Essai sur les règnes de Claude et de Néron, ou Vie de Sénèque le philosophe, Volume 2

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chez J. L. J. Brière, 1823 - 491 pages
 

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Popular passages

Page 276 - ... témoignage suffit-il seul, et est-il permis de négliger jusqu'à certain point celui des autres hommes ? Au reste, mon ami, c'est pour m'acquitter avec vous et avec moi que je vous écris ce billet. S'il vous déplaît, jetez-le au feu, et qu'il n'en soit non plus question que s'il n'eût jamais été écrit. Je vous salue, vous aime, et vous embrasse.
Page 163 - ... la dernière classe des citoyens. Le spectacle de l'industrie humaine est en lui-même grand et satisfaisant : il est bon de connaître les différents rapports par lesquels chacun contribue aux avantages de la société. Ces connaissances ont un attrait naturel pour les enfants dont la curiosité est la première qualité. D'ailleurs il ya dans les arts mécaniques les plus communs un raisonnement si juste, si compliqué, et cependant si lumineux, qu'on ne peut assez admirer la profondeur de...
Page 299 - Roy du génie qui crée et de la méthode qui ordonne. Grimm déteste la méthode; c'est, selon lui, la pédanterie des lettres. Ceux qui ne savent qu'arranger feraient aussi bien de rester en repos ; ceux qui ne peuvent être instruits que par des choses arrangées , feraient tout aussi bien de rester ignorans. « —Mais c'est la méthode qui fait valoir.— Et qui gâte.
Page 331 - ... et de sa liberté? Ma bonne amie, je crois que vous ne m'avez pas bien lu. Ma première et ma seconde pièce forment un système d'action théâtrale dont il ne s'agit pas de chicaner un endroit, mais qu'il faut adopter ou rejeter en entier.
Page 308 - Vous vous êtes plaint, à ce qu'on m'a dit, que vous n'aviez pas entendu parler de moi au milieu de l'aventure scandaleuse qui a tant avili les gens de lettres et tant amusé les gens du monde ; c'est, mon cher maître, que j'ai pensé qu'il me convenait de me tenir tout à fait à l'écart...
Page 290 - D'après tout cela, vous croirez que je tiens beaucoup à l'Encyclopédie et vous vous tromperez. Mon cher maître, j'ai la quarantaine passée ; je suis las de tracasseries. Je crie, depuis le matin jusqu'au soir. Le repos, le repos, et il n'ya guère de jour que je ne sois tenté d'aller vivre obscur et mourir tranquille au fond de ma province. Il vient un temps où toutes les cendres sont mêlées. Alors, que m'importera d'avoir été Voltaire ou Diderot, et que ce soient vos trois syllabes ou...
Page 299 - Mes amis, je me rappelle une fable, écoutez-la. Elle sera peut-être un peu longue, mais elle ne vous ennuiera pas. « Un jour, au fond d'une forêt, il s'éleva une contestation sur le chant entre le rossignol et le coucou. Chacun prise son talent. « Quel oiseau, disait le coucou, a le chant aussi « facile, aussi simple, aussi naturel et aussi mesuré que « moi ? « — Quel oiseau, disait le rossignol, l'a plus doux, plus o varié, plus éclatant, plus léger, plus touchant que moi?
Page 278 - Madame d'Houdetot sur la sienne. Que sais-je encore ? Je ne suis point content de ses réponses ; je n'ai pas eu le courage de le lui témoigner ; j'ai mieux aimé lui laisser la misérable consolation de croire qu'il m'a trompé.
Page 305 - Ah! mon cher maître, si vous voyiez la Clairon traversant la scène, à demi renversée sur les bourreaux qui l'environnent, ses genoux se dérobant sous elle, les yeux fermés, les bras tombants, comme morte; si vous entendiez le cri qu'elle pousse en apercevant Tancrède, vous resteriez plus convaincu que jamais que le silence et la pantomime ont quelquefois un pathétique quo toutes les ressources de l'art oratoire n'atteignent pas.
Page 131 - S'il ya des choses qu'on ne dit que quand on croit n'être point entendu , il y en a apparemment que l'on n'écrit que quand on est bien sûr de n'être point lu.

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