Études de la Nature, Volume 3

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Page 109 - C'est surtout à la campagne que leur impression se fait vivement sentir : une simple fosse fait souvent verser plus de larmes que les catafalques dans les cathédrales : c'est là que la douleur prend de la sublimité ; elle s'élève avec les vieux ifs des cimetières, elle s'étend avec les plaines et les collines d'alentour ; elle s'allie avec tous les effets de la nature, le lever de l'aurore, le murmure des vents, le coucher du soleil et les ténèbres de la nuit.
Page 357 - Les Arabes étendent leur humanité jusqu'à leurs chevaux; jamais ils ne les frappent; ils les dressent à force de caresses, et ils les rendent si dociles, qu'il n'y en a point dans le monde qui leur soient comparables en beauté et en bonté. Ils ne les attachent point dans leur camp; ils les laissent errer en paissant aux environs, d'où ils accourent à la voix de leurs maîtres. Ces animaux dociles viennent la nuit se coucher dans leurs tentes au milieu des enfants, sans jamais les blesser....
Page 151 - Ils continuent à marcher, et ils arrivent, à un quart de lieue plus loin , à un autre champ d'orge. La troupe aussitôt met pied à terre , fauche le grain , le met en trousse et remonte à cheval. L'officier de cavalerie dit alors à son guide : « Mon père , vous « nous avez fait aller trop loin sans nécessité ; le premier champ « valait mieux que celui-ci. — Cela est vrai, monsieur, reprit « le bon vieillard , mais il n'était pas à moi.
Page 383 - Paris, mais seulement ceux qui servent aux premières nécessités de la vie, tels que l'agriculture, les diverses préparations du pain, les arts appelés par notre orgueil mécaniques, . tels que ceux de filer le lin et le chanvre, d'en faire de la toile, et de bâtir des maisons.
Page 417 - C'en était fait du bonheur des peuples, et même de la religion , lorsque deux hommes de lettres , Rabelais et Michel Cervantes, s'élevèrent , l'un en France et l'autre en Espagne, et ébranlèrent à la fois le pouvoir monacal a8 et celui de la B.
Page 11 - Descartes celui-ci, qui me paraît et plus simple et plus général : Je sens, donc j'existe. Il s'étend à toutes nos sensations physiques, qui nous avertissent bien plus fréquemment de notre existence que la pensée. Il a pour mobile une faculté inconnue de l'âme, que j'appelle le sentiment, auquel la pensée ellemême se rapporte; car l'évidence à laquelle nous cherchons à ramener toutes les opérations de notre raison n'est elleVnéme qu'un simple sentiment.
Page 107 - ... d'abord la fin des vaines inquiétudes de la vie et l'image d'un éternel repos ; ensuite il élève en nous le sentiment confus d'une immortalité heureuse , dont les probabilités augmentent à mesure que celui dont il nous rappelle la mémoire a été plus vertueux.
Page 97 - ... aime autant le repos que le mouvement. Elle est une harmonie fort aisée à renverser par de grandes émotions; et quand elle serait de sa nature un mouvement, je ne vois pas qu'elle dût aimer ceux qui la menacent de sa destruction. Lucrèce, à mon avis, a bien mieux rencontré, quand il dit que ces sortes de goûts naissent du sentiment de notre sécurité, qui redouble à la vue du danger dont nous sommes à couvert. Nous aimons, dit-il, à voir des tempêtes, du rivage. C'est sans doute...
Page 418 - Semblables aux enfans, les peuples rirent et se rassurèrent: ils n'avaient plus d'autres impulsions vers le bonheur que celles que leurs princes voulaient leur donner, si leurs princes alors avaient été capables d'en avoir. Le Téléuuupie parut, et ce livre rappela l'Europe aux harmonies delà nature.
Page 92 - friande,» dit Michel Montaigne. Cela vient, ce me semble, de ce qu'elle satisfait à la fois les deux puissances dont nous sommes formés, le corps et l'âme, le sentiment de notre misère et celui de notre excellence.

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