Les étudiants en médecine de Paris sous le grand roi: essai sur leurs études, leur vie médicale et leur vie privée ainsi que sur la société bourgeoise dont ils faisaient partie

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G. Steinheil, 1899 - Medical colleges - 648 pages
 

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Page 618 - Un homme libre, et qui n'a point de femme, s'il a quelque esprit, peut s'élever au-dessus de sa fortune, se mêler dans le monde, et aller de pair avec les plus honnêtes gens. Cela est moins facile à celui qui est engagé : il semble que le mariage met tout le monde dans son ordre.
Page 213 - Le courtisan autrefois avait ses cheveux, était en chausses et en pourpoint, portait de larges canons, et il était libertin : cela ne sied plus ; il porte une perruque , l'habit serré , le bas uni , et il est dévot : tout se règle par la mode.
Page 534 - L'or et l'argent sont devenus si communs, comme j'ai déjà dit> qu'ils brillent sur les habits de toutes sortes de personnes , et le luxe démesuré a confondu le maître avec le valet , et les gens de la lie du peuple avec les personnes les plus élevées. Tout le monde porte l'épée, ce qui les rend tous soldats, et Paris ressemble à l'eutopie de Thomas Morus , où l'on ne distinguoit personne.
Page 361 - Vingt carrosses bientôt arrivant à la file Y sont en moins de rien suivis de. plus de mille ; Et, pour surcroît de maux, un sort malencontreux Conduit en cet endroit un grand troupeau de bœufs ; Chacun prétend passer ; l'un mugit, l'autre jure ; Des mulets en sonnant augmentent le murmure.
Page 401 - Quel tort lui fais-je enfin ? Ai-je par un écrit Pétrifié sa veine et glacé son esprit ? Quand un livre au Palais se vend et se débite, Que chacun par ses yeux juge de son mérite, Que Bilaine...
Page 561 - C'est elle ! Dieu que je suis aise ! Oui, c'est la bonne édition; Voilà bien, pages douze et seize, Les deux fautes d'impression Qui ne sont pas dans la mauvaise, faits en épigramme par Pons de Verdun (Contes et poésies, 1807, p.
Page 561 - J'ai, continue-t-il, une sensible affliction, et qui m'obligera de renoncer aux estampes pour le reste de mes jours : j'ai tout Callot, hormis une seule, qui n'est pas à la vérité de ses bons ouvrages, au contraire, c'est un des moindres, mais qui m'achèverait Callot; je travaille depuis vingt ans à recouvrer cette estampe, et je désespère enfin d'y réussir : cela est bien rude.
Page 405 - L'on s'attend au passage réciproquement dans une promenade publique, l'on y passe en revue l'un devant l'autre : carrosse, chevaux, livrées, armoiries, rien n'échappe aux yeux, tout est curieusement ou malignement observé ; et, selon le plus ou le moins de l'équipage, ou l'on respecte les personnes, ou on les dédaigne.
Page 186 - D'honorer, respecter et faire servir, en tant qu'en moi sera, non-seulement aux docteurs-médecins qui m'auront instruit en la connaissance des préceptes de la pharmacie, mais aussi à mes précepteurs et maîtres pharmaciens sous lesquels j'aurai appris mon métier.
Page 217 - Cependant, ils veulent que cette âme qui ne peut agir qu'imparfaitement à cause de la vie , puisse alors travailler avec perfection, quand après notre mort elle les aura tous perdus. S'ils me viennent rechanter qu'elle n'a pas besoin de ces instruments pour faire ses fonctions, je leur rechanterai qu'il faut fouetter les QuinzeVingts qui font semblant de ne voir goutte (1).

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