La vie du général Dumouriez ...

Front Cover
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 171 - Prudhomme et les Marat cherchèrent à lui en faire des crimes. Telle est exactement toute la négociation qui a existé entre le général Dumouriez et les Prussiens. Leur retraite, qui a suivi de près , a fait bâtir mille fables absurdes. On l'a cru si bien hors d'espoir de résister à une armée aussi formidable, qu'on a cherché à trouver dans les ressources d'une politique profonde les causes de son salut. On a ensuite passé d'une extrémité à l'autre. Après avoir imaginé qu'il s'était...
Page 128 - ... de Châlons. En avant du centre du camp , dans un fond , est le petit village et le château de Braux-Sainte-Cohère , d'où partent des étangs et des marais qui séparent la gauche du camp de la hauteur du moulin de Valmy. Devant la gauche du grand chemin est la hauteur de Gizaucourt ; en arrière sont des branches de la rivière d'Auve et des marais , derrière lesquels se trouve la position d'un camp peu étendu , qui a en avant de soi un village nommé Dampierre , et en arrière celui d'Élise....
Page 338 - Belges , les porterait à quelque violence, qui mettrait la convention dans le cas de les traiter comme ennemis, de les réunir comme pays conquis, et d'y exercer le système de spoliation, qu'on ya introduit depuis sous une autre forme tout aussi atroce. Bien loin de s'occuper à faire des magasins pour la subsistance des trois armées, le comité des achats travaillait à cette époque à extraire les grains de la Belgique, pour les transporter en France. Il avait cependant quatre-vingt mille hommes...
Page 171 - ... fait bâtir mille fables absurdes. On l'a cru si bien hors d'espoir de résister à une armée aussi formidable, qu'on a cherché à trouver dans les ressources d'une politique profonde les causes de son salut. On a ensuite passé d'une extrémité à l'autre. Après avoir imaginé qu'il s'était tiré d'embarras en trompant les Prussiens , quand on a su le délabrement de cette armée , et qu'on l'a vue sauvée , on a attribué le bonheur de cette retraite à une connivence entre lui et le roi...
Page 297 - D'après cette supposition impossible , cinq bataillons abandonnent cette position malgré toutes les représentations du général Stetenhofen qui les commande ; un seul bataillon reste avec lui , les autres se rejettent dans le village de Cuesmes dans le plus grand désordre. Le général, instruit de cet événement très-inattendu, renvoie d'autres troupes occuper Bertaimont. Enfin le général d'Harville arrive ; il se poste...
Page 308 - Malus , différents marchés pour des souliers et des capotes, dont le soldat avait grand besoin dans une saison aussi rigoureuse. Des capitalistes belges firent des marchés pour assurer les vivres et les fourrages de l'armée pour deux mois.
Page 214 - C'est une erreur de chercher des causes mystérieuses à des événemens qui s'expliquent tout naturellement par les règles les plus simples de l'art militaire et du bon sens ; mais les hommes aiment le merveilleux. Un autre motif a donné naissance à toutes ces fables. Les jacobins étaient passés de la plus grande consternation à la plus grande insolence. Ils ont cru d'abord voir arriver le roi de Prusse à Paris en conquérant. Quand la chance a tourné , ils n'ont pas douté de l'y voir amener...
Page 154 - Vous vous êtes déshonorés par des crimes. Je ne souffre ici ni assassins ni bourreaux. Je vous ferai hacher en pièces à la moindre mutinerie. Si vous vous corrigez, si vous vous conduisez comme cette brave armée dans laquelle vous avez l'honneur d'être admis, vous trouverez en moi un bon père. Je sais qu'il ya parmi vous des scélérats chargés de vous pousser aux crimes ; chassez-les vous-mêmes , ou dénoncez-les-moi : je vous en rends responsables.
Page 201 - ... quelques-uns dans l'armée des princes , se fussent présentés avec un simple détachement , ils auraient entraîné une partie des troupes de ligne , surtout de la cavalerie. Quand on veut envahir un pays déchiré par une révolution, quand on se croit sûr d'y avoir un grand parti , quand on veut sauver un roi dans les fers , quand on a commencé une campagne trop tard , on doit , surtout avec une grande armée , multiplier sa force par sa vitesse , et arriver comme la foudre sur la capitale...
Page 292 - ... la bataille est gagnée au centre et à la droite du village. Pendant que le duc de Chartres ralliait le centre avec autant de vigueur, Dumouriez avait une autre inquiétude. L'attaque de Beurnonville ne faisait aucun progrès; il s'y porte...

Bibliographic information