Lettres de Madame de Sévigné: de sa famille, et de ses amis. Édition ornée de vingt-cinq portraits dessinés par Devéria, augmentée de plusieurs lettres inédites, des cent cinq lettres publiées en 1814 par Klostermann, des notes et notices de Grouvelle, et des réflexions de l'abbé de Vauxelles

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Page 432 - C'est ici où les Bohémiennes poussent leurs agréments ; elles font des dégognades, où les curés trouvent un peu à redire ; mais enfin, à cinq heures, on va se promener dans des pays délicieux ; à sept heures, on soupe légèrement, on se couche à dix. Vous en savez présentement autant que moi.
Page 443 - J'ai commencé aujourd'hui la douche ; c'est une assez bonne répétition du purgatoire. On est toute nue dans un petit lieu souterrain , où l'on trouve un tuyau de cette eau chaude, qu'une femme vous fait aller où vous voulez. Cet état, où l'on conserve à peine une feuille de figuier pour tout habillement, est une chose assez humiliante.
Page 47 - On couvre le corps d'un manteau, on le porte dans une haie, on le garde à petit bruit. Un carrosse vient, on l'emporte dans sa tente : ce fut là où M.
Page 10 - Le coup de canon vient donc, et emporte le bras de SaintHilaire qui montrait cette batterie, et tue M. de Turenne : le fils de Saint-Hilaire se jette à son père, et se met à crier et à pleurer. Taisez-vous, mon enfant, lui dit-il ; voyez, en lui montrant M. de Turenne raide mort, voilà ce qu'il faut pleurer éternellement, voilà ce qui est irréparable.
Page 10 - Turenne qui avait toujours galopé, pour lui faire voir une batterie; c'était comme s'il eût dit : Monsieur, arrêtez-vous un peu, car c'est ici que vous devez être tué.
Page 46 - Monsieur, lui dit-il, vous avez raison : je ne veux point du tout être tué aujourd'hui; cela sera le mieux du monde." Il eut à peine tourné son cheval, qu'il aperçut Saint-Hilaire, le chapeau à la main, qui lui dit: "Monsieur, jetez les yeux sur cette batterie que je viens de faire placer là.
Page 142 - Les mutins de Rennes se sont sauvés il ya « longtemps ; ainsi les bons pâtiront pour les méchants ; mais je « trouve tout fort bon, pourvu que les quatre mille hommes de « guerre qui sont à Rennes, sous MM.
Page 150 - Vins s'ennuient fort de leur emploi ; ce dernier m'a accablée de compliments; je crois qu'il viendra ici. Ils s'en retourneront dans quinze jours; mais toute l'infanterie demeurera. On a pris à l'aventure vingtcinq ou trente hommes que l'on va pendre. On a transféré le parlement; c'est le dernier coup ; car Rennes sans cela ne vaut pas Vitré.
Page 138 - Il s'en faut beaucoup que j'aye peur de ces troupes; mais je prends part à la tristesse et à la désolation de toute la province. On ne croit pas que nous ayons d'états ; et si on les tient, ce sera encore pour racheter les...
Page 45 - , qui demeure pour quelques jours chez le cardinal de Bouillon, me pria hier de dîner avec eux deux, pour parler de leur affliction : madame de La Fayette y vint : nous fîmes bien précisément ce que nous avions résolu; les yeux ne nous séchèrent pas. Madame d'Elbeuf avoit...

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