Bibliothèque des mémoires relatifs à l'histoire de France pendant le 18e et le 19e siècle, Volume 11

Front Cover
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 115 - Je vous aurais envoyé beaucoup plus loin , si ce n'était l'estime particulière que j'ai pour madame la duchesse de Choiseul , dont la santé m'est fort intéressante. Prenez garde que votre conduite ne me fasse prendre un autre parti. Sur ce, je prie Dieu, mon cousin, qu'il vous ait en sa sainte garde.
Page 448 - Dumouriez dit qu'il ne permettrait pas qu'on écrivit au nom du conseil au roi sur les affaires de sa conscience ; qu'il pouvait prendre un iman, un rabbin, un papiste ou un calviniste pour la diriger, sans que personne eût le droit de s'en mêler '. » Quant à leur mépris pour la religion et pour le culte, les Girondins ne manquaient aucune occasion de l'afficher.
Page 178 - Il avait pris l'habitude de se faire apporter à la fois son dîner et son souper, tous les jours , entre trois et quatre heures. Son valet de chambre, qui était bon cuisinier, faisait des ragoûts. On était fort bien nourri à la Bastille...
Page 263 - I qu'il n'avait pas pu empêcher (i). Cet événement, quand il fut su avec tous ses détails , bien loin de décourager l'armée, redoubla sa confiance dans son chef; elle s'attendait à voir arriver les Prussiens ; elle se voyait dans un camp très-fort , où elle avait été conduite fort à propos ; elle se regardait comme l'unique ressource de la France , et elle se pénétra de l'importance du poste qu'elle avait à soutenir. Le général écrivit aussitôt au ministre Servan une lettre très-laconique...
Page 437 - Ils réveillaient des-étiquettes delà vieille cour, pour leur chercher querelle sur l'ordre du service et les mortifier. Enfin, les choses furent poussées au point que les soupçons éclatèrent de toutes parts. Les clubs et la municipalité s'en mêlèrent : l'assemblée nationale s'alarma. On dit que dans les casernes des gardes du corps, à l'ancienne École militaire, il y avait un drapeau blanc ; on ajouta qu'il avait été donné par le roi.
Page 473 - Ah ! sire , vous m'aviez dit la même chose , lorsque dans cette même chambre, devant la reine, vous me donnâtes votre parole de les sanctionner. — J'ai eu tort, et je m'en repens. — Sire, je ne vous verrai plus. Pardonnez-moi ma franchise ; j'ai cinquantetrois ans et de l'expérience. Ce n'est pas alors que vous avez eu tort, c'est à présent. On abuse...
Page 6 - ... militaires dans la plaine, dans la chambre, sur la table, sur votre tabatière, si vous la tiriez de votre poche ; exclusivement plein de son métier, il l'entend à merveille. M. le comte de Caraman, tiré à quatre épingles, doucereux, minutieux, arrêtait dans la rue tous les gens dont l'habit était boutonné de travers, et leur donnait avec intérêt de petites instructions militaires ; il se montrait sans cesse un excellent officier, plein de connaissances et d'activité. M. Wall, maréchal...
Page 147 - ... rendant libres leurs cultivateurs. Alors leurs vertus se seraient déployées, ils auraient formé une nation respectable, car leurs vertus sont à eux et leurs vices appartiennent à leur insoutenable constitution. Les parties envahies de la Pologne ont gagné en changeant de maîtres. Celle qui reste forme encore un territoire assez considérable pour figurer comme puissance, si elle admet un régime social libre, qui, en rendant citoyens tous les hommes qui cultivent son sol, les intéresse...
Page 296 - Vous autres ( car je ne peux vous appeler ni citoyens , ni soldats , ni mes enfants) , vous voyez devant vous cette artillerie, derrière vous cette cavalerie. Vous vous êtes déshonorés par des crimes. Je ne souffre ici ni assassins ni bourreaux. Je vous ferai hacher en pièces à la moindre mutinerie. Si vous vous corrigez, si vous vous conduisez comme cette brave armée dans laquelle vous avez l'honneur d'être admis, vous trouverez en moi un bon père. Je sais qu'il ya parmi vous des scélérats...
Page 263 - Verdun est pris ; j'attends les Prussiens. Le camp de Grand-Pré et celui des Islettes sont les Thermopyles , mais je serai plus heureux que Léonidas.

Bibliographic information