Journal de marche du sergent Fricasse de la 127e demi-brigade, 1792-1802: Avec les uniformes des armées de Sambre-et-Meuse et Rhin-et-Moselle, fac-similés dessinés par P. Sellier d'après les gravures allemandes du temps

Front Cover
Aux frais de l'éditeur [Lorédan Larchey], 1882 - France - 228 pages
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Selected pages

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 186 - ... la haine des rois et l'unité de la République. « Les maisons nationales seront converties en casernes, les places publiques en ateliers d'armes ; le sol des caves sera lessivé pour en extraire le salpêtre.
Page 185 - Dès ce moment jusqu'à celui où les ennemis auront été chassés du territoire de la République, tous les Français sont en réquisition permanente pour le service des armées. « Les jeunes gens iront au combat ; les hommes mariés forgeront les armes et transporteront les subsistances ; les femmes feront des tentes, des habits et serviront dans les hôpitaux ; les enfants mettront le vieux linge en charpie ; les vieillards se feront porter sur les places publiques pour exciter le courage des...
Page xiv - Hollande traversaient, par dix-sept degrés de froid, les fleuves et lesbrasde mer gelés, et ils étaient presque nus : cependant ils se trouvaient dans le pays le plus riche de l'Europe ; ils avaient devant les yeux toutes les séductions, mais la discipline ne souffrait pas la plus légère atteinte.
Page xiii - ... ce qui se faisait. Je puis le dire, c'est l'époque de ma carrière où j'ai le plus travaillé et où les chefs m'ont paru le plus exigeants. Aussi, quoiqu'ils n'aient pas tous mérité d'être pris pour modèles , beaucoup d'officiers généraux, qui plus tard ont pu les surpasser, sont sortis de leur école. Dans les rangs des soldats, c'était le même dévouement, la même abnégation. Les conquérants de la Hollande traversaient par dix-sept...
Page 203 - L'infanterie française marchait, soutenue par des batteries de campagne, dont les boulets lui ouvraient la voie : « De l'aveu des Autrichiens, dit un historien (Toulongeon), jamais ils n'avaient vu une si terrible exécution d'artillerie. Ils dirent qu'ils entendaient, pendant les détonations des bouches à feu, retentir dans les rangs républicains les chants belliqueux et les airs patriotiques. » Cependant le feu de l'ennemi, n'était ni moins bien nourri, ni moins meurtrier que le nôtre :...
Page 190 - Rien ne peut effacer cette vérité historique, que la Convention a trouvé l'ennemi à trente lieues de Paris, et qu'on a dû à ses prodigieux efforts de conclure la paix à trente lieues de Vienne. » C'est Benjamin Constant qui dit cela : Benjamin Constant est un esprit de 1791 ; partisan des principes, il est généralement peu admirateur des laits de la Révolution.
Page 31 - Malgré les succès qu'il venait de remporter, le prince de Kaunitz avait été remplacé par le prince d'Orange dans le commandement. Les troupes alliées étaient sur la Sambre, pour en défendre le passage; elles occupaient en outre, au-dessus de Marchiennes-au-Pont, le camp retranché de la Tombe, qui couvrait Charleroi. Kléber et Marceau étaient chargés de l'attaquer, et le général Fromentin d'emporter le pont de Lernes.
Page 66 - J'espère que l'attitude de l'armée en imposera à tous les ennemis de la République. « Je vous communiquerai journellement les suites des événements, et vous invite à me faire part exactement des observations que vous ferez sur ce qui se passera dans les troupes que vous commandez. — Salut et fraternité.
Page 37 - ... Impériaux. Les soldats de Cobourg luttèrent avec énergie, retrouvant au feu toute leur valeur. Mais les Français, bien commandés, finirent par l'emporter. La bataille fut acharnée et demeura longtemps douteuse. « Dans nos rangs, rapporte Soult, qui combattait auprès de Marceau et de Lefebvre, l'enthousiasme allait croissant avec le danger ; depuis le commencement de l'action, et pendant toute sa durée, le cri de ralliement de l'avant-garde fut toujours : Point de retraite aujourd'hui,...
Page 65 - ... annoncent l'âge politique des armées. Les officiers et les soldats de la 127' demi-brigade écrivent à la Convention, après ces mêmes journées de prairial: «Législateurs!... Si l'audace des uns croissait avec leur criminel espoir, et si le courage des autres s'amollissait par la crainte ; s'il fallait enfin que des colonnes s'ébranlassent des armées victorieuses pour aller défendre la Convention nationale, parlez, législateurs ! nous volons autour de vous ; les factieux ne parviendront...

Bibliographic information