Études sur l'Espagne et sur les influences de la littérature espagnole en France et en Italie

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Page 140 - Laisse-moi parler, toi de qui l'imposture Souille honteusement ce don de la nature : Qui se dit gentilhomme, et ment comme tu fais, II ment quand il le dit, et ne le fut jamais, Est-il vice plus bas, est-il tache plus noire. Plus indigne d'un homme élevé pour la gloire?
Page 362 - N'imitez pas ce fou qui, décrivant les mers, Et peignant, au milieu de leurs flots entr'ouverts, L'Hébreu sauvé du joug de ses injustes maîtres, Met, pour le voir passer, les poissons2 aux fenêtres; Peint le petit enfant qui va, saute, revient, Et joyeux à sa mère offre un caillou qu'il tient Sur de trop vains objets c'est arrêter la vue.
Page 439 - IMITE qui voudra les merveilles d'autrui. Malherbe a très bien fait, mais il a fait pour lui ; Mille petits voleurs l'écorchent tout en vie. Quant à moi, ces larcins ne me font point d'envie. J'approuve que chacun écrive à sa façon : J'aime sa renommée- et non pas sa leçon.
Page 337 - L'espoir, qui me remet du jour au lendemain, Essaie à gagner temps sur ma peine obstinée, Et, me venant promettre une autre destinée, Me fait monter plus haut qu'un empereur romain. Mais à peine cette herbe est-elle mise en cendre, Qu'en mon premier état il me convient descendre Et passer mes ennuis à redire souvent : Non, je ne trouve point beaucoup de différence De prendre du tabac à vivre d'espérance, Car l'un n'est que fumée et l'autre n'est que vent.
Page 438 - Avec toi dormir mes plaisirs. Le sommeil, aise de t'avoir, Empêche tes yeux de me voir Et te retient dans son empire Avec si peu de liberté Que ton esprit tout arrêté Ne murmure ni ne respire. La rose, en...
Page 439 - Sont un mois à connaître, en tâtant la parole, Lorsque l'accent est rude ou que la rime est molle, Veulent persuader que ce qu'ils font est beau, Et que leur renommée est franche du tombeau, Sans autre fondement sinon que tout leur âge S'est laissé consommer...
Page 404 - J'approuve qu'un chacun suive en tout, la nature: Son empire est plaisant et sa loi n'est pas dure ; Ne suivant que son train jusqu'au dernier moment, Même dans les malheurs on passe heureusement.
Page 352 - Eloignés du monde et du bruit, Plaisent à mon inquiétude ! Mon Dieu ! Que mes yeux sont contents De voir ces bois qui se trouvèrent A la nativité du Temps Et que tous les Siècles révèrent...
Page 140 - II ment quand il le dit, et ne le fut jamais. Est-il vice plus bas, est-il tache plus noire, Plus indigne d'un homme élevé pour la gloire? Est-il quelque faiblesse, est-il quelque action Dont un cœur vraiment noble ait plus d'aversion, Puisqu'un seul démenti lui porte une infamie Qu'il ne peut effacer s'il n'expose sa vie, Et si dedans le sang il ne lave l'affront Qu'un si honteux outrage imprime sur son front?
Page 419 - Dans le centre de l'univers, Et qui les tient toujours ouverts A la punition des crimes, Veut aussi que les innocents A l'ombre de ses bras puissants Trouvent un assuré refuge, Et ne sera point irrité Que vous tarissiez le déluge Des maux où vous m'avez jeté.

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