Pierre Corneille: auteurs dramatiques qui l'ont précédé : règne de Louis XIII : vie, famille, de Corneille

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Chez divers librairies, 1883 - 226 pages
 

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Page 141 - Marquise , si mon visage A quelques traits un peu vieux , Souvenez-vous qu'à mon âge Vous ne vaudrez guère mieux. . \ . Le temps aux plus belles choses Se plaît à faire un affront , Et saura faner vos rosés Comme il a ridé mon front.
Page 180 - Encor qu'à mon devoir je coure sans terreur, Mon cœur s'en effarouche, et j'en frémis d'horreur; J'ai pitié de moi-même, et jette un œil d'envie Sur ceux dont notre guerre a consumé la vie; Sans souhait toutefois de pouvoir reculer.
Page 187 - Ciel, à qui voulez-vous désormais que je fie Les secrets de mon âme et le soin de ma vie? Reprenez le pouvoir que vous m'avez commis, Si donnant des sujets il ôte les amis ; Si tel est le destin des grandeurs souveraines Que leurs plus grands bienfaits n'attirent que des haines.
Page 204 - Il ment quand il le dit et ne le fut jamais. Est.il vice plus bas? est-il tache plus noire, Plus indigne d'un homme élevé pour la gloire...
Page 168 - Sire, mon père est mort : mes yeux ont vu son sang Couler à gros bouillons de son généreux flanc; Ce sang qui tant de fois garantit vos murailles, Ce sang qui tant de fois vous gagna des batailles, Ce sang qui tout sorti fume encor de courroux De se voir répandu pour d'autres que pour vous, Qu'au milieu des hasards n'osait verser la guerre, Rodrigue en votre cour vient d'en couvrir la terre.
Page 88 - Je te la donne encor comme à mon assassin. Commençons un combat qui montre par l'issue Qui l'aura mieux de nous ou donnée, ou reçue. Tu trahis mes bienfaits, je les veux redoubler ; Je t'en avais comblé, je t'en veux accabler : Avec cette beauté que je t'avais donnée, Reçois le consulat pour la prochaine année.
Page 200 - César, car le destin, que dans tes fers je brave, Me fait ta prisonnière et non pas ton esclave, Et tu ne prétends pas qu'il m'abatte le cœur Jusqu'à te rendre hommage, et te nommer seigneur...
Page 214 - D'un astre impérieux doit suivre les caprices, Et Delphes *, malgré nous, conduit nos actions Au plus bizarre effet de ses prédictions? L'âme est donc toute esclave : une loi souveraine Vers le bien ou le mal incessamment l'entraîne, Et nous ne recevons ni crainte ni désir De cette liberté qui n'a rien à choisir? Attachés sans relâche à cet ordre sublime, Vertueux sans mérite et vicieux...
Page 125 - J'ai fait Pompée pour satisfaire à ceux qui ne trouvaient pas les vers de Polyeucte si puissants que ceux de Cinna, et leur montrer que j'en saurais bien retrouver la pompe quand le sujet le pourrait souffrir...
Page 198 - Ses fleuves teints de sang, et rendus plus rapides Par le débordement de tant de parricides, Cet horrible débris d'aigles, d'armes, de chars, Sur ses champs empestés confusément épars, Ces montagnes de morts...

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