La Henriade, poème, revue par G. Surenne

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Popular passages

Page 19 - C'est à toi d'annoncer ce qu'ils doivent apprendre ; C'est à toi de montrer aux yeux des nations Les coupables effets de leurs divisions.
Page 19 - JE chante ce héros qui régna sur la France Et par droit de conquête et par droit de naissance...
Page 40 - Et l'on porta sa tête aux pieds de Médicis, Conquête digne d'elle, et digne de son fils. Médicis la reçut avec indifférence, Sans paraître jouir du fruit de sa vengeance, Sans remords, sans plaisir, maîtresse de ses sens, Et comme accoutumée à de pareils présents.
Page 68 - Ainsi, lorsque les vents, fougueux tyrans des eaux, De la Seine ou du Rhône ont soulevé les flots, Le limon croupissant dans leurs grottes profondes S'élève, en bouillonnant, sur la face des ondes...
Page 39 - A cet air vénérable, à cet auguste aspect, Les meurtriers surpris sont saisis de respect ; Une force inconnue a suspendu leur rage. Compagnons, leur dit-il, achevez votre ouvrage, Et de mon sang glacé souillez ces cheveux blancs Que le sort des combats respecta quarante ans ; Frappez, ne craignez rien : Coligny vous pardonne ; Ma vie est peu de chose, et je vous l'abandonne... J'eusse aimé mieux la perdre en combattant pour vous...
Page 153 - Son enfance, ïa voix, sa misère, et ses charmes, A sa mère en fureur arrachent mille larmes ; Elle tourne sur lui son visage effrayé, Plein d'amour, de regret, de rage, de pitié ; Trois fois le fer échappe à sa main défaillante.
Page 100 - Dans le centre éclatant de ces orbes immenses, Qui n'ont pu nous cacher leur marche et leurs distances, Luit cet astre du jour par Dieu même allumé, Qui tourne autour de soi sur son axe enflammé. De lui partent sans fin des...
Page 122 - D'un tendre hymen à peine il goûtait les appas ; Favori des amours, il sortait de leurs bras. Honteux de n'être encor fameux que par ses charmes, Avide de la gloire, il volait aux alarmes. Ce jour, sa jeune épouse, en accusant le ciel, En détestant la ligue et ce combat mortel...
Page 50 - N'offrait de tous côtés que farouches soldats, Endurcis aux travaux, vieillis dans les combats, Accoutumés au sang, et couverts de blessures ; Leur fer et leurs mousquets composaient leurs parures. Comme eux vêtu sans pompe, armé de fer comme eux, Je conduisais aux coups leurs escadrons poudreux ; Comme eux, de mille morts affrontant la tempête, Je n'étais distingué qu'en marchant à leur tête.
Page 20 - Dis les malheurs du peuple, et les fautes des princes : Viens, parle ; et s'il est vrai que la fable autrefois Sut à tes fiers accents mêler sa douce voix ; Si sa main délicate orna ta tête altière ; Si son ombre embellit les traits de ta lumière, Avec moi sur tes pas permets-lui de marcher, Pour orner tes attraits, et non pour les cacher.

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