La métaphysique, Volume 2

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Ed. de l'institut superieur de philosophie., 1840
 

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Page 354 - Il ya donc aussi quelque chose qui meut éternellement; et comme il n'ya que trois sortes d'êtres, ce qui est mu, ce qui meut, et le moyen terme entre ce qui est mu et ce qui meut, c'est un être qui meut sans être mu, être éternel, essence pure et actualité pure3.
Page 355 - ... évident qu'autant il ya de planètes, autant il doit y avoir d'essences, éternelles de leur nature, et chacune immobile en soi L'une est la première, l'autre la seconde, dans un ordre correspondant au mouvement des astres entre eux...
Page 215 - Or, la pensée est mise en mouvement par l'intelligible , et l'ordre du désirable2 est intelligible en soi et pour soi ; et dans cet ordre l'essence est au premier rang ; et, entre les essences, la première est l'essence simple et actuelle. Mais l'un et le simple ne sont pas la même chose : l'un désigne une mesure commune à plusieurs êtres ; le simple est une propriété du même...
Page 43 - nous, qu'aucun universel, quel qu'il soit, soit une « substance. Et d'abord, la substance première d'un « individu, c'est celle qui lui est propre, qui n'est point « la substance d'un autre. L'universel, au contraire, est « commun à plusieurs êtres; car ce qu'on nomme uni« versel, c'est ce qui se trouve, dans la nature, en un
Page 83 - Des puissances dont nous parlons , les unes résident dans les êtres inanimés, les autres dans les êtres animés, dans l'âme, dans la partie de l'âme où se trouve la raison. On voit qu'il doit y avoir des puissances irrationnelles et des puissances rationnelles; et tous les actes, toutes les sciences pratiques, toutes les sciences enfin sont des puissances: car ce sont là des principes de changement dans un autre être en tant qu'autre.
Page 215 - Le désirable et l'intelligible meuvent sans être mus, et le premier désirable est identique au premier intelligible ; car l'objet du désir, c'est ce qui paraît beau, et l'objet premier de la volonté, c'est ce qui est beau. Nous désirons une chose parce qu'elle nous semble bonne, plutôt qu'elle ne nous semble telle parce que nous la désirons. Le principe ici c'est...
Page 213 - Empédocle, qui admet comme principes l'Amitié et la Discorde, et les philosophes qui font le mouvement éternel, Leucippe, par exemple. Il ne faut donc pas dire que pendant un temps indéfini le chaos et la nuit existaient seuls. Le monde est de tout temps ce qu'il est (soit qu'il y ait des retours périodiques ', soit qu'une autre doctrine ait raison), si l'acte est antérieur à la puissance.
Page 217 - C'est parce qu'elles sont des actions, que la veille, la sensation, la tentation, la pensée sont nos plus grandes jouissances, l'espoir et le souvenir ne sont des jouissances que par leur rapport avec celles-là.
Page 248 - ... l'existence des idées. La doctrine des idées fut, chez ceux qui la proclamèrent, la conséquence de ce principe d'Heraclite, qu'ils avaient accepté comme vrai : Toutes les choses sensibles sont dans un flux perpétuel...
Page 104 - C'est pour cela que le soleil, les astres, le ciel tout entier, sont toujours en acte; et il n'ya pas à craindre qu'ils s'arrêtent jamais, comme le craignent les Physiciens * : ils ne se lassent point dans leur marche, car leur mouvement n'est point comme celui des êtres périssables, l'action d'une puissance qui admet les contraires. Ce qui fait que la continuité du mouvement est fatigante pour ces derniers, c'est que la substance des êtres périssables, c'est la matière, et que la matière...

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