Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françoise

Front Cover
Chez Lefèvre, 1818 - French language - 810 pages
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Selected pages

Common terms and phrases

Popular passages

Page 537 - J'eus sujet de me plaindre de mon tailleur, qui m'avait fait perdre en un instant l'attention et l'estime publique; car j'entrai tout à coup dans un néant affreux.
Page 359 - Venez, peuples, venez maintenant; mais venez plutôt, princes et seigneurs; et vous qui jugez la terre, et vous qui ouvrez aux hommes les portes du ciel; et vous, plus que tous les autres, princes et princesses, nobles rejetons de tant de rois, lumières de la France, mais aujourd'hui obscurcies et couvertes de votre douleur comme d'un nuage; venez voir le peu qui nous reste d'une si auguste naissance, de tant de grandeur, de tant de gloire.
Page 341 - ... c'est un discernement prompt, comme celui de la langue et du palais, et qui prévient comme lui la réflexion ; il est, comme lui, sensible et voluptueux à l'égard du bon ; il rejette, comme lui, le mauvais avec soulèvement ; il est souvent, comme lui, incertain et égaré, ignorant même si ce qu'on lui présente doit lui plaire, et ayant quelquefois besoin, comme lui, d'habitude pour se former.
Page 342 - Si le goftl n'est pas arbitraire , il est donc fondé sur des principes incontestables ; et , ce qui en est une suite nécessaire , il ne doit point y avoir d'ouvrage de l'art dont on ne puisse juger en y appliquant ces principes.
Page 50 - Chine) s'assemblent en particulier, à certains jours, pour hono« rerieurs ancêtres. » (Voltaire.) Nos ancêtres , nos aïeux , nos pères ; ces expressions sont à peu près synonymes, lorsque, sans avoir égard à sa propre famille, on les applique en général et indistinctement aux personnes de la nation qui ont précédé le temps où nous vivons ; elles diffèrent en ce qu'il se trouve une gradation d'ancienneté , de façon que le siècle de nos pères touche au nôtre, que no* aïeux les...
Page 489 - Le goût de Paris s'est trouvé conforme à celui d'Athènes ; mes spectateurs ont été émus des mêmes choses qui ont mis autrefois en larmes le plus savant peuple de la Grèce...
Page 341 - Comme le mauvais goût, au physique, consiste à n'être flatté que par des assaisonnements trop piquants et trop recherchés. ainsi le mauvais goût dans les arts est de ne se plaire qu'aux ornements étudiés , et de ne pas sentir la belle nature. Le goût dépravé dans les aliments est de choisir ceux qui dégoûtent les autres hommes; c'est une espèce de maladie. Le goût dépravé dans les arts est de se plaire à des sujets qui révoltent les esprits bien faits , de préférer le burlesque...
Page 343 - Les grâces de la diction, soit en éloquence, soit en poésie, dépendent du choix des mots, de l'harmonie des phrases, et encore plus de la délicatesse des idées et des descriptions riantes. L'abus des grâces est l'afféterie, comme l'abus du sublime est l'ampoulé : toute perfection est près d'un défaut.
Page 307 - ... car cela vient de ce que les expressions figurées signifient, outre la chose principale, le mouvement et la passion de celui qui parle, et impriment ainsi l'une et l'autre idée dans l'esprit; au lieu que l'expression simple ne marque que la vérité toute nue.
Page 529 - Le mot de peu ne convient point à un nom : un peu de gloire, un peu de renommée, de réputation , de puissance , se dit dans toutes les langues, et un peu de nom dans aucune. Il ya une grammaire commune à toutes les nations, qui ne permet pas que les adverbes de quantité se joignent à des choses qui n'ont pas de quantité. On peut avoir plus ou moins de gloire ou de puissance; mais non pas plus ou moins de nom.

Bibliographic information