Le guide des humanistes: ou, Premiers principes de gout, developpes par des remarques sur les plus beaux vers de Virgile et autres bons pöetes latins et français

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Page 57 - Celui qui met un frein à la fureur des flots Sait aussi des méchants arrêter les complots. Soumis avec respect à sa volonté sainte, Je crains Dieu, cher Abner, et n'ai point d'autre crainte Cependant je rends grâce au zèle officieux Qui sur tous mes périls vous fait ouvrir les yeux.
Page 100 - UN bloc de marbre était si beau Qu'un statuaire en fit l'emplette. Qu'en fera, dit-il, mon ciseau ? Sera-t-il dieu, table, ou cuvette ? Il sera dieu : même je veux Qu'il ait en sa main un tonnerre. Tremblez, humains ! faites des vœux : Voilà le maître de la terre!
Page 109 - La mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ; On a beau la prier, La cruelle qu'elle est se bouche les oreilles, Et nous laisse crier. Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre, Est sujet à ses lois; Et la garde qui veille aux barrières du Louvre N'en défend point nos Rois. De murmurer contre elle et perdre patience II est mal à propos ; Vouloir ce que Dieu veut est la seule science Qui nous met en repos.
Page 204 - Je les lui promettois tant qu'a vécu son père. Non, vous n'espérez plus de nous revoir encor, Sacrés murs que n'a pu conserver mon Hector ! A de moindres faveurs des malheureux prétendent, Seigneur; c'est un exil que mes pleurs vous demandent; Souffrez que, loin des Grecs, et même loin de vous, J'aille cacher mon fils et pleurer mon époux.
Page 261 - S'il ne m'en laisse assez pour avoir un cochon. Le porc à s'engraisser coûtera peu de son ; II était, quand je l'eus, de grosseur raisonnable : J'aurai, le revendant, de l'argent bel et bon.
Page 301 - Va, laisse-moi le soin de mon sort déplorable. Puisse le juste ciel dignement te payer! Et puisse ton supplice à jamais effrayer Tous ceux qui, comme toi, par de lâches adresses, Des princes malheureux nourrissent les faiblesses, Les poussent au penchant où leur cœur est enclin, Et leur osent du crime aplanir le chemin!
Page 304 - Triste destin des rois! Esclaves que nous sommes Et des rigueurs du sort et des discours des hommes, Nous nous voyons sans cesse assiégés de témoins, Et les plus malheureux osent pleurer le moins! ULYSSE. Je suis père...
Page 110 - Mon imitation n'est point un esclavage : Je ne prends que l'idée, et les tours, et les lois Que nos maîtres suivaient eux-mêmes autrefois. Si d'ailleurs quelque endroit plein chez eux d'excellence Peut entrer dans mes vers sans nulle violence, Je l'y transporte, et veux qu'il n'ait rien d'affecté, Tâchant de rendre mien cet air. d'antiquité.
Page 21 - II réprime des mots l'ambitieuse emphase; Ici le sens le choque , et plus loin c'est la phrase. Votre construction semble un peu s'obscurcir : Ce terme est équivoque; il le faut éclaircir. C'est ainsi que vous parle un ami véritable. Mais souvent sur ses vers un auteur intraitable A les protéger tous se croit intéressé, Et d'abord prend en main le droit de l'offensé.
Page 142 - N'offrent jamais de vous que de nobles images. Je ne puis estimer ces dangereux auteurs Qui de l'honneur, en vers, infâmes déserteurs, Trahissant la vertu sur un papier coupable, Aux yeux de leurs lecteurs rendent le vice aimable.

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