Essai sur l'origine des idées et sur le fondement de la certitude, suivi de nouvelles observations sur le carthésianisme: à l'occasion d'un nouvel écrit de M. le vicomte de Bonald

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Chez A. Vaton, 1853 - Knowledge, Theory of - 262 pages

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Popular passages

Page 17 - Lorsque j'ai dit que l'idée de Dieu est naturellement en nous, je n'ai jamais entendu autre chose, que la nature a mis en nous une faculté par laquelle nous pouvons connaître...
Page 100 - ... philosophie cartésienne. Je vois naître de son sein et de ses principes, à mon avis mal entendus, plus d'une hérésie; et je prévois que les conséquences qu'on en tire contre les dogmes que nos pères ont tenus la vont rendre odieuse, et feront perdre à l'Église tout le fruit qu'elle en pouvait espérer pour établir dans l'esprit des philosophes la divinité et l'immortalité de l'âme.
Page 78 - ... même un instant sans rentrer pour jamais dans le néant. Et cependant si la raison humaine, la raison de chacun de nous est une faculté si noble et si précieuse, si elle est la lumière qui nous éclaire et l'autorité qui nous gouverne, quelle autorité plus imposante, quelle lumière plus éclatante que la raison universelle, la raison de tous les peuples et de toutes les sociétés, la raison de tous les temps et de tous les lieux? Les philosophes allèguent des erreurs locales et populaires...
Page 125 - Rome (1) ont décidé, n'est pas incontinent article de foi pour cela, et qu'il faut premièrement que le Concile y ait passé. Mais je ne suis point si amoureux de mes pensées, que de me vouloir servir de telles exceptions, pour avoir moyen de les maintenir...
Page 84 - Au lieu d'attacher le premier anneau de la chaîne de nos connaissances à quelque point fixe placé hors de l'homme, cet anneau, nous le tenons d'une main, et nous étendons la chaîne de l'autre, et nous croyons la suivre lorsqu'elle nous suit. Nous prenons en nous-mêmes le point d'appui sur lequel nous voulons nous enlever ; en un mot, nous nous pensons nousmêmes, ce qui nous met dans la position d'un homme qui voudrait se peser lui-même sans balance et sans contrepoids.
Page 140 - HISTOIRE DE SAINT IGNACE DE LOYOLA et de la Compagnie de Jésus, par le RP Bartoli, jésuite ; traduite de l'italien, et augmentée de nouveaux documents. 2 vol. in-8, portrait. 12 fr. — LE MÊME OUVRAGE, 2 vol.
Page 84 - ... je crois". Sans cette croyance préalable, des vérités générales qui sont reconnues sous une expression ou sous une autre dans la société humaine, considérée dans la généralité la plus absolue, et dont la crédibilité est fondée sur la plus grande autorité possible, l'autorité...
Page 59 - Et même, comme je juge quelquefois que les autres se trompent dans les choses qu'ils pensent le mieux savoir, que sais-je s'il n'a point fait que je me trompe aussi toutes les fois que je fais l'addition de deux et de trois , ou que je nombre les côtés d'un carré...
Page 88 - ... humaines, plus de point fixe auquel on puisse attacher le premier anneau de la chaîne des vérités, plus de signe auquel on puisse distinguer la vérité de l'erreur, plus de raison, en un mot, au raisonnement. Il n'ya plus même de philosophie à espérer, et il faut se résigner à errer dans le vide des opinions humaines, des contradictions et des incertitudes, pour finir par le dégoût de toute vérité et bientôt par l'oubli de tous les devoirs.
Page 84 - ... dans nos idées et dans nos sensations; mais ces idées et ces sensations sont nous-mêmes qui pensons et qui sentons. Nous jugeons donc de nos idées et de nos sensations, avec nos idées et nos sensations, et nous n'avons pour apercevoir, distinguer...

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