Politique d'Aristote, Volume 1

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Imprimerie royale, 1837 - 527 pages
 

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Popular passages

Page 27 - le veut , puisqu'elle fait les corps des hommes libres « différents de ceux des esclaves, donnant à ceux-ci « la vigueur nécessaire dans les gros ouvrages de la « société, rendant au contraire ceux-là incapables de « courber leur droite stature à ces rudes labeurs , et « les destinant seulement aux fonctions de la vie civile, « qui se partage pour eux entre les occupations de « la guerre et celles de la paix...
Page 27 - Les autres ani« maux ne peuvent pas même comprendre la raison: « ils obéissent à leurs sensations. Au reste, l'utilité des « animaux domestiques et celle des esclaves sont à « peu près les mêmes ; les uns comme les autres nous « aident , par le secours de leurs forces corporelles, à « satisfaire les besoins de l'existence. La nature même « le veut , puisqu'elle fait les corps des hommes libres « différents de ceux des esclaves, donnant à ceux-ci « la vigueur nécessaire dans les...
Page 25 - Quand on est inférieur à ses semblables autant que le corps l'est à l'âme, la brute à l'homme, et c'est la condition de tous ceux chez qui l'emploi des forces corporelles est le meilleur parti à espérer de leur être, on est esclave par nature...
Page 29 - Puis l'illustre philosophe conclut ainsi :—" II est donc évident que les uns sont naturellement libres, et les autres naturellement esclaves, et que, pour ces derniers, l'esclavage est aussi utile qu'il est juste.
Page 51 - On convint de donner et de recevoir dans les échanges une matière qui, utile par elle-même, fût aisément maniable dans les usages habituels de la vie; ce fut du fer, par exemple, de l'argent, ou telle autre substance analogue, dont on détermina d'abord la dimension et le poids, et qu'enfin, pour se délivrer des embarras de continuels mesurages, on marqua d'une empreinte particulière, signe de sa valeur.
Page 105 - ... à la possession individuelle des biens, mais à la perversité des hommes. Et en effet ne voit-on pas les associés et les propriétaires communs bien plus souvent en procès entre eux que les possesseurs de biens personnels? Et encore le nombre de ces associations est-il bien rare comparativement à celui des propriétés particulières.
Page 11 - Si l'homme est infiniment plus sociable que les abeilles et tous les autres animaux qui vivent en troupe, c'est évidemment, comme je l'ai dit souvent, que la nature ne fait rien en vain. Or, elle accorde la parole à l'homme exclusivement. La voix peut bien exprimer la joie et la douleur ; aussi ne manque-t-elle pas aux autres animaux, parce que leur organisation va jusqu'à ressentir ces deux affections et à se les commumquer.
Page 99 - L'homme a deux grands mobiles de sollicitude et d'amour, c'est la propriété et les affections ; or il n'ya place ni pour l'un ni pour l'autre de ces sentiments dans la République de Platon.
Page 5 - ... qui, par des vues de conservation, a créé certains êtres pour commander et d'autres pour obéir. C'est elle qui a voulu que l'être doué de raison...
Page 13 - Ce qui prouve bien la nécessité naturelle de l'État et sa supériorité sur l'individu, c'est que, si on ne l'admet pas, l'individu peut alors se suffire à lui-même dans l'isolement du tout, ainsi que du reste des parties; or, celui qui ne peut vivre en société, et dont l'indépendance n'a pas de besoins, celui-là ne saurait jamais être membre de l'État. C'est une brute ou un dieu.

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