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CLASSE DES INSCRIPTIONS ET BELLES LETTRES.

1832. M. GATIEN-ARNOULT, Recteur honoraire de l'Académie de Tou

louse, ancien Maire de Toulouse, ancien Député, rue La

peyrouse, 3. 1837. M. HAMEL, *, Professeur honoraire à la Faculté des lettres, rue

Deville, 3. 1847. M. MOLINIER, 0. 7, Doyen honoraire de la Faculté de Droit,

rue du Rempart-Saint-Etienne, 9. 1853. M. DELAVIGNE, *, Professeur et Doyen houoraire de la Fa

culté des lettres, rue Peyrolade, 1 bis. 1859. M. G. DE CLAUSADE, rue Mage, 13. 1859. M. Ad. BAUDOUIN, Archiviste du département, place Mage, 34. 1861. M. VAÏSSE-CIBIEL , Avocat , rue du Taur, 38. 1865. M. RoscHACH, , Archiviste de la ville de Toulouse, Inspec

teur des antiquités, rue Saint-Rome, 21. 1875. M. DUMÉRIL, , Doyen de la Faculté des lettres, rue Mon

taudran, 80. 1880. M. PRADEL, rue Pargaminières, 66. 1880. M. HALLBERG, Professeur à la Faculté des lettres, Grande

Allée, 3. 1881. M. VILLENEUVE, *, ancien conseiller à la Cour d'appel, rue

Lapeyrouse, 3. 1883. M. SAINT-CHARLES, place Rouaix, 10. 1884. M. PAGET, Professeur à la Faculté de Droit, allées Lafayette, 36. 1884. M. H. DUMÉRIL, Maitre de Conférences à la Faculté des Lettres,

rue Montaudran, 80.

(La liste des Associés correspondants sera publiée dans le volume du deuxième semestre. On prie les personnes qui auraient à signaler quelque erreur dans cette liste, telle qu'elle est dressée dans l'Annuaire de cette année, de vouloir bien les faire connaître à M. le Secrétaire perpétuel, rue Lapeyrouse, 3.)

DE

L'ACADÉMIE DES SCIENCES

INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES

DE TOULOUSE

ANATOMIE COMPARÉE

CEINTURE SCAPULO-CLAVICULAIRE DES VERTÉBRÉS

PAR M. LAVOCAT (1)

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

La construction des Membres est établie, chez les Vertébrés, d'après un molèle uniforme. Mais ces organes locomoteurs présentent nécessairement de nombreuses variétés, selon que les animaux doivent se mouvoir sur le sol, dans l'eau ou dans l'air.

Ces modifications apparaissent non seulement sur des espèces différentes, mais parfois aussi sur un même sujet, par exemple si l'on compare les membres antérieurs aux membres postérieurs, chez les Oiseaux ou les Chauves-Souris.

La conformité des membres antérieurs et postérieurs est plus marquée chez les Quadrupèdes, par cela même que ces colonnes remplissent un rôle presque semblable pour le soutien et la progression. Cependant les membres postérieurs se différencient

(1) Lu dans la séance du 22 novembre 1883.

8e SÉRIE. TOME vi, 1.

1

des antérieurs en ce que, moins chargés par le poids du corps et plus aptes à l'impulsion, ils se relient au tronc par la ceinture forte et complète des os Iliaques.

Ici, l'action des membres est parallèle au grand axe du corps. Mais il n'en est pas toujours ainsi, par exemple chez les Reptiles marcheurs, dont les quatre membres, dirigés transversalement en dehors, soulèvent peu le corps et le poussent en ayant. Alors, il y a moins de différences entre les membres scapulaires et les membres iliaques, comme on le voit chez les Lézards, les Crocodiles et surtout les Tortues, dont l'Epaule s'appuie, en haut, sur la colonne vertébrale, et en bas, sur le Sternum.

Chez les Vertébrés qui vivent dans l'eau, les membres antérieurs font office de rames, el concourent à l'impulsion, ainsi qu'à la direction du corps. Afin d'avoir plus de force, dans le liquide résistant sur lequel ils agissent, le Bras et l'Avant-bras sont courts et peu mobiles, tandis que les Doigts, disposés en nageoires plus ou moins larges, tournent en dedans leur face palmaire, s'allongent et se dirigent en arrière.

Dans les Poissons, le Bras rudimentaire joue sur une Epaule simple et résistante.

Bientôt, à mesure que les membres antérieurs se développent, l'Arc scapulaire se compose de deux ou trois pièces, comme on le voit successivement, d'abord chez les Amphibiens inférieurs et les Crocodiles, puis dans les Grenouilles et les Tortues.

Chez les Mammifères amphibies et aquatiques, tels que les Phoques, les Siréniens et les Cétacés, les meo,bres antérieurs, mieux constitués que chez les Poissons, présentent à peu près le même genre de conformation. Mais, dans ces Mammifères devenus aquatiques, l’Epaule conserve les caractères de leurs ancètres terrestres.

Les Oiseaux, dont la Paléontologie fait remonter l'origine jusqu'aux Reptiles, – sont d'abord plus aples à marcher qu'à voler : leurs ailes courtes jouent sur une ceinture scapulaire peu développée, comme chez l’Aptéryx. A mesure que les Oiseaux s'adaptent au vol, l'aile s'allonge et l’Epaule se perfectionne. Elle acquiert une construction complète qui, réunissant la souplesse à la solidité, répond parfaitement à l'action puissante et répétée que doivent exécuter les ailes, pour soutenir l'Oiseau dans l'air, fluide mobile et peu résistant.

Chez les Mammifères, la Ceinture scapulaire présente des modifications, selon que les membres antérieurs sont destinés exclusivement ou non aux mouvements locomoteurs. Imparfaite chez l'es Quadrupèdes ongulés, elle devient plus complète chez les Rongeurs, les Quadrumames et l'Homme.

Considéré au point de vue général, l'Arc scapulaire est le premier rayon des membres antérieurs. Il en est de même de l'os lliaque, son homotype, sur lequel jouent les membres

postérieurs. Comme l'os lliaque, l'Arc scapulaire est formé de trois pièces : l'Omoplate, le Coracoïde et la Clavicule, correspondant à l'Ilium, à l’Ischium et au Pubis.

Lorsque l'Epaule est complètement développée, la disposition réciproque de ses trois pièces est en forme d'Y renversé (: l'Omoplate est prolongée inférieurement, en avant, par le Coracoïde et, en arrière, par la Clavicule. Ces deux dernières pièces prennent appui sur le Sternum, et sont reproduites symétriquement, mais en sens inverse, dans l'Arc lliaque, c'est-àdire : le Coracoïde par l'Ischium et la Clavicule par le Pubis.

Ce type de construction n'est entièrement établi que dans certains Vertébrés, tels que quelques Reptiles, la plupart des Oiseaux et les Monotremes.

Chez les autres, l'Arc scapulaire n'est pas au complet, soit parce que le Coracoide n'est pas encore développé, soit parce qu'il y a réduction du Coracoïde et de la Clavicule.

Quoi qu'il en soit, les éléments constitutifs de la ceinture scapulaire sont évidemment les mêmes chez tous les animaux Vertébrés; et, malgré leurs formes différentes, ils doivent être désignés par des noms semblables dans les diverses classes de la série.

Mais, comme on le verra plus loin, dans l'application de ces principes, la Zoologie actuelle s'est écartée de la méthode rationnelle, et elle a interverli les termes de Coracoïde et de Clavicule chez tous les Vertébrés ovipares.

Afin de rectifier ces fausses déterminations, il faut d'abord des antérieurs en ce que, moins chargés par le poids du corps et plus aptes à l'impulsion, ils se relient au tronc par la ceinture forte et complète des os Iliaques.

Ici, l'action des membres est parallèle au grand axe du corps. Mais il n'en est pas toujours ainsi, par exemple chez les Reptiles marcheurs, dont les quatre membres, dirigés transversalement en dehors, soulèvent peu le corps et le poussent en avant. Alors, il y a moins de différences entre les membres scapulaires et les membres iliaques, coinme on le voit chez les Lézards, les Crocodiles et surtout les Tortues, dont l'Epaule s'appuie, en haut, sur la colonne vertébrale, et en bas, sur le Sternum.

Chez les Vertébrés qui vivent dans l'eau, les membres antérieurs font office de rames, el concourent à l'impulsion, ainsi qu'à la direction du corps. Afin d'avoir plus de force, dans le liquide résistant sur lequel ils agissent, le Bras et l'Avant-bras sont courts et peu mobiles, tandis que les Doigts, disposés en nageoires plus ou moins larges, tournent en dedans leur face palmaire, s'allongent et se dirigent en arrière.

Dans les Poissons, le Bras rudimentaire joue sur une Epaule simple et résistante.

Bientôt, à mesure que les membres antérieurs se développent, l’Arc scapulaire se compose de deux ou trois pièces, comme on le voit successivement, d'abord chez les Amphibiens inférieurs et les Crocodiles, puis dans les Grenouilles et les Tortues.

Chez les Mammifères amphibies et aquatiques, tels que les Phoques, les Siréniens et les Cétacés, les meo,bres antérieurs, mieux constitués que chez les Poissons, présentent à peu près le même genre de conformation. Mais, dans ces Mammifères devenus aquatiques, l'Epaule conserve les caractères de leurs ancètres terrestres.

Les Oiseaux, dont la Paléontologie fait remonter l'origine jusqu'aux Reptiles, - sont d'abord plus aptes à marcher qu'à voler : leurs ailes courtes jouent sur une ceinture scapulaire peu développée, comme chez l’Aptéryx. A mesure que les Oiseaux s'adaptent au vol, l'aile s'allonge et l'Epaule se perfectionne. Elle acquiert une construction complète qui, réu

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