ceux qui s'attachent à leurs opinions, et qui croient trouver dans les sciences des vérités inébranlables...
Page 22 - ... destinée. Mais les machines de la nature, c'est-à-dire les corps vivants , sont encore machines dans leurs moindres parties jusqu'à l'infini. C'est ce qui fait la différence entre la nature et l'art , c'està-dire entre l'art divin et le nôtre.
Page 180 - On ne. doit jamais donner de consentement entier, qu'aux propositions qui paraissent si évidemment vraies, qu'on ne puisse le leur refuser sans sentir une peine intérieure et des reproches secrets de la raison...
Page 134 - ... j'ai une claire et distincte idée de moi-même, en tant que je suis seulement une chose qui pense et non étendue, et que d'un autre j'ai une idée distincte du corps en tant qu'il est seulement une chose étendue et qui ne pense point : il est certain que moi, c'est-à-dire mon esprit ou mon âme, par laquelle je suis ce que je suis, est entièrement et véritablement distincte de mon corps, et qu'elle peut être ou exister sans lui.
Page 46 - ... qu'elle n'est que lui manifesté dans les limites de cette action même. Comment serait-elle sienne, l'action qui n'exprimerait pas, selon tout ce qu'elle est, ce qu'il était quand il l'a faite? Penser qu'au même instant il est capable d'agir ainsi et capable d'agir Autrement, c'est le transformer en quelque chose d'équivoque et d'instable qui, d'un instant à l'autre, serait peut-être bien ce qu'il n'est pas et ne serait peut-être pas ce qu'il est; c'est imaginer qu'au lieu d'être précisément,...

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