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: Platon enseigne dans le dialogue de la tempérance , quand ils pourroient fe Phédons que cette vie n'eft qu'une pré- foustraire à la connoissance des dieux et paration à une vie plus parfaite. Il dit des hommes. Il blâme [b] Crassus & que la Philosophie apprend à l'hommc Hortensius, lesquels écane appellés au à bien mourir, en lui apprenant à fe ren- partage d'une riche succession par un dre le maîcre de ses défirs.

testament fupposé, fe contentérent de : Il prouve dans le second livre de la ne pas participer à la fraude, & République , qu'il faut s'abstenir d'ancine refufèrent

pas

de prendre part au mauvaile action quand elle devroit être profit. faivie des avantages les plus confidera Celt, die Sénéque, dans la Phibles , & qu'on doit faire le bien pour le lofophic, que je puise ces belles mabien, quand on seroitasûré que ni Dieu, ximes; que la justice cl à rechercher ni les hommes n'en auroient aucune pour [c] elle-même; que ce n'est ni le connoissance. Cette supposition de l'ie désir des récompenses, ni la crainte des gnorance de Dieu est quelque chose peines qui doivent nous attirer , ou d'extravagant; mais le sentiment en soi nous contraindre à faire le bien, & est beau & magnanime.

! qu'il n'y a de vertueux & de jufte, que Peregrinus [z] disoit aussi que le celui qui n'a d'autre motif que l'amour Sage ne commectroit pas une mauvai. de la vereu & de la justice. fe action, quand il pourroit la cacher Le même Sénéque [d] observe ail. à Dicu & aux hommes, parce que ce leurs que l'action la plus héroïque, que n'est ni la crainte du châtiment, ni celle le dévouement à la vertu le plus parde l'infamie qui le recient, mais l'a fait, ef de sacrifier la réputation au témour de la vertu.

moignage de la conscience. C'est ainli Cicéron [a] donne une haute idée [e) que Fabius Maximus préféroit fe de la Philosophie, lorfqu'il eémoigne salut de la patrie à la gloire & aux difque ceux qui y ont fait quelque progrés, cours des hommes. doivent avoir une résolucion ferme , do Platon dans le dialogue de Criton oc rien faire contre la justice, ni conere fait dire à Socrate qu'il n'est pas permis

LI 2

[2] Aul. Gell. lib, 12.6. 11.

neminem fcire , cùm tu scias? ô te mile{a) Satis enim nobis (li modo in phi, rum,fi contemnis hunc teftem Sen.epit. 43. lofophia aliquid profecimus ) perfuafum [ Illic invenio æquitatem per fe expe. effe debet, fi omnes deos hominefque cela tendam, nec metu nos ad illam cogi, nec re pollemus, nihil tamen avarè, bibilin. mercede conduci:non effe juftum,cui quid. juftè, nihil libidinosè, nihil incontinen. quam in hac virtute placet, præter ipsam. ter efle faciendum. Cic. de off. lib. 3. id. epift. 94:

[b] L. Minutii Basilii locupletis ho- Nil conscire fibi, nulla pallefcere culpa. minis falsum teftamentum quidam e Hor. Græcià Romam attulerunt, quod quo fa- Ουγαρ δοπιν δεισος, αλλ' ειναι θέλα. cilius obtinerent, fcripferunt heredes fe. Æschyl. Jeprem ad Theb. v. 544. cum M. Crassum & Q. Hortensium homi- [á] Nemo mihi videtur pluris æftima, pes ejusdem civitatis potentiffimos, Qui re virtutem, nemo illi magiseffe devoçus, cùm illud falsum effe fufpicarentur , libi quàm qui boni viri famam perdidit, ne autem nullius effent conscii culpæ , alieni conscientiam perderet, Sen. epift. 81. facinoris munusculum non repudiaverunt.

Unus homo nobis cunctando restituit Quid ergo ? Satin'hoc eft, ut non deliquiffe videantur? mihi quidem non videtur. Çic. Non ponebat enim rumores ante fällig de off. lib.3.

tem Ennius. și turpia funt quæ facis, quid refert

rem

JO.

E à un particulier de violer une loi éca- le tiendroit dans les fers,qu'on fui feroit blie par une autorité légitime, quoique souffrir toute sorte de maux, & qu'ena cette loi soit injuste à son égard; & il fin on le crucifieroit. L'exemple cout conclut de ce principe qu'il ne doit pas recente des persécutions de Socrate a fortir de prison en acceptant les moïens excité assez naturellement ces idées de fe fauver offerts par ses amis. Il y a dans l'efprit de Platon. donc ici plus qu'un sentiment philoso- Les quatre vertus principales sont phique , c'est une maximc exécutée par comparées dans le Timée aux perfec. raicomment Socrate aux dépens de sa vie.

tions du corps: la justice à la santé; la quatre verPlaton enseigne dans le dialogue in- prudence à la vivacité des fens ; la fer-bas princia

pales. ticulé Gorgias [f], qu'il vaut mieux meté à la force du corps ; la tempérance souffrir une injure que la faire; qu'il à la beauté:& Placon ne manque aucu. importe peu de vivre, mais qu'il im. sae occasion d'enseigner combien notre porte de vivre sans crime & sans infa- ame est plus digne de nos soins que nos mic. Ce Philosophe dans le cinquiéme tre corps. Celui qui veut être heureux, livre des loix, prouve que le menfon- dit-il encore [b], doit s'attacher à la l'humilia ge rend le menteur méprisable & Co justice, & la suivre avec humilitéz il est té dans Pia. dicux; méprisable, parce qu'il y a de la à remarquer que cette derniére vertu, Epiétére. lâcheté à trahir la vérité: odieux, parce qui a parlé pour inconnuë aux Payens, qu'il n'y a point de sûreté à traiter avec est désignée dans Platon[i] par le mê. un menteur.

me terme donc les écrivains sacrés se La description que Platon (8 ] fait font servisɛk].On trouve aussi l'humilité d'une vertu

d'une vertu consommée , eft & belle, dans Epictete cout Stoïcien qu'il étoit. achevéc & a tant de rapport au Sauveur du Si quelqu'un te rapporte, dic-il [1], dans Platon. monde, que plusieurs sçavants l'ont qu'un tel a mal parlé de toi, ne t'a

segardée comme une espéce de pro- mule point à réfuter ce qu'on a dit,
phétie dans la bouche d'un Payen, & mais réponds fimplement : Celui qui a
qu'elle a fait dommer à ce Philosophe dit cela de moi, ignoroit mes autres
te furnom de Moyse Athénien.Placon vices; car il ne fe feroit pas contenté
seprésente un homme de bien, qui pafo de ne parler que de ceux-là.
feroit néanmoins pour méchant, & qui Les philosophes ont auffi enfeigné
fans se rebuter de ce jogement injuste, le pardon des injures, & de faire du
marcheroit constamment jusqu'à la bien à les ennemis. C'est le propre de
mort dans le chemin de la vertu , quand l'homme, dit l'empereur Marc-An-
même on lui donneroit le fouet, qu'on tonin [m], d'aimer ceux-même qui

Portrait

[f] Sarayxaior in adiners in adincio at soimmar naxxor ad mida nadinein. Plur.in Gorg.

g] Plar, de republ.lib z. [6] Plar.de legib. liv. 4r CiJTATHIOG, humble ..

EA] Plato commendat humilitatem , ta libris de legibus , cujus verba recitat Clemens Alexandrinus Aromat. 2. tan. wam his verbis confentanea. Qui se'hutiliaverit, exaltabitur. Marth, 6, 28,

vi 13. In Phedone vult verum philoso-
phum ignominiam non pertimefcere; &
in libris de republicà, Æschylum se-
cutus , ait virum bonum effe, qui etiam
fr bonus fit ac justus injustus tamen & ne-
farius habeatur , nec ulla infamiâ demo-
veatur à proposito. Huer. Alner. quaft, liba
3. c. 8.

[1] Manuel d'Epictete, max. 52.
[m] Réflex, de M. Antonin liv. 7. art. 23.

269 l'offensent, tu le feras, fi tu te sou- famé dans des oraisons très piquanviens & qu'ils sont tes parents [n];qu'ils tes. Il prévint Caïus Calvus pour lui péchent malgré eux, & par ignoran- rendre son amitié, quoique ce poëte ce; que vous mourrez les uns & les eûc fait plusieurs épigrammes contre autres au premier jour; & sur toute fui: &Catulle qui l'avoit si vivement chosc, qu'ils ne c'ont point offenfé, offensé dans les poësies qui nous refpuisqu'ils n'ont pas rendu ton ame pi- tent, s'étant venu exculer ; il le fic re qu'elle n'étoit auparavant.

ce jour - la même fouper à sa table. Rusticus m'a appris [c] à n'être Il ne se vengea d'aucun de ceux qui point en robbe dans ma maison, &à avoient mal parlé de lui, ui mêne rien faire qui sentîc le falte: à êtreme de plusieurs conjurations décou. toujours prêt à pardonner à ceux qui vertes contre fa vie. m'auroient offenlé, & à les recevoir Il brûla les lettres de Pompée fans toutes les fois qu'ils voudroient revenir les lire [z], estimant que la clémence à moi.

la plus généreuse étoit celle qui igno. Pittacus [p], Pythagore [g], Ci- re les fautes en les pardonnant .Cette céron[r), Confucius[s], Apulée [t], grande ame ne s'est jamais démentie; Juvenal [u] ont enseigné la même on ne vit jamais en lui aucun souvevertu. Socrate dans le dialogue de nir de l'injure après la reconciliaCriton, dit qu'il n'est pas permis de tion. Labienus son lieutenant, & le rendre injure pour injure. Diogéne le compagnon de toutes ses guerres , Cynique [x] interrogé comment on aïant pallé dans le camp de Pompée, pouvoit se venger de ses ennemis, & aïant laissé tours les effets les plus

C'eft, dit-il, en devenant meilleur. précieux dans le camp de César, il les Clémence La clémence, le pardon des enne- lui renvoïa, en lui mandant : Voilà de de Cefar. mis, la générosité de leur faire du quelle maniére César sçait se venger.

bien ont été les vercus favorites de Lorsque les ministres de Polémée, Jules César [y]. Il fit obtenir le con- lui représentérent la téte de Pompéca fular à C.Memmius, qui l'avoit dif- Malheureux, leur dit-il, vous avez

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Il 3

[n] Il parle de la parenté générale qui eft Nempe hoc indocti, quorum præcorentre touts les hommes.

dia nullis Fo] Réfléx,de M. Antonin.liv. 1.5.7.

Enterdum aut levibus videas flagran[p] Diog. Laërs.in Pistac.

tia caulis: (9] id.in Pyrhag Jamblich in Pythag. Quantulacumque adeo est occafio, fuffiIr] Nec vero audiendi sunt, qui gra

cit iræ. viterinimicis irascendum putabant,idque Chryfippus non dicet idem , nec mite magnanimi & fortis viri censebant effe.

Thaletis Nihil enim laudabilius, nihil magno & Ingenium,dulcique senex vicinus Hypræclaro viro dignius placabilitate &

metto, clementia.Cic.de off.lib.i.

Qui partem acceptæ säva inter vincla [s] Confucius auoit pour maxinae , qu'il

ciculæ oft d'un grand courage de faire du bien à ceux Accufatori nollet dare Juven. fas.13. qui nous haisent.

[x] Plutarq. de la lecture des poëtes. [t]Philosophia me docuit non tantum be. G Suet.in juh or Juft. Lipf. in monir.com neficuin amare,fed etiam maleficum, ina- exempl.politiq.lib.2.c.17. gisque judicio impertire, quàm commodo [z] Gracillimum putavit genus venia infervire,& quod in commune inserviat, nefcire quid quisque peccasset.Sen.de irá, malle,quàm quod mihi . Apul.F lorid.lib.2. lib.2.6.23. [x] At vindicta. bonum vitâ jucundius

13.

14.

affassiné le plus grand des hommes, geance.C'est une parole célébre de Louis
& vous m'avez öté la consolacion de XII.dévenu Roi, que le roi de France ne
rentrer dans Rome avec lui sur le venge point les injures du duc d'Or
même char de triomphe.

leans.Henri le grand aïant larté le duc
Les amis de Dion [2] Pexhortant à se de Maïenne dans un promenade, lui dit:
xemples du
pardon des venger d'Héraclide qui étoit en fon

Mon cousin, voilà la seule vengeance injures , pouvoir,il leur répondit: Que la vraic que je prendrai de vous. Ces héros Ć magnanimité fe montre, non

pas à être coient perfuadés de cette maxime de modéré envers ses amis, & envers les Pline , que rien n'eft plus glorieux que personnes vertueuses, puisque c'est un le prince qu'on a offenfé impunémene, sentiment commun, & qui ne demande On ne peut refufer aux anciens das Grandes

idées de la aucun effort; mais à pardoniser les of voir eu de grandes idées touchant la verta. fenses les plus cruelles, & à s'éléver au- vertu.Le poëte Lucile[d]la définit aindessus de toute forte de vengeance; qu'à fi:La vertu,cher Albinus, c'est de donla vérité dans l'opiniondes hommes, il ner le véritable prix à toutes les choses est moins injuste de fe venger d'unc qui nous environnent, & parmi lefinjure qu'on a reçuë,que de la faire le quelles nous vivons. C'eft de connoître prémier ; que cependant l'un & l'autre ce qui est jufte utile & honnête, & ce procéde d'une même foibleffe.

qui eft injufte ,inucile, malhonnête & Les Lacédémoniens aïant livré à Ly- honteux,en un moc de discerner le bien curgue un jeune emporté, nommé Alc d'avec le mal. La vertu c'eft de mettre candre [b], qui lui avoit crevé un eil des bornes & une fin à l'envie d'amafd'un coup de bâton,Lycurgue, fans lui ser du bien, & de connoître le prix & faire aucun mal, le retira dans la mai- l'usage des richesses.La vertu c'et d'être fon,& donna touts ses soins à lui inspi- l'ennemi des méchants,& l'ami des gens rer des sentiments doux & vertueux. de bien;d'estimer, élever & favoriser en Quelque temps après produisant ce tout ces derniers. Enfin la vertu c'est de même homme dans l'affemblée public rechercher prémiérement le bien & que:Ocitoïens, dit-il, voilà celui que l'avantage de notre patrie, ensuite celai vous m'avicz livré: je me suis vengé de de nos péres & de nos méres,& d'être lui,en faisant ensorte qu'il m'eut l'obli- bien persuadés que le nôtre ne doit ce. gation d'être honnête homme. nir que le troisiéme rang.

Adrien devenu empereur[c],dit à un Les écrits des anciens contiennent les ennemi capital:Tu aséchapé à ma ven- traits les plus généreux sur cet amour de la pacije [a] Plutarch.in Dion.

Virtus quærendæ rei finem scire mo[6] Stob.fermon.17.Plutarch.in Lyc.

dumque;
[c] Spartian.in Adrian.

Virtus divitiis pretium persolvere pos.
Nihil gloriofius eft principe impunè læ.
fo. Plin.paneg. Traj.

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fes

Virtus id dare quod re ipfà debetur ho[d] Virtus, Albine,eft pretium perfol.

nori:

Hoftem effe atque inimicum homic Queis inversamur, queis vivim rebu"

num morumque malorum , potefle;

Contra defenforem hominum morum. Virtus eft homini scire id quod quæque

que bonorum; babeat res;

Magnificare hos, his bene velle, his Virtus fcire homini rectum, utile, quid

vivere amicum. fit honeftum,

Commoda præterea patriæ fibi prima Qua bona,quæ mala item, quid inutile,

putare, turpe,inhoneftum.

Deinde parentum, tertia jam pastrema. que noftra.

Frag.Lucil.

vere verum

de la patrie, & ce défincéressement pare pour elle, ci la mort lui peut être avans ticulier.Cicéron cu parle en ces termes tagcule? Le charactére de la nation [e]:Puisque l'homme n'est pas né pour Françoise est de relever cacore cet alui-même, suivant les beaux enseigne mour de la patrie par l'amour de son roi. ments de Platon, & que fa naisance Entin Cicérontb]fait confiter le lien appartient à la patric, & aux hommes le plus fort de la focieté dans une ferme avec lesquels il edt en liaison; & que, réfolution de fouffrir plücôr toute forte suivant les Scožciens,tout ce que la na- de maux, que de faire tort à son pro. ture produit, est fait pour l'ulage de chain, pour le procurer quelque utilil'homme, & l'homme lui-même pour té,en abandonnant la justice, qu'il ap. être utile à ses femblables , conformons- pelle la reine & la maîtrede de toutes nous exactement à cette suceation de la les vertus.Ec ilobferve, que la justice eft nature, fożons toûjours disposés à faire fi nécesfaire aux hommes que ceux tout le bien qui dépend de nous rappor. même[i]qui parlent leur vie à la violer tons au public tous les avantages qui par leprs crimes, ne peuvent hubfilter sont en nôtre pouvoir, & emploions entr'eux, fans en conserver quelque foute notre attention, toutes nos forces, image. & toute notre industrie à servir la socié. Agesilas roi de Sparte a voit ac. » té, & à rendre aux bommes toute forte coutumé de dire que justice étoit la pré. » ples de de bons offices. miére de toutes les vertus,pour autant, as

juttiee. Cet amour de la patrie, dit-il ailo diloic-il que la prouelle ne vaut rien, fi leurs [f], a tant de force, que le plus elle n'eft conjointe avec la justice,& que » fage des héros préféra sa patrie d'Icha- li touts les hommes écoient justes, alors que escarpée & fterile,à l'immortalité. On n'auroit

que

fajre de la prouese.Ec à Cicéron ajoute [], Nos pércs & mé- ceux qui difoient, le grand Roi le veut res, nos enfants, nos amis nous font chers; ainG [k]: Ec en quoi,disoit-il,eft-il plus mais l'affection de la patrie renferme & grand que moi s'il n'eft plus juste? » » embrasse toutes les autres . Quel est Périclés étant à l'excrémité [2], les l'homme de bien, qui hésite de mourir principaux cicoïcns d'Achénes assem.

>>

IG. Exem

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[] Sed quoniam ut præclarè fcriptum charitates patria una complexa eft , pro
eft a Platone, non nobis folùm nati sumus, quâ quis bonus dubitet mortem oppetere;
ortûsque nostri partem patria vindicat, dei fit profuturus?Cic.de off.lib.i.
partem amici:atque,ut placetStoïcis,quæ [b] Cujus focietatis ar&tiffimum vincu.
in terris gignuntur, ad usum hominum sum est magis arbitrari contra naturam
omnia creari, homines autem hominum effe,hominem homini detrahere sui com.
caulà esle generatos atque ut ipfi inter se modi caufâ, quam omnia incommoda fu-
alii aliis prodeffe poffint,in hoc naturam bire vel externa , vel corporis vel etiam
debemus ducem sequi,& communes uti- ipsius animi,quæ vacent justitia. Hæc e.
litates in medium afferre mutuatione of. nim una virtus omnium eft domina &
ficiorum,dando,accipiendo, tum artibus, regina virtutum.Cic. de off.lib.3.
tum opera, tum facultatibus devincire (a) Tanta eniin hujus vis eft , ut nec ij
hominum inter homines societatem. Cic. quidem qui scelere ac maleficio pufcun-
de off lib. 1.

tur,poflint fine ulla particula juftitiæ vi.
[f] Cujus tanta vis eft ut Ithacamil. vere.Cic.offic.lib.2
lam in alperrimis faxulis,tanquam nidu- [k] Le roi de Perle iroir appelle le grand
lum affixam fapientiflimus vir immorta- Roi, non seulement dans ses états, mais en-
litati anteponeret.Cic. pro Arch. poet. core en Gréce. Je rapporre les propres formos

[8] Chari sunt parentes, chari liberi, de la traduction d' Amyor. propinqui, familiares;sed omnes omnium [1] Plutarch, in Pericl.

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