Œuvres de Jean Lemaire de Belges: Œuvres diversees

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Page 203 - Pyrrhus, la laitière, enfin tous, Autant les sages que les fous. Chacun songe en veillant; il n'est rien de plus doux: Une flatteuse erreur emporte alors nos âmes; Tout le bien du monde est à nous, Tous les honneurs, toutes les femmes. Quand je suis seul, je fais au plus brave un défi...
Page 101 - La premiere contiendra la description du temple de Venus, selon la mode poétique. Et sera rhythmee de vers tiercets, à la façon Italienne ou Toscane, et Florentine : Ce que nul autre de nostre langue Gallicane ha encores attenté densuiure, au moins que ie sache.
Page 128 - Voicy le noble roc, qui les nues surpasse, Des plus hauts monts qu'on sache au monde l'outrepasse, Dont le sommet atteint, l'air du ciel tressalubre. Or est tout ce Rocher, diuers, glissant et lubre.
Page 133 - Florence, est précedee du don du grand empereur Charlemaigne Roy des Francz, fondateur ou instaurateur de la cité de Florence la belle, et non rebelle aux François : car on en void lapparence, attendu que leur flourissance nha onques failli à la franchise des nostres, depuis le temps quon frequente les Itales. loingnons donques ces fleurs de lis ensemble, qui desia sont vnies. Les vnes sont dor en champ dazur : les autres sont de gueules sur argent. Or nest il possible à personne qui veult viure...
Page 179 - Parquoy aduient, qu'en la fin gasteut tout. Hz se font grans, là ou ilz furent minces, Hz ont les yeux plus cler voyans que Lynces A leur proufit, à quoy ilz veillent moult, Hz mordent tant de leurs aigres espinces, Qu'apovrir font Royaumes et prouinces, Dont en la fin les grans Roys et les Princes . En ont la honte, et le peuple le coust.
Page 100 - Cestasauoir dun costé par aucunes alliances et communications qui se treuuent et sentretiennent entre lesdites deux nations. Mesmement entre le peuple de Florence et la noblesse Françoise. Et le contraire se monstre par les guerres, factions, bendes, et inimitiez violentes, de Veniciens, auecques leurs confederez contre ceux de nostre langue. Donques, il mha semblé bon pour chose morale et duisant à la chose publique, et aussi delectable aux lisans, de mettre peine à (l) On dirait sa Concorde...
Page 99 - ... soubstenoit que la langue françoise estoit assez gente et propice, souffisante assez et du tout élégante pour exprimer en bonne foy et mettre en effect tout ce que le langaige toscan ou florentin, ja soit ce qu'il soit le plus fleurissant d'Ytalie, sçauroit dicter ou excogiter, soit en amours, soit autrement...
Page 232 - de monstrer par escritures et raisons apparentes, et notifier à la gent populaire, les vrayes, et non flateuses louenges et merites de leurs princes, et les bonnes et justes quereles d'iceux ; mesmement quand l'estat de la guerre est scandaleux, estrange et non accoustumé, et le péril eminent de dangereuse consequence, à fin que les...
Page 6 - M'est vn couteau mortellement trenchant. Las, si ie parle, et cifflo, et me degoise, Et qu'en chantant ie maine douce noise, Ce n'est pour moy, mais pour toy resiouir. le me tairay s'on ne me veult ouir, Ains (3) qu'on me laisse en ce lieu solitaire, A moy moleste, et à nul salutaire. Las, ie voy bien que trop me nuit mon plaid : Veu que plaisir et ioye te desplait. Si seray dit (quand trop ie m'esuertue) Le Pelican, qui de son bec se tue. Bien peu s'en faut que celuy ne maudie, Qui me donna tel...
Page 52 - Et que le nom de l'vn l'autre prenons : Car desormais en tous cris et clamours, Tu seras dit la Mort, et moy Amours : Amours seray, et tu la Mort clamé, De tout chacun haï, craint et blasmé. Si aymeront trop mieux les bons humains Estre des miens, que tomber en tes mains.

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