Oeuvres de Malherbe, poésie et prose: oeuvres de J. B. Rousseau, poésies lyriques complètes, et choix de ses autres poésies. Oeuvres choisies de E. Lebrun

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Firmin Didot frères, 1844 - French literature - 592 pages
 

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Popular passages

Page 91 - La mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ; On a beau la prier, La cruelle qu'elle est se bouche les oreilles, Et nous laisse crier. Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre, Est sujet à ses lois ; Et la garde qui veille aux barrières du Louvre N'en défend point nos Rois. De murmurer contre elle et perdre patience II est mal à propos ; Vouloir ce que Dieu veut est la seule science Qui nous met en repos.
Page 88 - Mais elle était du monde où les plus belles choses Ont le pire destin ; Et rose elle a vécu ce que vivent les roses, L'espace d'un matin.
Page 140 - D'arbitres de la paix, de foudres de la guerre ; Comme ils n'ont plus de sceptre, ils n'ont plus de flatteurs ; Et tombent avec eux d'une chute commune Tous ceux que leur fortune Faisait leurs serviteurs.
Page 53 - Apollon à portes ouvertes Laisse indifféremment cueillir Les belles feuilles toujours vertes Qui gardent les noms de vieillir. Mais l'art d'en faire des couronnes N'est pas su de toutes personnes; Et trois ou quatre seulement, Au nombre desquels on me range, Peuvent donner une louange Qui demeure éternellement.
Page 140 - N'espérons plus, mon âme, aux promesses du monde ; Sa lumière est un verre ; et sa faveur une onde, Que toujours quelque vent empêche de calmer. Quittons ces vanités ; lassons-nous de les suivre. C'est Dieu qui nous fait vivre.
Page 68 - Je suis vaincu du Temps , je cède à ses outrages ; Mon esprit seulement, exempt de sa rigueur, A de quoi témoigner en ses derniers ouvrages Sa première vigueur. Les puissantes faveurs dont Parnasse m'honore Non loin de mon berceau commencèrent leur cours ; Je les possédai jeune, et les possède encore A la fin de mes jours.
Page 52 - C'est en la paix que toutes choses Succèdent selon nos désirs ; Comme au printemps naissent les roses, En la paix naissent les plaisirs; Elle met les pompes aux villes, Donne aux champs les moissons fertiles, Et de la majesté des lois Appuyant les pouvoirs suprêmes, Fait demeurer les diadèmes Fermes sur la tête des rois.
Page 258 - J'ai vu mes tristes journées Décliner vers leur penchant : Au midi de mes années Je touchais à mon couchant. La mort, déployant ses ailes, Couvrait d'ombres éternelles La clarté dont je jouis ; Et, dans cette nuit funeste, Je cherchais en vain le reste De mes jours évanouis. Grand Dieu ! votre main réclame I f ' Les dons que j'en ai reçus ; Elle vient couper la trame Des jours qu'elle m'a tissus.
Page 68 - A de quoi témoigner en ses derniers ouvrages Sa première vigueur. Les puissantes faveurs dont Parnasse m'honore , Non loin de mon berceau commencèrent leur cours : Je les possédai jeune , et les possède encore A la fin de mes jours. Ce que j'en ai reçu , je veux te le produire...
Page 81 - Toutefois il n'a rien qu'une tristesse peinte, Ses ennuis sont des jeux, son angoisse une feinte, Son malheur un bonheur, et ses larmes un ris, Au prix de ce qu'il sent quand sa vue abaissée Remarque les endroits où la terre pressée A des pieds du Sauveur les vestiges écrits. C'est alors que ses cris en tonnerres s'éclatent, Ses soupirs se font vents qui les chênes combattent...

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