Histoire des variations des Églises protestantes, suivie des Avertissemens aux protestans, sur les lettres du ministre Jurieu, Volume 3

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Page 482 - Basnage a bien répondu à son attente. Mais savoir si sa réponse est solide et ses raisons soutenables, cet essai le fera connoître. Nous reviendrons, s'il le faut, à M. Jurieu : les écrits où l'on m'avertit qu'il répand sur moi tout ce qu'il a de venin, ne sont pas encore venus à ma connoissance ; je les attends avec joie, non-seulement parce que les injures et les calomnies sont des couronnes à un chrétien et à un évêque, mais encore comme un témoignage de la foiblesse de sa cause....
Page 444 - Loin que le peuple en cet état soit souverain , il n'ya pas même de peuple en cet état. Il peut bien y avoir des familles , et encore mal gouvernées et mal assurées; il peut bien y avoir une troupe, un amas de monde , une multitude confuse : mais il ne peut y avoir de peuple ; parce qu'un peuple suppose déjà quelque chose qui réunisse quelque conduite...
Page 476 - Et il est bien vraisemblable que nous, desquels jamais n'a été ouïe une seule parole séditieuse, et desquels la vie a toujours été connue simple et paisible, quand nous vivions sous vous, Sire, machinions de renverser les royaumes...
Page 405 - Car qui jamais a imaginé qu'un tel droit pût se trouver parmi les hommes , ni qu'il y eût un droit de renverser le droit même , c'est-à-dire , une raison pour agir contre la raison ; puisque le droit n'est autre chose que la raison même , et la raison la plus certaine , puisque c'est la raison reconnue par le consentement des hommes?
Page 446 - II est donc certain qu'il n'ya aucune relation de maître, de serviteur, de père, d'enfant, de mari, de femme , qui ne soit établie sur un pacte mutuel et sur des obligations mutuelles : en sorte que quand une partie anéantit ces obligations , elles sont anéanties de l'autre.
Page 444 - ... originairement de la multitude ou du peuple. Mais il ne faut pas conclure de là , avec M. Jurieu , que le peuple comme un souverain ait distribué les pouvoirs à un chacun : car pour cela il faudroit déjà qu'il j eût ou un souverain , ou un peuple réglé ; ce que nous voyons qui n'étoit pas.
Page 457 - C'est même un bien pour le peuple que le gouvernement devienne aisé ; qu'il se perpétue par les mêmes lois qui perpétuent le genre humain, et qu'il aille pour ainsi dire avec la nature.
Page 32 - Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais c'est moi qui vous ai choisis, et qui vous ai établis, afin que vous alliez et que vous portiez du fruit...
Page 428 - ... et à la conservation de ceux qui le servent. Dieu veut donc que le peuple entende que c'est au roi à juger ces cas, et que s'il excède son pouvoir, il n'en doit compte qu'à lui : de sorte que le droit qu'il a n'est pas le droit de faire licitement ce qui est mauvais ; mais le droit de le faire impunément à l'égard de la justice humaine...
Page 131 - ... pour tous les élus une préférence gratuite de la divine miséricorde, une grâce toujours prévenante, toujours nécessaire pour toutes les œuvres de piété ; et dans tous ceux qui les pratiquent, une conduite spéciale qui les y conduit. C'est ce qu'on ne trouvera jamais dans les semi-pélagiens. Que si on passe plus avant...

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