Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc].

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Page 47 - Qu'Hercule ait un vengeur plus zélé que sa femme! Non , non , si sous le fer ce bras est engourdi , Si pour fendre ce flanc il n'est assez hardi, Que de cette montagne à tant d'autres fatale , Ce corps précipité jusqu'aux enfers dévale; Que mon sang sur ce mont fasse mille ruisseaux; Qu'à ces pierres mon corps laisse autant de morceaux; Qu'en un endroit du roc ma main reste pendue, Et ma peau déchirée en d'autres étendue : Une mort est trop douce, il la faut prolonger, Et mourir d'un seul...
Page 96 - Mais ce soin me travaille assez légèrement : Un bien que chacun fuit se conserve aisément. J'ai vu le peu d'état qu'on fait de ton service , Et je ne crains pas fort qu'aucune te ravisse. Je meure , il est bien vrai que l'amour n'a point d'yeux ; Je réputois jadis mon destin glorieux ; Quand ton affection s'offroit à ma mémoire , Je croyois tout Paris envieux de ma gloire; Que Filandre écrivît , que Filandre parlât , Je ne croyois jamais qu'un autre l'égalât. Opinion bien fausse , et...
Page 396 - Ecoute : au même instant que parut à ma vue Cette jeune beauté de tant d'attraits pourvue, D'un désordre soudain mes sens furent troublés, Mes esprits interdits, mes yeux comme aveuglés, Et je ne voyais rien qu'une douce lumière Qui m'avait ébloui de sa clarté première. Mais quel ordre, bons Dieux ! et quel raisonnement Est égal en douceur à ce dérèglement ? Ainsi, répond...
Page 178 - L'air retentit partout d'un effroyable bruit ; 1l eh sort un faux jour , mais qui nous est contraire-, Et qui nous éblouit plus qu'il ne nous éclaire; D'un choc impétueux les vents et les rochers Font naître la frayeur dans le sein des nochers : L'air redouble ses bruits , et le vent son haleine ; Ce fier tyran des airs fait cent monts d'une plaine; Il rompt, déchire, fend cordes, voiles et mâts...
Page 56 - O dieux! tout mon bonheur s'efface en un moment. Et je retombe enfin en ce triste élément ! Je revois ces forêts et la fatale plaine Où ce mortel poison a commencé ma peine.
Page 52 - J'ai toujours dû ma vie à ma seule défense, Et je n'ai point encore imploré ta puissance. Quand les têtes de l'Hydre ont fait entre mes bras Cent replis tortueux, je ne te priois pas; Quand j'ai , dans les enfers , affronté la mort même...
Page 24 - Mais apprends en deux mots quelle en sera l'issue. Demain, si je n'obtiens la faveur que je veux, J'immole à mon courroux cet objet de tes vœux; Ce beau fils, ce mignon, ton âme et tes délices, A tes yeux égorgé, payera mes services : Consulte là-dessus.
Page 70 - Traître, j'attends le coup que ta main lui prépare. En ce sein innocent pousse ton trait vainqueur, Tu frapperas Arcas, puisqu'il est dans mon cœur; Sommes-nous abordés en un séjour sauvage, Où l'on vive de sang, de crime et de carnage? Pourquoi , cruels , pourquoi jusqu'au palais noirci , Hercule cherchoit-il ce qu'il avoit ici?
Page 459 - N'est plus que la vertu des hommes imparfaits; On méprise leurs vœux, et cette résistance Qu'on fait à leurs desseins établit leur constance; D'amants ils sont censeurs, et par des titres faux Vantent une vertu qui naît de leurs défauts. Mais je vole un peu haut, retournons à Célie : Que ne peut à vos...
Page 150 - ... agréable amant , S'il aime autant que moi , viendra dans un moment. C'est ici que nos cœurs découvriront leurs flammes Et qu'un libre entretien charmera nos deux âmes ; Que nous n'en verrons plus altérer la douceur Par l'importunité d'une jalouse sœur; C'est là que je le veux assurer que je l'aime, Que je ne dois plus rien à son amour extrême , Que la peine où je suis égale ses travaux, Et que nos deux esprits brûlent de feux égaux. Dieux! le parfait amant! que sa grâce est aimable...

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