Mémoires historiques, politiques et militaires, de m. le cte. de Hordt, suédois, et lieutenant-général des armées prussiennes, Volume 1

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Page 40 - Sa passion pour la gloire, pour la guerre et pour la vengeance, l'empêcha d'être bon politique, qualité sans laquelle on n'a jamais vu de conquérant. Avant la bataille et après la victoire, il n'avait que de la modestie; après la défaite, que de la fermeté : dur pour les autres comme pour lui-même, comptant pour rien la peine et la vie de ses sujets, aussi bien que la sienne; homme unique plutôt que grand homme; admirable plutôt qu'à imiter. Sa vie doit apprendre aux rois combien un gouvernement...
Page 39 - Suède, après avoir éprouvé ce que la prospérité a de plus grand, et ce que l'adversite a de plus cruel, sans avoir été amolli par l'une, ni ébranlé un moment par l'autre. Presque toutes ses actions, jusqu'à celles de sa vie privée et unie, ont été bien loin au-delà du vraisemblable.
Page 40 - Sa fermeté devenue opiniâtreté fit ses malheurs dans l'Ukraine, et le retint cinq ans en Turquie; sa libéralité dégénérant en profusion a ruiné la Suède; son courage poussé jusqu'à la témérité a causé sa mort; sa justice a été quelquefois jusqu'à la cruauté; et dans les dernières années le maintien de son autorité approchait de la tyrannie. Ses grandes qualités, dont une seule eût pu immortaliser un autre prince, ont fait le malheur de son pays.
Page 40 - ... autorité approchait de la tyrannie. Ses grandes qualités, dont une seule eût pu immortaliser un autre prince, ont fait le malheur de son pays. Il n'attaqua jamais personne ; mais il ne fut pas aussi prudent qu'implacable dans ses vengeances. Il...
Page 40 - Avant la bataille et après la victoire il n'avait que de la « modestie ; après la défaite , que de la fermeté ; dur pour les « autres comme pour lui-même; comptant pour rien la peine
Page 316 - C'est dans la Suisse que se sont conservées les idées les plus vraies et les plus naturelles de la société; on n'y croit point qu'un homme doive être sacrifié à un autre homme. Un paysan du pays allemand , dans le canton de Berne, est persuadé , sans orgueil , que les magistrats ne sont que ses gens d'affaires. Vous verrez des citoyens qui obéissent avec respect et sans terreur à des lois impartiales.
Page 28 - Messieurs, dit-il, j'ai résolu de ne jamais faire une guerre injuste, mais de n'en finir une légitime que par la perte de mes ennemis. Ma résolution est prise ; j'irai attaquer le premier qui se déclarera ; et quand je l'aurai vaincu, j'espère faire quelque peur aux autres.

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