Hommes et livres: études morales et littéraires

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Lecène, Oudin et cie, 1895 - French literature - 364 pages
 

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Page 115 - Je suis maître de moi comme de l'univers ; Je le suis, je veux l'être. O siècles ! ô mémoire ! Conservez à jamais ma dernière victoire : Je triomphe aujourd'hui du plus juste courroux De qui le souvenir puisse aller jusqu'à vous. Soyons amis, Cinna; c'est moi qui t'en convie...
Page 113 - ... on s'occupe souvent à considérer ce que c'est que le libre arbitre , et combien sont grands les avantages qui viennent de ce qu'on a une ferme résolution d'en bien user, comme aussi, d'autre côté, combien sont vains et inutiles tous les soins qui travaillent les ambitieux, on peut exciter en soi la passion et ensuite acquérir la vertu de générosité , laquelle étant comme la clef de toutes les autres vertus, et un remède général contre tous les dérèglements des passions, il me semble...
Page 106 - ... en qui naturellement la volonté peut le plus aisément vaincre les passions et arrêter les mouvements du corps qui les accompagnent ont sans doute les âmes les plus fortes ; mais il y en a qui ne peuvent éprouver leur force, parce qu'ils ne font jamais combattre leur volonté avec ses propres armes, mais seulement avec celles que lui fournissent quelques passions pour résister à quelques autres.
Page 103 - Mais la volonté est tellement libre de sa nature, qu'elle ne peut jamais être contrainte ; et des deux sortes de pensées que j'ai distinguées en l'âme, dont les unes sont ses actions, à savoir, ses volontés, les autres ses passions, en prenant ce mot en sa plus générale signification, qui comprend toutes sortes de perceptions, les premières sont absolument en son pouvoir et ne peuvent qu'indirectement être changées par le corps, comme au contraire les dernières dépendent absolument...
Page 323 - Je vous avertis aussi que vous perdez par là un grand avantage dans le monde, car lorsqu'on a l'esprit vif et les yeux fins, on remarque, à la mine et à l'air des personnes qu'on voit...
Page 20 - Après avoir lu et examiné les éclaii cissements , nous les avons approuvés d'autant plus volontiers que nous espérons que tous ceux qui les liront demeureront convaincus de la sainte et salutaire doctrine du livre De la sainteté et des devoirs de la vie monastique. A Meaux, le 10e jour de mai 1685.
Page 111 - Ainsi je crois que la vraie générosité, qui fait qu'un homme s'estime au plus haut point qu'il se peut légitimement estimer, consiste seulement partie en ce qu'il connaît qu'il n'ya rien qui véritablement lui appartienne que cette libre disposition de ses volontés, ni pourquoi il doive être loué ou blâmé sinon pour ce qu'il en use bien ou mal, et partie en ce qu'il sent en soi-même une ferme et constante résolution d'en bien user...
Page 102 - Qu'il n'ya point d'âme si faible quelle ne puisse, étant bien conduite, acquérir un pouvoir absolu sur ses passions.
Page 106 - ... contre elle-même, mettent l'âme au plus déplorable état qu'elle puisse être. Ainsi lorsque la peur représente la mort comme un mal extrême , et qui ne peut être évité que par la fuite , l'ambition...
Page 103 - Ainsi, pour exciter en soi la hardiesse et ôter la peur, il ne suffit pas d'en avoir la volonté , mais il faut s'appliquer à considérer les raisons , les objets ou les exemples qui persuadent que le péril n'est pas grand ; qu'il ya toujours plus de sûreté en la défense qu'en la fuite ; qu'on aura de la gloire et de la joie d'avoir vaincu , au lieu qu'on ne peut attendre que du regret et de la honte d'avoir fui , et choses semblables.

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