Moralistes et philosophes

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Didier, 1872 - Philosophers - 484 pages

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Page 190 - Cela se fait par figure et mouvement, car cela est vrai. Mais de dire quels, et composer la machine, cela est ridicule; car cela est inutile, et incertain, et pénible. Et quand cela serait vrai, nous n'estimons pas que toute la philosophie vaille une heure de peine.] XCII.
Page 190 - Je ne puis pardonner à Descartes ; il aurait bien voulu, dans toute sa philosophie, pouvoir se passer de Dieu, mais il n'a pu s'empêcher de lui faire donner une chiquenaude, pour mettre le monde en mouvement : après cela, il n'a plus que faire de Dieu.
Page 196 - Et quelle indignité pour ce qui s'appelle homme, D'être baissé sans cesse aux soins matériels, Au lieu de se hausser vers les spirituels ! Le corps, cette guenille, est-il d'une importance...
Page 230 - Et tout ce que je puis dire à ceux qui croient qu'ils peuvent parler, se taire, en un mot, agir, en vertu d'une libre décision de l'âme, c'est qu'ils rêvent les yeux ouverts.
Page 160 - ... une parfaite connaissance de toutes les choses, que l'homme peut savoir, tant pour la conduite de sa vie que pour la conservation de sa santé et l'invention
Page 197 - ... l'esprit dépend si fort du tempérament et de la disposition des organes du corps que, s'il est possible de trouver quelque moyen qui rende communément les hommes plus sages et plus habiles qu'ils n'ont été jusqu'ici, je crois que c'est dans la médecine qu'on doit le chercher.
Page 264 - Alors un petit Juif, au long nez, au teint blême, Pauvre, mais satisfait, pensif et retiré, Esprit subtil et creux, moins lu que célébré, Caché sous le manteau de Descartes, son maître, Marchant à pas comptés, s'approcha du grand Être: « Pardonnez-moi, dit-il en lui parlant tout bas, « Mais je pense, entre nous, que vous n'existez pas "'; « Je crois l'avoir prouvé par mes mathématiques.
Page 376 - ... si je pouvais un moment cesser de penser que je suis chrétien, je ne pourrais m'empêcher de mettre la destruction de la secte de Zénon au nombre des malheurs du genre humain 3. Elle n'outrait que les choses dans lesquelles il ya de la grandeur : le mépris des plaisirs et de la douleur.
Page 167 - C'est en effet parler de Dieu comme d'un Jupiter ou d'un Saturne , et l'assujettir au styx et aux destinées , que de dire que ces vérités sont indépendantes de lui. Ne craignez point, je vous prie, d'assurer et de publier partout que c'est Dieu qui a établi ces lois en la nature, ainsi qu'un roi établit les lois en son royaume...
Page 440 - Dieu a tout fait de rien, du néant, de ce néant relatif qui est le possible ; c'est que ce néant il en a été d'abord l'auteur, comme il l'était de l'être. De ce qu'il a annulé en quelque sorte et anéanti de la plénitude infinie de son être (se ipsum exinanivit) il a tiré, par une sorte de réveil et de résurrection, tout ce qui existe.

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