Poèmes civiques; Tribuns et courtisans

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Page 66 - Songe aux fleuves de sang où ton bras s'est baigné, De combien ont rougi les champs de Macédoine, Combien en a versé la défaite d'Antoine, Combien celle de Sexte, et revois tout d'un temps Pérouse au sien noyée, et tous ses habitants.
Page 137 - Ceuxdont l'âme, inflexible aux caprices des hommes, Au joug sacré des lois se courbe avec amour; Ceux qui sont purs d'envie et de vanité basse ; Ceux qui ne rêvent pas, complices d'un tyran, D'abattre ou d'avilir tout front qui les dépasse Et de faire petit ce que Dieu voulait grand...
Page 181 - Ferme à jamais l'oreille aux tribuns hypocrites, Au démagogue impur, complice du Germain. J'ai connu de beaux jours, ô France maternelle ! Où libres sous nos rois, idolâtres des arts, Tes jeunes fils croyaient à -la paix éternelle Et riaient de mépris au seul nom des Césars. Dupes de ces voisins que nous appelions frères. De leur jargon obscur naïfs admirateurs, Nous tendions, par-dessus nos tranquilles frontières, Une loyale main à leurs maîtres-chanteurs. Mais puisqu'ils sont venus...
Page 55 - D'un crayon venimeux notaient les mécontents. O grand siècle! ôbonheurdont nous ferons l'épreuve! Un jour viendra, ce jour rêvé par Sainte-Beuve, Où les Muses d'État, nous tenant par la main, Enrégimenteront chez nous l'esprit humain. Selon le numéro, selon l'arme et le grade, Nous verrons les beaux-arts défiler la parade. Tels, conscrits aujourd'hui, marchant les pieds déchaux, Qui seront colonels, peut-être maréchaux, Suivant qu'ils useront, dans le panégyrique, De prose tempérée...
Page 59 - D'un ton facétieux célébrant vos bamboches, Vous lui ferez la nique en frappant sur vos poches. .. •. • — Reposons-nous, amis, dans un cher souvenir ; Fuyons dans le passé, fuyons dans l'avenir. Voici l'ombre et le soir! Rappelez-vous l'aurore Qui nous éveilla tous, nous qui chantons encore . Quand notre âme embrassait, dans sa virginité, Et jeune poésie et jeune liberté. Comme nous écoutions aux portes du cénacle ! Comme un lambeau de vers nous semblait un oracle...
Page 159 - C'est à vous, paysans, d'achever l'œuvre sainte; Debout, les vieux Gaulois ! Et fauchons l'étranger sous cette ferme enceinte Du temple de nos lois. Lulèce vous attend, l'Europe vous regarde, 0 guerriers de l'Arvor ! Que Dieu pour vous guider suscite un puissant barde, Dont la harpe soit d'or ; Qu'il réveille vos morts au fond de leurs cavernes, Vos aïeux en courroux ! Je vous jette ce cri du pied des monts Arvernes, Moi ,- Celte comme vous.
Page 25 - Vous qui preniez, des mainsd'Eschyle et de Platon, L'idée à Sunium, le glaive à Marathon. Hier, vous aviez chacun votre beauté choisie, Tantôt la liberté, tantôt la poésie ; Alors aux grandes voix les cœurs étaient ouverts, Et les beaux sentiments s'inspiraient des beaux vers. Tous, alors, adoptant nos poètes pour guides, Nous montions, dédaigneux des intérêts sordides, Fiers, altérés du beau plutôt que du bonheur, Amoureux de l'amour, du droit, du vieil honneur, Et tous prêts à...
Page 183 - ... Écho de ton esprit, ô vieux chêne, ô vieux sage, Je ne parlerai plus pour aimer et bénir. Je ne l'entendrai plus — la honte étant lavée — Chanter pour moi, dans l'ombre où je cache mes pleurs, La Muse que je sers, fière et tête levée, Et tressant sous ses doigts des couronnas de fleurs.
Page 57 - Muses d'Etat, nous tenant sous la main, Enrégimenteront chez nous l'esprit humain. Selon le numéro, selon l'arme et le grade, Nous verrons les beaux-arts défiler la parade. . . A vous, heureux auteurs, les croix, les missions, Les succès consacrés par vingt éditions, Et dans le Moniteur en six longues colonnes Le Causeur du lundi vous tressant des couronnes, Qui sait même ? à l'école où se font nos penseurs, Enseignant ce beau style aux futurs professeurs.
Page 151 - Allez votre chemin, Français du Nouveau-Monde, Race de nos aïeux tout à coup ranimés! Allez, laissant chez nous une trace féconde, Offrir un noble sang au Dieu que vous aimez.

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