Histoire de la littérature française sous le gouvernement de juillet, Volume 2

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Lecoffre, 1876 - France - 1140 pages
 

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Page 168 - O Christ ! je ne suis pas de ceux que la prière Dans tes temples muets amène à pas tremblants; Je ne suis pas de ceux qui vont à ton Calvaire, En se frappant le cœur, baiser tes pieds sanglants...
Page 539 - Chaque membre de l'atelier social aurait droit de disposer de son salaire à sa convenance ; mais l'évidente économie et l'incontestable excellence de la vie en commun ne tarderaient pas à faire naître de l'association des travaux la volontaire association des besoins et des plaisirs. Les capitalistes seraient appelés dans l'association et toucheraient l'intérêt du capital par eux versé, lequel intérêt leur serait garanti sur le budget ; mais ils ne participeraient aux bénéfices qu'en...
Page 171 - Vous vouliez pétrir l'homme à votre fantaisie; Vous vouliez faire un monde. — Eh bien, vous l'avez fait. Votre monde est superbe, et votre homme est parfait ! Les monts sont nivelés, la plaine est éclaircie; Vous avez sagement taillé l'arbre de vie; Tout est bien balayé sur vos chemins de fer; Tout est grand, tout est beau , — mais on meurt dans votre air . Vous y faites vibrer de sublimes paroles; Elles flottent au loin dans les vents empestés.
Page 142 - D'aller sans user son chemin, De pétrir l'univers, et comme une poussière De soulever le genre humain ; Les jarrets épuisés, haletante et sans force, Prête à fléchir à chaque pas, Elle demanda grâce à son cavalier corse; Mais bourreau, tu n'écoutas pas! Tu la pressas plus fort de ta cuisse nerveuse, Pour étouffer ses cris ardents; Tu retournas le mors dans sa bouche baveuse, De fureur tu brisas ses dents. Elle se releva...
Page 169 - Dors-tu content, Voltaire, et ton hideux sourire Voltige-t-il encor sur tes os décharnés? Ton siècle était, dit-on, trop jeune pour te lire; Le nôtre doit te plaire, et tes hommes sont nés.
Page 169 - Jésus, ce que tu fis, qui jamais le fera? Nous, vieillards nés d'hier, qui nous rajeunira? Nous sommes aussi vieux qu'au jour de ta naissance. Nous attendons autant, nous avons plus perdu. Plus livide et plus froid, dans son cercueil immense Pour la seconde fois Lazare est étendu.
Page 158 - Qu'as-tu fait pour mourir, ô noble créature, Belle image de Dieu, qui donnais en chemin Au riche un peu de joie, au malheureux du pain ? Ah ! qui donc frappe ainsi dans la mère nature, Et quel faucheur aveugle, affamé de pâture, Sur les meilleurs de nous ose porter la main ? XIII Ne suffit-il donc pas à l'ange des ténèbres Qu'à peine de ce temps il nous reste un grand nom ? Que Géricault, Cuvier, Schiller, Goethe et Byron...
Page 169 - Ne quittes-tu jamais la couche nuptiale, Où vous vous embrassez dans les vers du tombeau, Pour t'en aller tout seul promener ton front pâle Dans un cloître désert ou dans un vieux château? Que te disent alors tous ces grands corps sans vie, Ces murs silencieux, ces autels désolés, Que pour l'éternité ton souffle a dépeuplés? Que te disent les croix? que te dit le Messie ? Oh!
Page 158 - Ah ! combien, depuis peu, sont partis pleins de vie, Sous les cyprès anciens que de saules nouveaux ! La cendre de Robert à peine refroidie, Bellini tombe et meurt ! — Une lente agonie Traîne Carrel sanglant à l'éternel repos.
Page 119 - Enfant, vous êtes l'aube et mon âme est la plaine Qui des plus douces fleurs embaume son haleine Quand vous la respirez ; Mon âme est la forêt dont les sombres ramures S'emplissent pour vous seul de suaves murmures, Et de rayons dorés.

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