La Henriade, poëme: Éd. stéréotype d'après le procédé de Firmin Didot

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Chez F. Didot frères, 1833 - 239 pages
 

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Page 140 - D'un tendre hymen à peine il goûtait les appas ; Favori des amours il sortait de leurs bras ; Honteux de n'être encor fameux que par ses charmes, Avide de la gloire , il volait aux alarmes. Ce jour, sa jeune épouse, en accusant le ciel, En détestant la ligue et ce combat mortel...
Page 54 - Ses serviteurs sanglants, dans la flamme étouffés ; Les meurtriers en foule au carnage échauffés...
Page 55 - A cet air vénérable, à cet auguste aspect, Les meurtriers surpris sont saisis de respect; Une force inconnue a suspendu leur rage. « Compagnons, leur dit-il, achevez votre ouvrage, Et de mon sang glacé souillez ces cheveux blancs Que le sort des combats respecta quarante ans; Frappez, ne craignez rien : Coligny vous pardonne ; Ma vie est peu de chose, et je vous l'abandonne. J'eusse aimé mieux la perdre en combattant pour vous.
Page 126 - Par d'invisibles nœuds en ces lieux prisonnière : Sous un joug inconnu, que rien ne peut briser, Dieu sait l'assujettir sans la tyranniser ; A ses suprêmes lois d'autant mieux attachée, Que sa chaîne à ses yeux pour jamais est cachée ; Qu'en obéissant même elle agit par son choix, Et souvent aux destins pense donner des lois. Mon cher fils...
Page 54 - Coligny languissait dans les bras du repos, Et le sommeil trompeur lui versait ses pavots. Soudain de mille cris le bruit épouvantable Vient arracher ses sens à ce calme agréable.
Page 45 - Divisés d'intérêts, réunis par la loi ; Tous trois, membres sacrés de ce corps invincible, Dangereux à lui-même, à ses voisins terrible ; Heureux, lorsque le peuple, instruit dans son devoir, Respecte, autant qu'il doit, le souverain pouvoir; Plus heureux, lorsqu'un roi, doux, juste, et politique, Respecte, autant qu'il doit, la liberté publique ! Ah ! s'écria Bourbon, quand pourront les Français Réunir, comme vous, la gloire avec la paix?
Page 173 - C'est vous qui dans son sang avez trempé mes mains : Que la mère et le fils vous servent de pâture : Craignez-vous plus que moi d'outrager la nature ? Quelle horreur à mes yeux semble vous glacer tous ? Tigres , de tels festins sont préparés pour vous.
Page 106 - L'un , des faveurs" de Rome esclave ambitieux , S'adresse au légat seul , et devant lui déclare Qu'il est temps que les lis rampent sous la tiare ; Qu'on érige à Paris ce sanglant tribunal , Ce monument...
Page 157 - Le moissonneur ardent, qui court avant l'aurore Couper les blonds épis que l'été fait éclore , S'arrête, s'inquiète et pousse des soupirs; Son cœur est étonné de ses nouveaux désirs.
Page 144 - Tels, au fond des forêts, précipitant leurs pas, Ces animaux hardis, nourris pour les combats, Fiers esclaves de l'homme, et nés pour le carnage...

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