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fc, mais que celle de Willegise est fixéc encore de la ruine des autres, jusqu'à ce par une gloire immortelle.

qu'ils soient eux-mêmes rompus par leur Le Pape Alexandre V, originaire de excellive grosseur. Bajazech enyvré de Candie [o], écoit d'une naissance fi ob- sa prospérité & de la puissance, avoit Icure , que ne connoissant aucun de ses pris le furnom faftueux de foudre ; il parents,il disoit que sous fon pontificat fut vaincu & fait prisonnier par Tamer. l'Eglise seroit à l'abri du népotisme . lan,qui le faisoit mener en tesse avec des Guillaume de Nogaret reprocha à Bo. cordes attachées à des anneaux de fer niface VIII. qu'il étoit fils d'un Juif qui passées dans les deux parines . Enfin il avoit été brûle à Thoulouse. Urbain IV. le fic enfermer dans une cage de fer étoic fils[p] d'un savetier;Jean XXII[9] où Bajazeth se callala tête contre les d'un cordonnier; Benoît XI. d'un [r]ber- barreaux. ger; Benoît XII. d'un [s] meunier, Gré

Quel est l'homme sensé qui voulůc goire VII. d’un menuisier ; Pie V. d'un avoir une destinée entiérement sembla. [i) laboureur; Adrien VI. d'un [w] tapiss ble à celle de presque tous les favoris les Ger d'Utrecht ou d'un brasseur. Sixte- plus illustres de la forcune , & paller Quint avoit gardé les pourceaux, & par les mêmes circonstances, qui nous pour relever la naissance , il dit un sont connuës par l'histoire, fans parler jour,que s'il avoit gardé les troupeaux, decelles qui ont écé plus améres & en c'étoit ceux de son pére.

plus grand nombre, que nous ne conSamon marchand François [ * ], ori- noissons pas? ginaire du Sénonois, fut fait Roi par les La vie de Jules César fut traversée Esclavons. Les Génois prirent Paul de de plusieurs grands malheurs: il penNove teinturier pour leur Duc ; Arte- sa être accablé sous les ruines du parci velle chefdes Flamans étoit un brafleur de Marius , & de la conjuration de de biére; Masanielle & Gennare aus. Catilina; il auroit été contraint de s'en. quels fut déféré le commandemenc de fuir de Rome , & de faire banque: la ville de Naples pendant son souléve- route , s'il n'avoit

route , s'il n'avoit pas été élû grand ment contre les Espagnols, étoient deux Pontife, & il dit à la mére[z], en allant hommes de la lie du peuple,

aux comices où l'élection devoit se faiParmi ceux que les lettresont élevésre, Il n'y a point de milieu pour moi à une gloire immorcelle , Socrate étoit entre la grande prêtrise & la fuite. A lils d'un marbrier & d'une sage-femme; la bataille de Munda , il étoit prêt Euripide d'une vendeule d'herbes; Dė. de fe donner la mort , fi un dernier

mothene & Sopliocle de forgerons. effort qu'il fic pour ranimer les gens , Révolutions Lucien ( y Icompare les hommes à ces

ne lui avoic pas réussi. Enfin massacré & malheurs bouillons d'écume formés par les tor par ceux qu'il avoit comblés de bienles plus de rents, dont les uns sont plus pecics ; les faits, il comba aux piés de la stacvë de

autres qui sont plus gros, s'augmentent Pompée :
Tom. II.

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1) Papyr. Muffon.de episcopurb, in Alex.v.
[p] Diet

, de Morérijare. Urbain IV.
[9] Papir, Maf.in

Joann XXII.
[<] Diff, de Moréri, are, Benoît IX.
[1] Papyr. in Bened. XII.

[+] Papyr. Maf. in Pio V.
[ u ] Onuphr. in Adrian. VI.
[x) Aimoin, de geftis Francor, lib.4.c.9.
[y] Lucien. dial.de Caron,
[-] Plutarch. in Calar

Les Romains regardoient la prospés contraignirent à laifler l'Empire[é ) rité d'Auguste, comme l'exemple d'un fils de son ennemi..... bonheur achevé: ils souhaitoient à leurs Alexandre , qui dans l'espace d'une empereurs / a] le bonheur d'Augufte, vie courte, semble avoir atteint le com & la bonté de Trajan . Mais Pline' [ b[ ble de la félicité humaine, fut contis décric fort au long les malheurs senfio nuellement agité des peines les plus bles, quitraversérent la vie d'Auguste. violentes , soit par les séditions des trou. Le refus du commandement de la ca. pes Macédoniennes, ausquellesîlôta la valerie., & la préférence de Lépide ; confiance, pour la donner à des barbas sous la dictature de Césarz, la haine que res nouvellement conquis;

, soit par les luï atcirerent les cruautés du triumvis conjurations fréquentes' is qui lui tema rat, dans lequel il eut toujours la mor. plirent l'esprit de foupçons , & le portification de voir la puissance d'Antoine térent à répandrele fang le-plus illustre superieure à la sienne ; la fuite après la de les Grecs, de Parménion , de Phi. bataille de Philippes, qu'il crutperduë, lotas, de Callifthene ; foit par les re& après laquelle il paía trois jours ca- proches cruels qu'il se fit de la mort de ché dans la fange d'un marais, quoique Clitus, jusqu'à ne pouvoir plus suppormalade & atraqué d'hydropisie;fon nau- ter la vie ; loic par les regrets de la perfrage en Sicile; le mauvais état de son te d'Héphæstion , dont il célébra le parti, qui le jetra dans un tel désespoir, deuild'une maniére insensée. qu'il demanda souvent la mort à Pro Polycrate qui s'étoit défié de l'excès culeius fon affranchi; les chagrins con- de som bonheur, mourut attaché à une tinuels causés par plusieurs maladies , croix.Ces odieux favoris des empereurs; par un grand nombre de sedicions de ses Narcyfle, Tigellin,Pallas firent des fins troupes, de conjurations tramées par funeftes . Aman fut exécuté au gibet ses plus confidents; ses peines domestie qu'il avoit fait dresser ; Guillaume de ques [c]; les débauches publiques qui Haraucourt évêque du Verdun , fuc deshonorérent sa famille; les reproches enfermé dans une cage de fer, dont il & la honte dont il fuc fiétri par l'exil avoit introduit l'usage. d'Agrippa Posthume son petit-fils; la Dion [f] décrit la révolution de la perte & la famine de Rome ; la défaite fortune de Séjan , sa mort, la destrucde Varus , & la perte des légions tion de la famille , les insultes de ces mê dans lesquelles conlistoit la force de mes sénateurs, qui lui préparoient les l'Empire ; le mépris de son autorité ; plus basses flatteries à l'ouverture des lesembuches secretes de Livie [d], & de lettres de Tibéte , dans lesquelles of Tibére, qui avancérent la morc, & le croioit que cet empereur ajoutoit la

Simiwiliwce [4] Vive Auguito felicior , Trajano fans enfants, melior.'

Hom. Il.y. [6] Plin. lib.7.6.45.

[e] Tibére étoir fils du Pontife Claudet [c] Cui ut valida in rempublicam for- bére Néron, qui se déclara pour les meurtriers tuna, ha domi improspera fuit; ob impu--de César, to excita la guerre dans la Camdicitiam filiæ ac neptis. Tac.

panie pour servir leur parti,Vell. Paterr. lib.z. [d] Angule repérait forvent re uers d'Ho

0.75. Suérone ajoute que Claude Noron propomére:

Sa au Sénat d'ordonner des récompenses poter A 18 ©¢znes razovos tallereres zär epos 7'4. les assassins de César Šter.in Tib. πόλεθα.

[f] Dio Ca]. lib.58. Plut aux dieux que je fujo fans femmes

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.

89.

puissance tribunicienne à toutes les au la vertu. Les deux prémiércs naissent de
tres charges de ce favori,Ce même peu la prospérité [i], & finiflent à vecelle:
ples, dic juvénal, [I qui faisoic toutes la dernière mérite seule le nom d'amis
fortes d'outrages aux Atatues de Séjan tié. Aristore la définit excellemmeno
eût été fort disposé à le proclamer Em- [k], une seule ame qui habite en deux
pereur & Auguste, si la fortune eûc fa- corps . Platon [1]enseigne que la véri-
vorise sescomplots contre Tibére ..." table amicie ne peut être qu'entre geos
I el Jedoute qu'on trouve dans l'histoir de bien ; que le prémjer de les avanta-
re quellniexemple de plus d'acharne geseft de reprendre les défauts de San
ment &de fyreur Ehk que le peuple ami,& de ne le point faster Suivant Py-
de Paris en témoigna contre le maréchal chagore, touc eft commun entre amis.
d'Angre. L'évêque de Luçon a qui fut - Bias conseilloit de se conduire dans
depuis le cardinalise Richelieu avoit laajicié avec la précaution d'un hom- Conseil da
cu beaucoup de part a la confiance de ce me, qui prévoit qu'il pourra hạür yn:par Cicé.
maréchal, & faifoit alors les fonctipos jour. Ciceron[ m) regarde cette maxi-ton.
de secretaire d'état e 11 e1xra dans la me comme le possos de l'amitié , & il re.
chambre du roi, quelque temps après jette une détiance fiodicule , comme
que le maréchal d'Ancre euc été tué entièrement incompatible avec la dou,
Monlleure lui dic le monarque , HOUS ceur de cette union;
sommes aujourd'hui délivrés, Dieu mer. Quoique l'amitié se trouve, rarement
ci,de votre cyrapnie: Il ne sçavoit pas parmi les souverains, ils ont quelques Exemples
qu'il parloità un homme,qui étoit del, fois gouté un bien, qui femble s'accor- dans les
tiné à ne lui laifler que le titre de fou, der fi peu[»]avec la majesté d'une cou. Couverains •
verain,

ronne.Cyrus [o]surpafloit ses amis dans Je ne dois pas finir ce chapitre fans touts les devoirs de l'amitié la plus déli. De l'amitié.

parler de l'amitié,quieft yn des biens cate , & la plus attentive. Plie louë
des plus précieux, dont l'homme puille Trajan [p] d'avoir des amis, parce qu'il
jouir, & sur lequel les, septiments song alui-même les sentiments de l'amitić:
opposes , & les opinions différentes, ll Alexandre rendant une prémiére vifito
y a trois fortes de liaisons, ausquelles on à Silygambis mére de Darius [9], elle se
donne le nom d'amjtié, les liaisons fon- prosterna aux piés d'Hephæītion, qui
dées sur l'utilité, ou fur le plaisir,qu sur marchoit devant leroi , le prenant pour

Kk: 2

90.

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[$]Juven./47, 101

Facete Passeratius : ut mures præsen
[h] Bagle dict. cric.art.Concini. Mémoir. tientes ædium ruinam fugiunt , fic parasiti
d'Amelor de Houffaïe c.2. art. Concini p.121. eos deserunt , quos res deferit, ficut pedi-
Mercure François ann. 1617.

culi moribundos.
[i] Divitiæ addunt amicos plurimos,a [k] Misukosuo camarly i'wX6.'
paupere autem, & bi quos habuit, fepa [] Plas. dial. de Lyfis. ,
rantur. Prov.

[m] cic, de amisir.
Donec eris felix ,, multos numerabis in] Non bene conveniunt, nec in una
amicos,

fede morantur
Tempora fi fuerint nubila, folus eris. Majeftas & amor. Qvide
Orid.

[0] Xenoph. Cyrop. lib.8. diffusiunteadison

[] Habet amicos , quia amicus ipfe cs. Cum fæce liccatis amici,

[9] 2. Cwrt. lib. 3. Ferre jugum pariter dolofi. Hor.

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1.0.1

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91.

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Aléxandre mais Hephæstion s'étant re- finguliére pour l'amitié. Xénophon fais tiré, & Sifygambis s'étant apperçuë de sant l'éloge des capitaines Grecs tués par de la méprise, Alexandre luidit: Rei les Perles [w], ils moururent, dit il, fans De,vous ne vous êtes point trompée , s'être attiré aucun reproche soit dans la Hephæstion est un autre Aléxandre.

guerre, soit dans l'amitié. Jonathas fils du roi Saül, & héritier

Cléanchés,qui n'avoit pû être détour

Vénération présomptif de la couronne, eue l'amitié né du dessein de mourir, incerrompit des ancens la plus parfaite [r) pour David:la jalou- l'abftinence par laquelle il se donnoit la pour l'anifie des victoiresque ce jeune héros rem mort, pour rendre service a unami, & porta, & de ses hautes destinées,qui l'és reprit ensuite l'abstinence qui termina levoient au throne , ne put rompre un ses jours . naud fi fort , & n'empêcha point Jona Denys aïant condamné à mort[*]Dathas de l'aimer comme un autre lui mon philosophe Pythagoricien, Pythias même,

ami de Damon, & philosophie de la mê. Louis le grand aïant nommé le duc me secte, s'offrit pour caution, & fe init de la Rochefoucault à la charge de en la puiffance du tyran, pour qu'il pergrand-maître de la garderobbe, lui mit à Damon d'aller dans la maison écrivit ces mots : Je me réjouis avec avant sa mort,&d'y metire ordre à quel. vous, comme votre ami, de la char.

ques affaires domestiques, Damon rege que je viens de vous donner comme vint précisément à l'heure marquée par votre maître.

Denys, lequel admirant la fidélité de L'empereur Mare-Antonin dit [s]dans ees deux amis, révoqua la condamnases réflexions: Sextus m'a enseigné à fâ- tion injuste, qu'il avoit prononcée concher de deviner & de prévenir les fou. tre Damon, & pria ce couple illustre haits & les besoins de mes amis,

d'amis de le recevoir en tiers. Agesilas étant allé voir Apelles de Euripide[y]décrit les combats d'ao'. Chio qui étoit malade, & aïant connu mitié entre Orelte & Pylade, dont chale beloiu où fe trouvoit cet ami, il glif- cun vouloic mourir, pour sauver la fa en cachette une bourse fous le chevet vie à son ami. de son lit; une fervante qui venoit de Après que Tiberius Gracchuseut été

Réponse die temps en temps dans la chambre du ma- tué dans une émeute , tous ceux Blolius. lade , aïant trouvé cette bourse, & lui qui avoient eu des liaisons' étroites aïant appris cette bonne nouvelle [t]: avec ce tribun, & qui pouvoient être Voilà, dic A pelles en riant, une super- complices de les desseins , furent recherie d'Agélilas. :

cherchés & poursuivis. Lælius un des Les anciens avoient une vénération commissaires interrogeant Blofius ,

( ) Anima Jonathæ conglatinata est animæ David, & dilexit eum Jonathas quafi a nimam suam. Reg.1.1.6.18.0.1,

[s] Reflex.de M Anton. liv.r.8.9a.

[] Ridens : Agefilaï, inquit,hoc fur. tum eft, Auguftin, Niphus de viro aulico, lib. 1.6. 29.

[»] Xenoph, retraite des dix mil, liv. So
[x] Val. Max. lib.4.6.7.Cic. de of.lib.3.
W] Euripid. Iphigénie en Taurid,aff.3.6

Oreste nel 40
Ire juber Pylades Charum moriturus O.

restem
Hic negar, inque vicem pagrat uterque

mori.
Extitit hoc unum, quod non convenerit

illis
Cætera pars concors,& fine lite fuit.
Ovid, de Ponro lib.3.

91. Opinion de

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l'ami intime & le principal confident de tenir à nier que Gracchus pût exiger de Gracchus, il lui demanda jusqu'où son fonami rien de criminel. Le raisonneattachement pour Gracchus eût été ca ment de Montagne ne peut s'accorder pable de le porter ? A tout entrepren- avec ce qu'il a dit un peu auparavant, dre & à tout faire , répondit Blofius:Eh qu'une telle amitié ne peut sublister; quoi, poursuivic Lælius, s'ilc'eût com. qu'autant qu'elle est guidée par la vermandé de mettre le feu à nos temples ? tu, & conduite par la raison.Cette idenIl ne me l'eûc jamais commandé, repli- cité de volontés est rompue & déchirée, qua Blolius ; mais s'il te l'eût com- pour ainsi dire , par un commandement mandé, ajoûta Lælius. J'y eulle mis le impie; & s'il faut vaincre les mouvefeu, dit Blofius.

ments pervers & désordonnés de fa

pro. Cette réponse , que Montagne [z] pre volonté, quelle apparence que le Montagne s'efforce de justifier, est impie & furieu devoir de l'amitié nous prescrive de cécombatruc fe. Blofius ne devoit jamais se départir der à la volonté d'un ami furieux, dont

de l'assurance qu'il avoit de la vertu de le crime tranche les næuds, qui unifGracchus. Mais en admettant comme soient & ferroient les deux ames au possible un commandement facrilege de point de n'en faire qu’une. Périclés la part de Gracchus, Blosius ne devoit étant pressé de faire un serment équipas avouer qu'il y eût obéi.

voque en faveur d'un ami , répondit: Montagne a beau dire que dans ces Jesuis ami jusqu'aux aucels. amitiés parfaites , l'ami est plus assuré Gorgidas fuc le prémier qui institua à de son ami que de lui-même; qu'il a la Thébes le bataillon sacré, composé volonté de fon ami en fa puissance ; d'amis au nombre de trois cents soldats. qu'il tient les rénes de son inclination. C'est sur ce bataillon que Pamménés dit: Cette raison étoit bonne , pour que Blo que le Nestor d'Homère n'entendoit pas, fius perfiftât toujours à soutenir que bien à ranger des troupes en bataille , Gracchus ne pouvoit lui commander puisqu'il ordonnoit aux Grecs de se rane rien de honteux & d'injuste; mais aïant ger par lignées & par nacions [a], afin, franchi le pas de supposer un comman dit-il, que la lignée souvînt sa lignée, & dement injuste de la part de Gracchus, la nation sa nacion ; au lieu qu'il falloit cette union intime & totale,qui de deux les ranger en mettant les amis auprès des ames n'en fait qu'une, qui ne souffre amis. Un jeune homme de ce bataillon dans deux amis qu'une seule volonté, étant porté par terre,& l'ennemi levant

ne peut plus servir d'excuse à Blosius. » l'épée pour le percer, il le conjura de la » C'est, ajoute Montagne, la même répon- lui enfoncer dans l'estomac, afin , dit» se que je ferois en cas que je fusse inter- il, que mon ami n'ait pas la douleur is rogé de cette façon : Si votre volonté & la honte de me voir blellé au dos. » vous commandoit de tuer votre fille, la Ce bataillon triompha de la valeur Laa » tueriez-vous?&que je l'accordafle:parce cédémonienne, & le maintint invinci

que je nesuis point en doute de ma vo ble , jusqu'à la bataille de Chéronée » lonté, & Blofius l'écoit aussi peu de [b], après laquelle Philippe roi de Ma» celle d'un tel ami. „ Il falloit donc s'en cédoine visitant les morts, & s'étant ar

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3

[6] Plutarch.in Pelopid,

[2] El. de Montagn. liv.1.ch.276
[] Hom. Il.ß.

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